Après une ascension quasiment en ligne droite, l'euro revient autour de l’équilibre face au dollar mais accroit ses gains face au yen. La monnaie unique s’est confortablement installé au dessus de la barre de 130 yens, un seuil psychologique qui n’avait pas été atteint depuis janvier 2010 et s’adjuge 0,55%, à 130,40 yens.
L’euro a parallèlement inscrit un point haut mensuel à 1,3122 dollar, avant de repasser sous la barre des 1,31$, à 1,3085$, les statistiques moribondes sur la production industrielle en Espagne et en Italie ayant tempéré l’enthousiasme des cambistes sur la devise européenne
Par ailleurs, la progression de la monnaie unique est freinée par le rapport sans équivoque de la Commission européenne qui s'est vivement inquiétée des déséquilibres jugés « excessifs » en Espagne et en Slovénie.
Concernant l'Espagne, c'est le niveau important de l'endettement qui inquiète le plus la Commission et fait peser un risque sur la stabilité des finances publiques du pays. En Slovénie, la Commission pointe les déséquilibres du secteur bancaire et demande une réaction « urgente ». Le secteur bancaire slovène est en effet mal en point. Les mauvaises créances s'élèveraient à 7 milliards d'euros selon un rapport du FMI qui a évalué à 1 milliard d'euros le besoin de recapitalisation des trois principales banques. En somme, la Slovénie est perçue comme le prochain maillon faible de la zone euro, susceptible d'avoir besoin d'une aide internationale.
Mais outre la Slovénie et l'Espagne, qui sont les cas les plus critiques, la Commission européenne épingle également les déséquilibres macroéconomiques de 11 autres pays européens, dont la France et l'Italie, qui souffrent d'un manque de compétitivité conjugué à un endettement massif.
Ce rapport est "une sonnette d'alarme nécessaire pour plusieurs Etats membres", a affirmé le commissaire européen en charge des Affaires économiques, Olli Rehn, lors d'une conférence de presse.
Le dollar quant à lui s’enfonce dans le rouge après que les minutes de la fed.
La détermination de la banque centrale à utiliser la planche à billet pèsant sur le dollar. Les minutes ont pourtant fait apparaître d'intenses débats entre les membres de la banque centrale concernant la poursuite des rachats d'actifs dans la deuxième partie de l'année. Le FOMC avait confirmé à l'issue de cette réunion qu'il rachèterait mensuellement 85 milliards de dollars de titres obligataires afin de peser sur les taux long et ce, jusqu'à ce que le marché de l'emploi s'améliore de manière durable. Le billet vert redonnait du terrain, permettant à l’euro de préserver les 1,3090$