BEN BERNANKE LANCE UN APPEL

mercredi 14 janvier
Auteur: Marc Fiorentino
Il y a 10 ans - Le 14/01/2009 à 07h01

Ben Bernanke a été clair hier: les banques américaines ne sont pas sauvées. Elles vont continuer à accumuler des pertes. Il va falloir réinjecter massivement du capital.

Ben Bernanke a lancé un appel au Congrés et à la nouvelle administration Obama concernant les banques
Depuis quelques mois, depuis qu'il a pris la vraie mesure de la crise, Ben Bernanke parle vrai. Quitte à effrayer. Et ce qu'il a dit hier n'est pas trés rassurant. Pour lui, le système bancaire Américaine est encore en pleine crise. Les banques ont certes pris des pertes massives sur les subprimes et sur certains prêts toxiques mais elles sont au milieu du gué. Le maintien de l'économie dans la récession provoque une explosion du nombre de faillites d'entreprises, des entreprises qui doivent beaucoup d'argent aux banques. Les banques vont donc devoir à faire face à de nouvelles pertes massives.

Et quelle est la solution qu'il propose?
Pour lui, l'économie ne pourra pas repartir si le système bancaire n'est pas stabilisé. Et pour stabiliser le système bancaire, il faut injecter encore des centaines de milliards de dollars dans les banques, directement au capital ou indirectement en rachetant leurs portefeuilles de prêts difficiles, ce qui était l'objet initial du fameux Plan Paulson.

Remettre de l'argent dans les banques ce n'est pas trés populaire. Aux Etats Unis comme ailleurs.
Le Congrés y est opposé. L'opinion publique y est opposée. Les critiques fusent de partout et elles sont en partie justifiées. Pourquoi aider les banques de façon massive alors qu'elles sont responsables d'une crise qu'elles ont provoquée. Pourquoi continuer à aider les banques alors qu'elles ne jouent pas le jeu et qu'elles refusent de prêter de l'argent aux entreprises? Il va falloir que Bernanke et Obama se battent pour sauver le système bancaire Américain. Probablement en instaurant un vrai système de controle et de contraintes pour les banques, un système où elles auraient une obligation de reprêter une partie conséquente de l'argent qu'on leur donnera. On devra s'en inspirer. En France, le système de soutien aux banques est scandaleux. On leur donne de l'argent, beaucoup d'argent, sans contrepartie. Elles n'ont aucune obligation de prêter aux PME et elles ne le font pas d'ailleurs. Et le gouvernement n'entre même pas dans le capital. C'est un gagnant gagnant pour les banques. Un perdant perdant pour les contribuables et les petites entreprises.
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