PPR et Yoox ont annoncé la signature d'un accord portant sur la création d'une joint-venture, détenue à 51% par PPR et à 49% par Yoox, et entièrement dédiée à la gestion, en collaboration avec celles-ci, des boutiques en ligne monomarques de plusieurs marques de luxe de PPR : Yves Saint Laurent, Alexander McQueen, Balenciaga, Bottega Veneta et Sergio Rossi. Les boutiques en ligne de Sergio Rossi et Bottega Veneta seront les premières à être lancées, d'ici fin 2012. Toutes les boutiques en ligne concernées par cet accord seront opérationnelles à l'échelle mondiale, y compris en Chine, d'ici la fin de l'année 2013.
A terme, PPR pourrait décider d'impliquer d'autres marques dans cette joint-venture. La société commune capitalisera sur la position de premier plan qu'occupent PPR et Yoox dans leurs secteurs respectifs, dans l'objectif de faire passer un nouveau cap aux sites de e-commerce existants des marques de luxe de PPR et d'accélérer le développement de leur présence digitale au niveau mondial, afin de proposer aux clients du monde entier une expérience d'achat exclusive.
Cette co-entreprise crée avec l’italien Yoox s’inscrit très clairement dans la stratégie de PPR, à savoir se constituer un portefeuille de marques fortes, reconnues, positionnées dans le luxe et le grand public, autour de l’habillement des chaussures et des accessoires. Ce nouveau positionnement est réalisé dans une optique internationale, de manière à ne pas être tributaire d’une région en particulier. Une stratégie qui commence à porter ses fruits comme en témoignent la bonne orientation de ses activités luxe et publie ainsi des chiffres solides pour le deuxième trimestre 2012. Les deux marques de luxe Gucci ou encore Yves Saint Laurent ont permis d’afficher un résultat net en hausse de plus de 25% à 542 millions d’euros. Le chiffre d’affaires progresse quant à lui de plus de 16% à 6,38 milliards d’euros sur la période.
La Chine continue de porter les activités du groupe français avec des croissances à deux chiffres pour l’ensemble des marques de luxe dans cette région : Yves Saint Laurent (+30%) et Gucci (+16%).
Mais face au pôle luxe, Puma et la Fnac font pâle figure. L'équipementier sportif, touché de plein fouet par sa forte exposition à l'Europe de l'Ouest en proie à la crise de la dette, a lancé un avertissement sur ses résultats. Tandis que le distributeur de produits culturels reste à la peine, dans un contexte économique très dégradé et une concurrence très rude. Il a essuyé une perte de 7,5 millions d'euros, sur des ventes en repli de 1,2% sur le semestre.
Sur le plan fondamental, le titre se valorise correctement pour une valeur du luxe, avec un PER de 13,2 pour l'exercice en cours et de 11x pour l’année 2013. Ce qui est loin d’être extravagant pour une valeur du secteur. Par ailleurs, le ratio « valeur entreprise sur chiffre d'affaires » de 1,33x est faible par rapport à LVMH (2,03x). Après avoir touché un plus bas à historique à 30 euros en novembre 2008, PPR s’est très bien comporté jusqu’à atteindre des sommets à 130 euros en août 2011, soit plus de 330% de gains engrangés en 3 ans et demi. Puis la purge boursière de l’été dernier à renvoyé le dossier sous le 100 euros en novembre dernier pour en suite retrouver ses plus hauts à 135 euros en mars dernier. Le titre PPR a ensuite rendu récemment une partie de ses gains en Bourse. La valeur se situant sur des sommets historiques les opérateurs ont pris leurs profits dans un contexte financier chahuté alors que le ralentissement de la croissance semble être d’actualité dans certains pays émergents. L’action PPR a récemment repris du poil de la bête avec un gain de 10% engrangé après la publication de l’excellente publication semestrielle du groupe.