Le CAC 40 poursuit son recul ce mardi, avec une baisse de 0,38% à 7 838 points, après avoir déjà perdu 1,11% hier. Les valeurs technologiques pèsent sur la cote parisienne, dans un climat toujours marqué par les inquiétudes politiques et budgétaires en France. Et les doutes autour de l’intelligence artificielle n’arrangent rien ! En Corée du Sud, les débuts difficiles d’Elice Group en Bourse ravivent les interrogations sur le financement des investissements colossaux dans ce secteur et leur rentabilité.
Le pétrole entretient également la prudence. De nouvelles attaques contre des navires dans le Golfe ravivent les tensions sur l’approvisionnement mondial. Le Brent évolue autour de 108$ le baril, malgré les espoirs d’un accord avec l’Iran. Une énergie durablement chère pourrait alimenter l’inflation et maintenir la pression sur les taux d’intérêt, déjà élevés.
À Wall Street, les investisseurs attendent surtout les prochaines publications trimestrielles. Netflix est attendu ce soir, avant Meta et Tesla mercredi. En attendant, les premiers résultats sont contrastés. Le géant de la défense Northrop Grumman (+5%) et le groupe industriel 3M (+5,5%) progressent après avoir relevé leurs perspectives. À l’inverse, le motoriste aéronautique GE Aerospace (-3,6%) et le constructeur automobile General Motors (-5%) reculent, malgré des comptes globalement solides. Les investisseurs se montrent particulièrement exigeants en cette saison des résultats.
EURO STOXX 50
6 124 pts
-0,34%
DAX
25 307 pts
-0,05%
NASDAQ
26 492 pts
+0,93%
OAT 10 ANS
4,83%
-1,16%
NIKKEI
64 075 pts
-1,82%
BITCOIN
82 450 $
+0,63%
LES VALEURS
L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Nouveau coup de froid sur les valeurs liées à l’intelligence artificielle ! Schneider Electric (-3,29%), Legrand (-3,05%), STMicroelectronics (-0,47%) et Soitec (-3,74%) reculent à la Bourse de Paris. Cette fois, les inquiétudes viennent de Corée du Sud, où Elice, spécialiste de la location de puissance de calcul, s’est effondré de 32% pour son premier jour de cotation. Une nouvelle déconvenue qui ravive les doutes sur le financement des gigantesques centres de données. Le secteur souffre déjà des difficultés de CoreWeave, dont l'action a perdu 30% en un mois.
Les investisseurs s’inquiètent surtout de l’endettement des entreprises qui construisent ces infrastructures, alors que la hausse des taux renchérit leur financement. À l’inverse, des géants comme Microsoft, Amazon et Google disposent de ressources financières bien plus solides. La demande en puissance de calcul reste forte, mais les interrogations sur la rentabilité des investissements pèsent désormais sur l’ensemble du secteur. À Paris, les valeurs les plus exposées à l’IA prolongent ainsi leur correction après plusieurs séances difficiles.
VIRBAC
Des résultats solides, mais une Bourse peu enthousiaste… Le spécialiste français de la santé animale dévoile un troisième trimestre supérieur aux attentes, avec un chiffre d’affaires proche de 400 millions d’euros, en hausse de 8,8%. La croissance accélère par rapport au trimestre précédent (+7,2%), grâce à la forte demande pour ses traitements destinés aux animaux de compagnie et d’élevage. Sur les neuf premiers mois de l’année, les ventes atteignent 1,17 milliard d’euros. Le groupe confirme viser le haut de ses objectifs annuels, soit une croissance proche de 7,5%.
La dynamique reste solide dans l’ensemble des régions, avec une hausse des ventes de 9,9% en Amérique du Nord et de 19% dans les activités liées aux animaux de compagnie en Europe. Virbac maintient également son objectif de rentabilité à 17%, malgré quelques difficultés d’approvisionnement. Mais ces bonnes nouvelles semblent déjà largement anticipées par les investisseurs. Après un rebond de près de 10% sur un mois, l’action gagne encore 2,37% à 345€ ce mardi, mais reste en recul de 3% depuis janvier.
