Airbus a publié ses entrées de commandes et ses livraisons après huit mois d'activité. Le bilan est flatteur avec 942 commandes brutes depuis le 1er janvier, dont 826 monocouloirs, 12 A330 et 104 A350. En données nettes, le solde ressort à 902 appareils en tenant compte de 40 annulations, portant sur 36 monocouloirs et 4 A350. Dans le même temps, l'avionneur a livré 394 appareils.
Le carnet de commandes reste ainsi bien garni pour Airbus, la filiale du groupe d'aéronautique et de défense. Pour Deutsche Bank qui souligne la moindre volatilité sur le marché de l'aviation commerciale, "EADS a une occasion unique de créer de la valeur pour l'actionnaire au cours de la prochaine décennie" ce qui fait d'EADS sa valeur préférée dans le secteur. D'après la banque, une marge d'exploitation de 10% pour Airbus en 2020 constitue un objectif atteignable, en raison du faible risque que de nouveaux acteurs entrent sur le marché, de la disparition des pertes sur le modèle A350 et d'un cycle de production de plus en plus stable.
Un constat partagé par Bank of America-Merrill Lynch qui a ajouté le titre EADS à sa liste de valeurs préférées dans le secteur des biens d'équipement, avec un objectif de cours de 50 euros. La banque vante la bonne exposition du groupe aux marchés finaux et sa valorisation attrayante par rapport à ses concurrents. Car si avec une Ve sur Ebitda de 7,31 contre 7,65 pour la moyenne du secteur, c’est plus le ratio VE sur chiffre d’affaires (0,58 fois contre 0,92 pour la moyenne du secteur) qui laisse penser que le titre est légèrement sous valorisé. BofA-ML juge par ailleurs que le groupe a encore des possibilités de réduire ses coûts, du fait de l'intégration de ses activités spatiales et de défense.
Le titre qui bondit de 52,14% depuis le début de l’ année grade un peu d’uspide selon les analystes qui visent en moyenne 50,67 euros sur le dossier.