Sans surprise, les membres du comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre (BOE) ont voté à l'unanimité pour laisser le taux directeur de la BOE inchangé, mais des divergences sont apparues parmi les banquiers centraux quant à la prochaine décision qu'ils pourraient prendre, alors que les perspectives économiques restent incertaines, notamment sur le front de l‘inflation qui est tombée au plus bas depuis 55 ans en tout début d’année.
Selon les minutes de la réunion de février, les neuf membres du comité se sont prononcés en faveur du maintien du principal taux directeur à 0,5% et du montant du programme de rachat d'actifs de la BOE à 375 milliards de livres sterling.
Toutefois, des divergences de vues apparaissent quant à l’avenir de la politique monétaire du pays, notamment à cause de l'inflation qui est tombée à seulement 0,3% sur un an en janvier, ce qui pourrait repousser la date du lancement du resserrement de la politique monétaire à travers une hausse des taux directeurs, initialement prévue pour la mi 2015. De plus, après une année 2014 particulièrement robuste, de 2,7% en 2014 les économistes craignent que de nouvelles turbulences dans la zone euro ne viennent perturber les perspectives économiques au Royaume-Uni.
Voila pourquoi « il est clair qu'une confrontation entre la Grèce et la zone euro est le risque majeur pour l'économie mondiale", a d’ailleurs déclaré George Osborne. George Osborne , le ministre des finances britannique, avant d’ajouter que s’il 'exhortait le ministre grec des Finances « à agir de manière responsable (…) il est également important que la zone euro présente un meilleur projet pour l'emploi et la croissance".