Séance volatile aujourd’hui avec une ouverture en forte baisse alors que la Grèce n’arrive toujours pas à trouver un accord pour former une coalition, mais la bonne tenue de Wall Street ainsi que la remonté de la confiance des américains qui dépasse les attentes a permis de soutenir la tendance.
Le CAC termine à l’équilibre en baisse symbolique de 0,01%, à 3129 points avec 3,6 milliards échangés après avoir passé une bonne partie de la séance sous les 3100 points. Sur la semaine, il redonne 1,02% Ailleurs, Francfort cède 0,95%, à 6580 points. Madrid redonne 0,71%, Londres perd 0,6%, l’euro stoxx grappille 0,3%. Athènes digne la pire performance avec un repli de -4,5%ce qui porte le chute à -11% sur la semaine.
De fait, la Grèce est toujours dans l’impasse politique. Le dilemme qui se pose est clair. Soit la Grèce accepte de perdre ce qui lui reste de souveraineté budgétaire et applique le plan d’austérité fixé par ses créanciers pour recevoir sa prochaine tranche d’aide. Soit elle refuse de se plier aux recommandations de la Troika, et dans ce cas, elle risque le défaut de payement et pourrait quitter la zone euro.
L'Espagne cristallise les inquiétudes après avoir adopté une réforme imposant 30 milliards d'euros de nouvelles provisions aux banques, trop exposées au secteur sinistré de l'immobilier, mais l'annonce a été très mal accueillie à la Bourse de Madrid après la récente nationalisation partielle de Bankia, la quatrième banque du pays a mal réagi.
Du coté des valeurs, l'annonce d’une perte de 2 milliards de dollars dans les dérivés de crédit par JPMorgan Chase et le secteur bancaire espagnol pesait tout particulièrement sur le secteur.
Société Générale recule de 1,69%, à 17,21 euros. BNP cède 1,29%, à 28,67 euros, Crédit Agricole perd 1%, 3,46 euros après avoir annoncé un résultat net en chute de 75% au premier trimestre, sous les attentes du marché, les comptes étant une nouvelle fois plombés par la Grèce et sa filiale Emporiki. Dans son sillage, AXA qui a publié un chiffre d'affaires stable pour le premier trimestre 2012 recule également de 1,86%, à 9,73 euros.
Lanterne rouge du CAC, VALLOUREC est fortement malmené après avoir divisé par deux sa prévision de croissance du chiffre d'affaires pour cette année qui fait suite à un résultat net en baisse de 65%. Le titre dégringole de 20%, à 34,30 euros.
En tête du palmarès, Renault bondit de 5%, à 33,19 euros porté par la publication des résultats annuels 2011-2012 supérieurs aux objectifs de son partenaire Nissan. Dans son sillage, Michelin gagne 3,66%, à 54,73 euros
Le secteur défensif tire son épingle du jeu avec Essilor qui gagne 2,86%, à 69,51 euros suivi de Danone qui s’adjuge 2,85%, à 53,13 euros
Sur le SBF 120, EUTELSAT COMMUNICATIONS a ajusté à la baisse ses prévisions de chiffre d'affaires et d'Ebitda annuels justifié par des conditions de marché plus difficiles. Le titre plonge de 10,9%, à 23,52 euros.
Rubis qui a publié un T1 satisfaisant malgré un marché difficile gagne 2,24%, à 41,52 euros
Sur le forex, l’euro revient à l’équilibre à 1,2936 précisément et reprend 0,06%, à 103,31. Le billet vert évolue en ordre dispersé face aux autres devises mais reste à l’équilibre face au yen , à 79,87.
Le pétrole est encore baisse. Le WTI redonne 0,5%, à 96,65$ alors que le Brent revient à l’équilibre à 112,66$.
L’once d’or redonne 0,5%, à 1587$.