La monnaie unique pâtit de la publication des PMI, qui montre une évolution contrastée de la croissance de l’activité manufacturière, au sein des différents membres de l’union monétaire. Alors qu’en zone euro, l'activité manufacturière a progressé au mois de novembre, signe que la reprise s'accélère dans le secteur, on ne peut faire le même constat pour l’hexagone.
En France, l'indice PMI du secteur manufacturier s'est en effet replié en novembre pour revenir à 48,4 points. C’est son plus bas niveau en cinq mois, alors qu’ il s’inscrivait déjà sous la barre des 50 points en octobre, à 49,1, ce qui témoigne d’une accélération de la contraction.
Selon Markit, "Le secteur continue de pâtir de la morosité du marché intérieur ainsi que de la chute de la confiance, tandis que la demande extérieure ne parvient pas à compenser la faiblesse du secteur, comme en témoigne le volume des nouvelles commandes à l'export qui repart à la baisse au cours de la dernière période d'enquête".
En zone euro en revanche, « le secteur enregistre un cinquième mois consécutif de croissance et sa plus forte expansion depuis presque deux ans et demi", a noté Markit dans un communiqué.
"Bien que les données PMI sur le secteur manufacturier de l'Eurozone se révèlent dans l'ensemble positives, elles continuent néanmoins de souligner la fragilité de l'économie de la région", a nuancé Chris Williamson, économiste en chef à Markit. "C'est essentiellement dans les pays du nord de la zone euro que les signes de reprise sont les plus encourageants", souligne-t-il, avant d'ajouter que "plus au sud, les performances économiques restent décevantes, notamment en France et en Espagne où on enregistre un retour à la contraction".
Des PMI globalement encourageants pour l’ensemble de la région, mais qui masquent encore de fortes disparités et qui mettent en lumière la fragilité de la reprise économique. La monnaie unique qui flirtait avec les 1,36$ s’oriente à la baisse et redonne désormais 0,27% face au dollar pour revenir se négocier autour des 1,3551$. L’euro restait stable face au yen autour des 139,20 yens tandis que le billet vert grimpait de 0,27% face à la devise japonaise, autour des 102,73 yens, son plus haut niveau depuis 6 mois.