Casino : un sacré pari

mardi 18 septembre
Auteur: Rédaction MeilleurPlacement
Il y a 1 an - Le 18/09/2018 à 14h09

A près de 37 euros, Casino revient de loin... Plus précisément de ses plus bas de 1996. Le titre du distributeur a passé un été difficile, subissant les foudres de Muddy Waters. Le fonds activiste avait jeté un pavé dans la mare en annonçant que Casino Finance, la plus grosse filiale française du groupe, n'avait pas déposé ses comptes 2017. Le lourd endettement du groupe continue d'inquiéter les investisseurs...

Attaques en règle

Casino et sa dette, un sujet qui fâche les investisseurs. Le distributeur est régulièrement attaqué sur le poids de la dette dans ses comptes. Dernière salve en date, celle du fonds activiste Muddy Waters qui avait affirmé que Casino Finance, la plus grosse filiale française du groupe, n'avait pas déposé ses comptes 2017. Casino avait alors rétorqué que les comptes de sa filiale Casino Finance n'avaient pas été publiés pour des raisons de "retard technique" et qu'ils étaient intégrés aux chiffres consolidés 2017 du groupe.

Muddy Waters n'en est pas à son coup d'essai. En 2015, la société avait déjà reproché au distributeur son manque de transparence, sa pile de dettes et son ingénierie financière masquant la baisse de ses performances. Les inquiétudes sur la dette de Casino et de Rallye ont rythmé la vie boursière du dossier ces dernières semaines, obligeant le distributeur stéphanois à un deuxième plan de cessions d'actifs. L'analyste Bernstein s'était inquiété des accords avec les franchisés, qui pouvait entraîner un impact important sur la rentabilité et la génération de liquidités et le refinancement de la dette.

Une réduction de la pression à venir ?


Casino avait répondu que ces accords n'auraient qu'un impact de 50 millions d'euros "dans le scénario très improbable où tous les magasins transférés devraient être fermés simultanément". Le groupe a aussi indiqué que son désendettement se poursuivrait conformément aux objectifs. Le groupe stéphanois compte bien réduire la dette nette en France de 1 milliard d’euros d'ici la fin de l'année pour l'abaisser à 2,7 milliards d'euros. Le groupe de Jean-Charles Naouri vient de vendre 15 % du capital de Mercialys sous la forme d'un equity swap avec une banque pour 213 millions d’euros. Des offres indicatives reçues en juillet 2018 sur d'autres actifs viendraient compléter le programme. Casino a engagé un plan de cessions d’actifs de 1,5 milliard d’euros. Des murs de magasins, la filiale réunionnaise Vindemia et les Cafétérias Casino Restauration seraient sacrifiés sur l'autel du désendettement.

Selon certaines sources, Jean-Charles Naouri envisagerait de se délester d’une vingtaine d’hypermarchés déficitaires sur un total de 110 Géants.

Au programme de 2018

Pour 2018, le groupe affiche "des ambitions de croissance et de rentabilité renforcées". Et "dans un souci constant de s’adapter à l’évolution des tendances de consommation, le groupe Casino va encore accélérer son développement dans le digital et l’e-commerce en 2018 pour s’affirmer encore plus comme un leader de la distribution omnicanale".

Casino vise en France, une progression organique de son résultat opérationnel courant de ses activités de distribution, hors plus-values immobilières, supérieure à 10%. Au total, le groupe table sur une croissance organique du résultat opérationnel courant et supérieure à 10% hors crédits fiscaux. Casino entend réduire sa dette financière nette à la faveur d'une hausse de la génération de cash.

Le groupe va poursuivre son offensive dans le e-commerce et va se concentrer davantage sur l'optimisation de ses magasins en France. Casino offre toujours un copieux rendement pour les personnes en quêtes de beaux coupons sur la cote parisienne.

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