Neopost apporte une touche de vert à un marché parisien complétement déprimé par l'Espagne. Le numéro un européen des équipements et services de traitement du courrier reprend des couleurs en Bourse ce mercredi après avoir annoncé une hausse de 25,3% de son résultat net au premier semestre et confirmé son objectif annuel de croissance.
Neopost a finalement fait état de comptes semestriels robustes alors que début septembre le groupe avait révisé à la baisse ses ambitions annuelles en terme de chiffre d'affaires. Le groupe a donc annoncé mardi soir un bond de 25,3% de son résultat net au premier semestre, à 79,2 millions d'euros, contre 63,2 millions d'euros, à la faveur d’une progression de son chiffre d'affaires qui a plus que compensé la contraction de sa marge opérationnelle. L’absence d’éléments exceptionnels qui avaient grevé a performance au premier semestre 2011, a aussi contribué à soutenir les comptes de Neopost. L’an passé, les charges de restructuration avaient en effet plombé les comptes à hauteur de 19,5 millions d'euros.
Au premier semestre, le résultat opérationnel courant de Neopost a progressé de 1,3% à 122,4 millions d'euros. La marge s’est ainsi légèrement contractée à de 24,1% contre 25% un an plus tôt. Hors charges liées aux acquisitions, la marge opérationnelle s'est élevée à 24,7% contre 25% à la même période de l’exercice précédent.
Concernant ses perspectives, le fournisseur de solutions de traitement du courrier a par ailleurs confirmé son objectif annuel de croissance, qu'il avait revu en baisse lors de la publication de son chiffre d'affaires semestriel au début septembre, en raison d'une faiblesse plus marquée que prévu de son activité en France et aux Etats-Unis. Le groupe compte toujours viser une croissance annuelle comprise entre 0% et 2%, Cette nouvelle prévision s'entend hors GMC Software Technology, société dont le groupe a fait l'acquisition en juillet dernier. En intégrant cet achat, Neopost anticipe maintenant à une croissance de 2 à 4% à taux de change constant sur l'ensemble de l'année, soit une fourchette comprise entre 1,075-1,095 milliard d'euros. A moyen terme, Neopost compte toujours atteindre environ 1,2 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2014 en continuant à développer ses activités directement liées au courrier au rythme de 2 à 3% par an en moyenne et avec une contribution des activités non directement liées au courrier (telles que les solutions de gestion de la qualité des adresses et des données) de 150 à 175 millions d’euros en 2014.
Neopost table également sur un niveau de profitabilité élevée avec une marge opérationnelle courante d'environ 25,2% sur l'ensemble de l'exercice, après impact de l'acquisition de la société suisse GMC. Neopost visait auparavant une marge opérationnelle courante de 25,5% « hors acquisition de GMC et charges liées ».
Neopost n’est pas épargné par la conjoncture mais le groupe parvient toujours à publier des ventes de grande qualité. Il tient à récompenser ses actionnaires en leur offrant un dividende 2012 d'un "niveau élevé". Un acompte sur dividendes dû au titre de 2012 sera payé en janvier 2013, entièrement en numéraire contrairement aux années passées. Sur la base des cours actuels et d'un coupon de 3,80 euros, le rendement prévisionnel de 9,5% est certes un point positif pour le dossier…mais on l’a vu récemment les rendements futurs ne préjugent en rien des rendements futurs, PagesJaunes en tête…Si ce dividende paraît copieux au premier abord, il n’en demeure pas moins que le parcours boursier du titre, depuis les cinq dernières années, n’est pas à la hauteur des espérances des petits porteurs. Certains ont vu leur mise fondre à vu d’œil : à 115 euros en juin 2007, le titre a perdu plus de 50% de sa valeur pour achever l’année 2008 sur les 55 euros. Depuis l’année 2008, l’action Neopost n’a pas réussi à s’affranchir d’un couloir compris entre 55 euros et les 70 euros, atteints au début de l’année 2011. La tendance baissière s’est poursuivie sur l’année 2012. A 40 euros, Neopost est en effet revenu à ses niveaux plus observés depuis l’été 2002. Un parcours boursier digne des montages russes pour un groupe qui s’est introduit en Bourse en février 1999 au prix de 15 euros