Palmarès SBF 120
PLUS FORTES HAUSSES
NANOBIOTIX
21,20€
+12,47%
GENFIT
9,00€
+8,30%
DBV TECHNOLOGIES
1,71€
+7,34%
PLUS FORTES BAISSES
REXEL
31,72€
-4,08%
MERSEN
37,00€
-4,05%
SOITEC
123,65€
-3,74%
LE COIN DES SMALLS
OVHCLOUD
Le spécialiste français du cloud s’envole de 18,02% à 17,49€, après des résultats annuels supérieurs aux attentes. Son chiffre d’affaires progresse de 7,2% à 1,15 milliard d’euros sur l’année, avec une nette accélération au dernier trimestre (+10,5%). La rentabilité s’améliore également, avec une marge brute d’exploitation de 42%, supérieure aux 41% anticipés par les analystes. Le groupe vise désormais une croissance de ses ventes supérieure à 10% en 2027, contre 8,1% attendu par le marché.
Le retour aux commandes de son fondateur Octave Klaba, il y a un an, commence à porter ses fruits. Le Cloud public, dont les ventes progressent de 19% sur l’exercice, constitue le principal moteur de croissance. OVHcloud veut également renforcer sa présence dans l’intelligence artificielle, avec le lancement de ses premières solutions et d’un modèle d’IA prévu début 2027. Mais le groupe doit encore prouver qu’il peut accélérer durablement face à Amazon, Microsoft et Google. Après une correction de 6% sur un mois, l’action, éligible au PEA-PME, conserve une progression spectaculaire de 140% depuis janvier.
LA QUESTION CORPORATE
Quel regard porter sur le marché français des offres publiques en 2026 ? Les données disponibles dessinent un paysage contrasté : une activité sélective, des cibles souvent de petite taille et des primes parfois importantes. Derrière les moyennes, les opérations révèlent surtout des logiques différentes : renforcer un contrôle, offrir une liquidité aux minoritaires ou organiser une sortie de cote.
Les inquiétudes autour de l’intelligence artificielle se multiplient à Wall Street. Investissements colossaux, valorisations élevées, interrogations sur la rentabilité… Les géants technologiques concentrent une grande partie des risques, mais aussi du poids du S&P500. Comment continuer à investir dans les grandes entreprises américaines sans dépendre autant de quelques champions de l’IA ?
Une solution consiste à privilégier le S&P 500 équipondéré, où chacune des 500 entreprises de l’indice possède le même poids. L’ETF Amundi S&P 500 Equal Weight (ISIN : LU2991918421) permet ainsi de conserver une large exposition au marché américain, tout en réduisant l’influence des géants technologiques. Ses frais annuels s’élèvent à seulement 0,12%.
Pour investir progressivement, les versements programmés peuvent également permettre de lisser son prix d’achat. Attention toutefois, cet ETF reste exposé aux fluctuations des marchés actions et comporte un risque de perte en capital.
6,76% par an ! C’est la performance moyenne des gestions pilotées les plus audacieuses entre 2017 et 2025, selon le cabinet indépendant Good Value for Money. Sur neuf ans, 10 000€ investis seraient devenus 18 000€, contre 11 800€ sur un fonds en euros. Une performance attractive, mais qui s’accompagne de risques plus élevés.
Pour ceux qui souhaitent investir sans gérer eux-mêmes leur portefeuille, Pilot, la solution de Marc Fiorentino et de son équipe, est accessible dès 500€. Les allocations sont régulièrement adaptées aux conditions de marché, selon leurs convictions d’investissement. Quatre profils sont disponibles, du prudent à l’audacieux.
En 2024 et 2025, les quatre profils Pilot ont surpassé la moyenne de leur catégorie. Le profil Équilibré affiche notamment un gain cumulé de 14,2%, contre 10,6% pour le marché. Une solution pour diversifier votre épargne tout en déléguant les décisions d’investissement. Découvrez tous les résultats dans notre article complet.
