Si, comme moi, vous en avez ras le bol des élections Françaises et encore plus des élections Grecques, ce pays qui a moins d'habitants que l'Ile de France et qui va peut être faire sauter l'Europe, je vous propose d'aller faire un tour aux Etats Unis où les élections présidentielles viennent de passer un cap majeur....
On va s’aérer un peu, sortir momentanément de notre zone euro et parler d’autres élections que les législatives Françaises et les élections Grecques. Ça bouge aux États-Unis. La campagne a franchi cette semaine un nouveau cap symbolique aux États-Unis, un cap qui marque le vrai coup d’envoi de la campagne. Et ce sont les républicains qui ont tiré les premiers. Ca y est, le premier spot négatif de la présidentielle est diffusée à la télé et circule sur internet. C’est le gros buzz un peu partout et si vous ne l’avez pas encore vu et que vous ne savez pas dans quel esprit une campagne électorale se fait aux États-Unis, je vous conseille de le regarder. Le spot s’appelle Basketball, c’est un spot anti Obama qui montre la déception d’une mère de famille en difficulté qui avait cru aux promesses d’Obama
Et au délai de ce spot, c’est l’argent qui marque ce tournant dans la campagne
C’est ça l’élément important. A titre anecdotique, ce spot a coûté plus de 25 millions de dollars. Et c’est le signe que l’argent commence à couler à flots dans le camp Romney. On savait que Barack Obama allait mener la campagne électorale la plus chère de l’histoire du monde avec un budget de 1 milliard de dollars, mais les pros pensaient que Romney serait à la traîne de la collecte ce qui plomberait ses chances de victoire. Or, depuis quelques semaines, Romney lève autant d’argent qu’Obama, voire plus. En 2008 Obama levait deux fois plus d’argent que Mac Cain. C’est un élément essentiel dans la campagne.
Surtout qu’il faut rappeler qu’aux États-Unis, il existe des moyens qui permettent de faire sauter les limites sur le financement des candidats
Ces moyens s’appellent les super PAC, Political Action Committee, des associations de soutien à une cause d’un des deux candidats sans être affiliés officiellement au candidat. Une nuance de taille. Ces super PAC sont le nerf de la guerre. Autre élément passionnant, la façon dont l’argent est et va être dépensé. Du côté Obama on met le paquet sur internet, les réseaux sociaux, la technologie, du côté Romney on va mener une campagne à l’ancienne à coups de spots télévisés négatifs et très agressifs. Du fait de sa percée en terme de levées, Romney se rapproche d’Obama dans les sondages. Obama devient un peu plus nerveux. Et la dernière chose dont il a besoin actuellement c’est d’un effondrement de l’Europe qui saperait toute velléité de reprise économique avant les élections. Finalement, même en partant aux États-Unis on en revient toujours à l’Europe….