
Medincell
par Marc-Antoine Barbé, gérant chez MCA Finance

Medincell est une entreprise de biotechnologie basée à Montpellier, qui se distingue par un modèle économique atypique et différenciant dans l’univers des biotechs. La société dispose d’un pipeline riche, avec deux principaux produits dans le traitement de la schizophrénie. Contrairement aux acteurs traditionnels du secteur, elle ne finance pas elle-même sa recherche, mais s’appuie sur des partenariats.
La technologie BEPO de Medincell repose sur une capsule injectable sous-cutanée permettant une libération prolongée du principe actif sur plusieurs semaines ou plusieurs mois, à partir d’une seule injection. L’objectif est clair : améliorer l’observance des patients et réduire la fréquence des prises, un enjeu clé. Medincell a noué un partenariat stratégique avec Teva, l’un des leaders mondiaux du médicament, sur ses deux produits phares.
Dans ce cadre, Medincell perçoit des royalties et des milestones, tandis que Teva assure l’intégralité de la commercialisation, ce qui confère à Medincell un fort levier opérationnel à chaque vente supplémentaire.
Le premier produit commercialisé est Uzedy, une injection mensuelle de rispéridone destinée au traitement de la schizophrénie. Uzedy est déjà sur le marché et contribue à la montée en puissance du chiffre d’affaires. Le management anticipe un pic de ventes proche de 1 milliard de dollars à l’horizon 2029 (Medincell perçoit des royalties comprises entre 5 % et 10 % des ventes).
Le second produit majeur est l’olanzapine à libération prolongée, destinée à des troubles plus sévères, toujours pour le traitement de la schizophrénie. Uzedy et l’Olanzapine sont complémentaires et permettraient de couvrir environ 75 % de la population atteinte de schizophrénie. Le management estime que l’olanzapine pourrait atteindre, à terme, un pic de ventes de plusieurs milliards de dollars par an (pic de ventes de 5Md de dollars auparavant par le produit de Eli Lilly, arrêté depuis). Medincell est par ailleurs éligible à 105 M€ de milestones supplémentaires par produit, en fonction de la commercialisation.
Les dernières actualités sont très positives, avec une extension des indications d’Uzedy aux troubles bipolaires, ainsi que le dépôt par Teva d’une demande d’autorisation auprès de la FDA pour l’Olanzapine ; une réponse est attendue dans les prochaines semaines. Le début de la commercialisation de l’Olanzapine aux États-Unis pourrait intervenir courant 2026. Enfin, Medincell dispose, en plus de ces deux produits, d’un pipeline prometteur dans d’autres domaines, tels que la douleur chronique ou la contraception.
À horizon 2030, les analystes estiment que la société pourrait générer environ 300 M€ de chiffre d’affaires et près de 200 M€ d’EBITDA, soit des marges très élevées, ce qui pourrait se traduire, on l’espère, par une revalorisation importante de la société en bourse.
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