Air Liquide affiche sa confiance dans sa capacité à réaliser une nouvelle année de croissance du résultat net en 2015 après une année 2014 jugée solide par le spécialiste des gaz industriels.
L’an dernier, les revenus ont progressé de 0,9% (+4,5% à données comparables) à 15,35 milliards d'euros, pénalisés par un effet de change négatif de - 1,9 %, et par le repli des prix du gaz naturel à hauteur de - 0,6%. Malgré un poids des changes qui a coûté au groupe 294 millions de chiffre d'affaires, ce dernier ressort néanmoins en ligne avec les attentes.
Le groupe rappelle avoir bénéficié des 321 millions d'euros d'économies réalisées l'année dernière, soit un montant supérieur à l'objectif de 250 millions d'euros prévu dans le cadre du plan « Alma » lancé en 2010. Ce programme prévoit un milliard d'euros de réduction de coûts, un chiffre revu en hausse à 1,3 milliard d'euros à l'issue de l'exercice 2012.
Ainsi, Le résultat opérationnel courant a quant à lui, progressé de 2,1% à 2,63 milliards d'euros, permettant au groupe d'afficher une rentabilité opérationnelle courante de 17,1%, en hausse de 20 points de base. La croissance de l'activité est principalement portée par le dynamisme des zones Amériques et Asie-Pacifique, les économies en développement et une activité électronique vigoureuse. L'Europe reste contrastée, mais enregistre une légère amélioration au dernier trimestre', précise le PDG d'Air Liquide, Benoît Potier.
Au titre de 2014, Air Liquide propose de verser un dividende de 2,55 euros, sans changement par rapport à 2013, mais correspondant à une progression de 10,3% compte tenu de l'attribution en 2014 d'une action gratuite pour 10 détenues. Le dividende sera détaché le 18 mai et mis en paiement le 20 mai.
Concernant ses perspectives, le groupe comme à l’accoutumée ne se risque pas à annoncer des données chiffrées. Air Liquide déclare être confiant dans sa capacité à réaliser une nouvelle année de croissance du résultat net en 2015, « dans un environnement économique comparable. »
« La solidité du bilan, les investissements industriels en cours d'exécution, qui représentent 2,8 milliards d'euros, et les signatures de nouveaux contrats vont contribuer à la croissance des prochaines années. Il en est de même des initiatives en cours pour accélérer l'innovation », avance le groupe.