Analyse générale
Et si la maîtrise du Coronavirus venait du soleil ?
BIO-UV Group est le n° 1 français de la conception, de la fabrication et de la commercialisation d'appareils de traitement de l'eau par ultraviolets.
Fondé en mai 2000, le groupe est une PME industrielle innovante et leader européen du traitement de l'eau par ultraviolets depuis près de 20 ans.
Comment ce traitement s’opère-t-il concrètement ?
A 254 nanomètres de distance, les ultraviolets (UV-C) pénètrent au cœur de l’ADN des micro-organismes (virus, bactéries, algues, levures, moisissures) et perturbent le métabolisme des cellules jusqu’à leur destruction totale.
L'eau qui circule à l'intérieur des réacteurs créés par Bio-Uv Groupe, est soumise à la désinfection UV et en ressort donc parfaitement saine, c'est à dire débarrassée des bactéries, germes et autres micro-organismes.
Ce type de réacteurs sert donc à équiper des navires, des piscines, des bassins et des aquariums.
Mais ce qui nous intéresse c’est le lancement d’un nouveau système capable d’éliminer la Covid-19 sur les surfaces.
Avant de présenter ce nouveau développement, analysons les derniers chiffres de la société.
Au premier semestre 2020, le chiffre d’affaires du groupe est ressorti en hausse de 56 % dont +13 % en croissance organique. Les objectifs 2020 ont été confirmés malgré la pandémie avec une marge d’EBITDA supérieure à 10 % (contre 6.9 % en 2019). Aussi, le groupe a un solide carnet de commandes de presque 20 M€, dont la moitié à facturer au second trimestre 2020.
Au cours du 2ème trimestre, Bio-UV a développé et lancé une nouvelle offre adressée au marché de la désinfection des surfaces, afin d’éliminer bactéries et virus, dont le Sars-CoV2, grâce aux UV-C. Le lancement de cette nouvelle division s’est matérialisé par la commercialisation, fin mai, du dispositif BIO-SCAN, le 1er système français de désinfection des surfaces, certifié (selon la norme NF T 72-281 - procédés de désinfection de surface par voie aérienne et applicables aux traitements physiques dont les UV-C).
Concrètement, en quelques secondes toutes les surfaces (sièges de salles d’attente, lits, tables d’examen, bureaux, claviers, cabinets dentaires ou de kinésithérapeutes, ambulances, …) peuvent être désinfectées. A titre d’information, BIO-SCAN a un prix de vente public de l’ordre de 1 300 €.
Commercialisé depuis le mois de juin, plus d’une centaine de BIO-SCAN ont été vendus à ce jour, notamment auprès de la Compagnie du Ponant, spécialisée dans les croisières haut de gamme qui s’est équipée pour chaque bateau de sa flotte.
Le marché de la désinfection des surfaces est d’ores et déjà très vaste (et le sera encore plus compte tenu des éventuelles évolutions épidémiques) notamment dans de nombreux domaines (santé, transports, hôtellerie, restauration, entreprises, industries, collectivités, EHPAD, écoles, etc.)
Pour accompagner le développement de cette nouvelle activité, Bio-UV a nommé Patrick Lurati au poste de Directeur commercial des activités Surfaces & Espaces. Il dispose de plus de 15 années d’expérience dans l’univers du matériel médical.
Le principal concurrent de ce nouveau développement est donc « l’ancien monde » : désinfection à base de chlore, d’alcool et de formaldéhydes.
Aussi, le titre est coté depuis « seulement » juillet 2018, connait une forte volatilité et le groupe n’est pas tous les ans rentable justifiant sa place dans notre sélection « Père de Famille Sportif ».
Il s'agit donc, in fine, d'investir sur le succès du nouvel axe de commercialisation du groupe dans la pandémie.
A noter que le titre est suivi par Euroland Corporate (dirigé par Marc Fiorentino) dont les analystes sont positifs avec un objectif de cours de 7.80 €
* Notre horizon d’investissement est de 3 ans.
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