Alcatel-Lucent sacrifie une partie de ses troupes pour redresser la barre. L’équipementier télécoms a confirmé son intention de réduire ses effectifs mondiaux de 10.000 postes, dont environ 900 en France, dans le cadre de son nouveau plan stratégique qui doit lui permettre d'économiser un milliard d'euros d'ici 2015.
Ce n’est pas la première restructuration des effectifs du groupe. Depuis 2007, c’est le sixième plan de dégraissage initié par Alcatel-Lucent.
Le groupe franco-américain doit tout faire pour se refaire une réputation auprès du Marché. Pour se faire, le groupe a accéléré son programme de réductions de coûts avec 175 millions d’euros de baisse de coûts fixes au premier semestre, dont 120 au deuxième trimestre. Dans le cadre du plan « Shift » lancé en juin par Michel Combes, le nouveau directeur général du groupe, arrivé en février pour remplacer Ben Verwaayen, l’objectif de réduction de coûts fixes s’élève à 250-300 millions sur l’année.
Les derniers chiffres publiés par l’équipementier laissent également à penser que le groupe est sur la bonne voie. Au premier semestre, les facturations ont bondi à 20%, en prenant uniquement en compte les quatre activités prioritaires sur lesquelles Alcatel-Lucent veut se recentrer (routage IP et plateformes, très haut débit fixe et mobile) et dans les zones géographiques où elle est très exposée, notamment les Etats-Unis et l'Asie, qui se redresse selon l’équipementier.
Sur le front boursier, difficile de suivre Alcatel-Lucent sans avoir le cœur bien accroché, le titre est encore sujet à des mouvements erratiques tant que la situation ne s’est pas franchement normalisée. Depuis le début de l'année, le dossier s’est apprécié de près de 185%, réalisant la belle performance au sein du SRD avec Plastic Omnium et Peugeot.