A L OUEST, RIEN DE NOUVEAU

mardi 16 août
Auteur: Marc Fiorentino
Il y a 8 ans - Le 16/08/2011 à 08h53

Encore une semaine placée sous haute tension, qualifiée décisive, cruciale. Les marchés auront les yeux rivés vers le sommet franco-allemand, une rencontre qui sera placée sous le signe de l’unité. Les réunions au sommet se suivent pour tenter de circonscrire l’incendie des dettes souveraines et rétablir une confiance bien mise à mal comme en a témoigné la récente débandade des Bourses mondiales. Mais gare aux désillusions puisque « rien de spectaculaire », pour reprendre les mots de la chancelière allemande Angela Merkel, ne sortira de cette réunion… Trois mots qui ont suffi à faire basculer, pour un temps, la Bourse de Paris dans le rouge, la veille…

PAS D’EUROBONDS AU MENU…

Gare aux désillusions donc pour les marchés… Le couple franco-allemand, mené par le président de la République, Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel se réunit ce mardi pour trouver un terrain d’entente pour enfin sortir de la crise. La gouvernance de la zone euro, dont les failles ont sérieusement inquiété les marchés, sera le plat principal de ce rendez-vous mais pour le dessert « Euro-obligations », il n’est pas prévu au programme. Histoire de ne pas froisser l’invitée Angela Merkel…

…L’ALLEMAGNE NE VEUT PAS PAYER LES POTS CASSES

Pas question de faire pot commun avec les mauvais élèves de la zone euro, argue l’Allemagne pour justifier son refus de créer des « euro-obligations ». La Grèce, l’Italie ou l’Espagne, dont la gestion de leurs finances publiques était plus qu’hasardeuse, qui émettent au même taux que la rigoureuse Allemagne, non, ça ne passe pas…

LA BCE RACHETE 22 MILLIARDS D’EUROS DE DETTES

Pendant ce temps là, la Banque centrale européenne fait tout ce qu’elle peut et ce qu’elle a dans sa manche pour tenter d’empêcher la contagion de la crise de la dette souveraine aux pays fragiles de la Zone Euro. En une semaine, l’argentier européen aura mis sur la table plus de 22 milliards d’euros pour voler au secours de l’Espagne et de l’Italie, soit un record. La bonté de la BCE a un prix. L’Italie doit accélérer la mise en place sa cure d’austérité de 45 milliards d’euros. On n’a rien sans rien…

S&P AU PILORI ?

Toujours au chapitre de la dette, on passe de l’autre côté de l’Atlantique avec le drame de la dette américaine. Selon le ‘Wall Street Journal’, l’agence de notation Standard and Poor’s qui a fait trembler les marchés risque elle aussi d’être menacée par une enquête de la Securities Exchange Commission, le gendarme boursier américain. D’après le régulateur outre-Atlantique, la dégradation de la note américaine a été entachée d’irrégularités dont la méthode de calcul des projections budgétaires de l’agence. Pour rappel, 2 000 milliards de dollars ont été omis dans les anticipations de S&P Autre motif de remontrance, la façon dont la décision a été rendue publique. Une fuite qui n’a eu que pour effet de précipiter les Bourses mondiales dans les abysses.

LE BIG DEAL

Google se lance dans le mobile en rachetant son homologue Motorola. Le géant de l’Internet a faim, très faim et tente encore plus de tester sa suprématie sur la planète nouvelles technologies en s’offrant le fabricant de téléphones mobiles pour la modique somme de 12,5 milliards de dollars. Un pas de plus pour contrer son grand rival de toujours, le dénommé Apple.

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