La dette des géants de l’intelligence artificielle inquiète de plus en plus les investisseurs. Selon Morgan Stanley, l’une des principales banques d’investissement américaines, les échanges de Credit Default Swaps (CDS) ont explosé ces dernières semaines. Ces produits financiers fonctionnent comme une assurance : les investisseurs paient une prime pour se protéger contre le risque qu’une entreprise ne rembourse pas sa dette. Sur les obligations d’Oracle, SpaceX, Alphabet, Amazon, Meta, Broadcom et Nvidia, les volumes hebdomadaires ont dépassé 8 milliards de dollars en septembre, contre moins de 2 milliards en juillet.
Cette inquiétude s’explique par l’explosion de l’endettement. Depuis janvier, les entreprises liées à l’IA auraient levé 466 milliards de dollars sur le marché obligataire, contre 101 milliards sur la même période en 2025. Les investisseurs cherchent donc à se protéger contre d’éventuelles difficultés de remboursement. Le coût de ces assurances atteint des records chez Meta et Nvidia, mais aussi chez Alphabet et Amazon. La situation est encore plus tendue chez Oracle et CoreWeave, dont les primes ont fortement augmenté.
Le phénomène dépasse désormais les spécialistes de la dette. Les gérants d’actions achètent eux aussi ces protections pour limiter leur exposition aux risques du secteur technologique. Les liens financiers entre les géants de l’IA, leurs fournisseurs et les exploitants de centres de données renforcent les craintes de contagion. Après des années d’euphorie, Wall Street commence à mesurer les risques financiers d’une course à l’IA financée à coups de centaines de milliards de dollars.
DEMAIN À LA UNE
META ET TESLA AU PIED DU MUR
Les géants américains de la technologie passent un nouveau test demain. Après les récentes turbulences du secteur, Meta et Tesla publieront leurs résultats trimestriels mercredi soir, après la clôture de Wall Street. Les attentes sont élevées, particulièrement pour Meta, dont les investissements massifs dans l’intelligence artificielle suscitent des interrogations sur leur rentabilité. Tesla devra de son côté rassurer sur ses marges automobiles et ses perspectives dans la conduite autonome. Dans un marché devenu plus exigeant, la moindre déception pourrait peser sur le Nasdaq. IBM, Texas Instruments et l’allemand SAP seront également au rendez-vous.
À Paris, la séance sera particulièrement chargée en publications d’entreprises. Bureau Veritas, Eurofins Scientific et Edenred dévoileront leurs chiffres d’activité, aux côtés d’Interparfums et d’OPmobility. Sur le front économique, le calendrier sera plus léger, avec l’inflation britannique de septembre. Une nouvelle accélération des prix, notamment sous l’effet de l’énergie, pourrait raviver les anticipations de hausse des taux de la Banque d’Angleterre et peser sur les marchés obligataires.
LE LEXIQUE
LES CDS
Un Credit Default Swap est une sorte d’assurance contre le défaut d’un emprunteur. Un investisseur paie une prime pour être protégé si une entreprise ou un État ne rembourse plus sa dette. Lorsque le coût d’un CDS augmente fortement, cela signifie généralement que les marchés jugent le risque de crédit plus élevé. Cela ne veut pas dire qu’un défaut est imminent, mais c’est un indicateur très suivi pour mesurer la confiance des investisseurs obligataires.
*Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les performances décrites ci-dessus ne sont que des exemples et ne peuvent être considérées comme une garantie de résultats. Elles résultent des observations et d’un calcul réalisé par Meilleurtaux Placement en comparant le prix lors de l’émission du conseil d’achat au prix lors de l’émission du conseil de vente. Nous attirons par ailleurs votre attention sur le risque de perte totale d’un investissement en actions ou en produits dérivés. Le lecteur reconnaît par conséquent que toute opération, d’achat ou de vente de produits financiers, reste sous son entière responsabilité.