Air Liquide discuterait actuellement de la vente de sa participation majoritaire dans les laboratoires Anios.
Spécialisés dans les produits antiseptiques dans le milieu hospitalier, elle pourrait être cédée à AXA Private Equity, d'après des informations des Echos dans son édition du jour.
D'après le journal économique, l'opération valoriserait l'entreprise, fondée en 1898, qui emploie 450 personnes et a réalisé un chiffre d'affaires de l'ordre de 185 millions d'euros l'an passé, à hauteur de 350 millions d'euros. Air Liquide est actuellement actionnaire à hauteur de 66% des laboratoires Anios.
Le groupe a généré 30% de son chiffre d'affaires hors de nos frontières l'an passé. Un pourcentage qui pourrait atteindre 50% d'ici 2015. Tel est en tout cas le souhait du PDG Bertrand Letartre.
Pour rappel, Air Liquide reste a réalisé sur le semestre écoulé chiffe d'affaires de 7,561 milliards d'euros, en hausse de 0,4% en variation publiée et de 3% ajustée des effets de change et de gaz naturel.
Sur le seul second trimestre, les facturations se sont appréciées de 5,8% par rapport au 2e trimestre 2012, confirmant ainsi la tendance annoncée au 1er trimestre 2013. Le résultat opérationnel courant a progressé de 0,9% à 1,256 milliard d'euros. En revanche, le bénéfice net s'est replié de 4% à 752 millions, pénalisé par des charges exceptionnelles liées aux mesures d'adaptation en Europe. Sans ces charges exceptionnelles, le bénéfice net du groupe aurait été stable.
Sauf dégradation de l'environnement, Air Liquide se dit confiant dans sa capacité à réaliser une nouvelle année de croissance du résultat net en 2013. En 2012, ce résultat avait progressé de 4,9% à 1,609 milliard d'euros. Le groupe compte toujours poursuivre activement ses programmes d'investissement ciblés principalement sur les marchés en croissance.
Avec une telle stratégie, basée sur le potentiel d’accélération de la demande dans les pays émergents, il n’est pas étonnant qu’Air Liquide arrive à tirer son épingle du jeu et à faire fi de d’une conjoncture sinistrée sur le Vieux Continent. Par ailleurs, le programme « Alma 2015 » continue aussi de porter ses fruits avec une amélioration des indicateurs opérationnels. Le groupe mise ainsi sur le couple croissance et maîtrise des dépenses pour améliorer ses résultats sur les prochains exercices.