La résistance de l'euro devient un vrai mystère. Avec les deux évènement qui se sont produits ce week, la déclaration de Draghi et l'extrême tension en Ukraine, l'euro aurait du chuter lourdement. Or il a à peine baissé, pour l'instant. Il défie toutes les lois de la gravité des marchés. Sans qu'aucune explication ne soit très convaincante.
L’euro est assez stable ce matin par rapport à vendredi soir
Il a glissé un peu. Un peu seulement. Et pourtant on a eu deux évènements qui ce week end aurait du le faire chuter brutalement. Tout d’abord Mario Draghi qui a fait ce qui ne se fait jamais ou rarement : un commentaire sur la force de l’euro. Il se dit prêt à intervenir d’une façon ou d’une autre si la monnaie européenne continuait à se renforcer.
Et l’autre évènementc’est l’Ukraine.
Maintenant que l’annexion de la Crimée a été acceptée de fait, Poutine veut tester une nouvelle fois la faiblesse des Américains et des Européens. Un évènement comme celui-ci est l’exemple même dans les manuels scolaires des marchés un évènement qui aurait du faire chuter l’euro. Et pourtant ni Draghi, ni l’Ukraine n’ont réellement fait baisser l’euro
Une explication ?
Pas vraiment. La force de l’euro continue à surprendre. Soit il va réagir avec un temps de retard et la baisse va venir progressivement. Soit les investisseurs jugent quand même que l’Europe, malgré tous ces évènements, est une zone refuge où on peut encore faire quelques bonnes affaires sur les emprunts d’état ou les actions. En tous cas, l’euro défie pour l’instant toutes les lois de la gravité