Pernod Ricard se distingue parmi les plus fortes baisses du CAC 40, le titre de groupe de vins et spiritueux accusant un repli de 0,52%, à 88,04 euros. Le dossier est plombé par Crédit Suisse qui dégrade son opinion sur de 'surperformance' à 'neutre' et son objectif de cours de 110 à 91 euros, dans le sillage de ses hypothèses de BPA (-5%), en raison d'effets de changes et d'une croissance plus faible en Asie.
Alors que cette région a représenté 85% de la croissance organique de l'EBITA entre 2010 et 2013 (essentiellement la Chine et l'Inde), le bureau d'études estime que l'Asie aura du mal à procurer de la croissance à court terme au groupe de vins et spiritueux.
En revanche, l'analyste souligne que les efforts réalisés en Europe et en Amériques ces trois dernières années devraient soutenir la croissance et les marges dans ces régions, permettant un modèle de croissance plus équilibré sur le plan géographique.
Crédit Suisse note que Pernod Ricard revient à ses niveaux de valorisation historique, ce qu'il considère comme justifié, 'compte tenu d'un taux de conversion du free cash-flow parmi les plus bas du secteur des produits de consommation courante.'
Un constat partagé par UBS qui réduisait la semaine dernière sa prévision de croissance organique pour le groupe de spiritueux sur l'année 2013-14, de 4,6% à 3,9%. "Ceci reflète un abaissement des prévisions de croissance pour la région d'Asie/reste du monde [...] attribuable au ralentissement anticipé de la croissance organique en Inde", souligne UBS. Ce pays représente 6% des ventes totales du groupe et 16% des ventes de la région d'Asie, précise l'intermédiaire financier. Après une progression de la croissance organique en Inde sur l'exercice 2012-13 de 16%, UBS s'attend à une croissance de 10% seulement pour l'exercice 2013-14, "la faiblesse de l'économie pénalisant la consommation domestique", conclut la banque.