Analyse générale
Le secteur de l’automobile pendant plusieurs années été relégué au rang des parias des marchés actions. Les raisons étaient toutefois justifiées. En effet, dans un monde en perpétuel changement, où la quatrième révolution industrielle nous apporte une nouvelle trame d’innovations technologiques, de nombreux constructeurs étaient perçus comment appartenant au siècle précédent. En effet, les récentes réglementations mises en place par les institutions publiques et l’avènement du modèle Tesla (autonomisation, robotisation, informatisation) ont été un gros coup de pied dans la fourmilière du secteur automobile.
Les scandales entourant les émissions de carbones des classes SUV ont drainé la réputation des grandes marques automobiles au plus bas (le cas Volkswagen a été l’exemple le plus frappant). De plus, le développement technologique qu’a connu les pays asiatiques a accru la concurrence mondiale. Plusieurs pays asiatiques ont développé leurs championnes nationales afin de répondre à la demande interne (hausse de la classe moyenne). Enfin, la croissance du nombre de mesures protectionnistes instaurées par les grandes puissances économiques (subventions, barrières tarifaires, normes anticoncurrentielles…) ont également handicapé la croissance des constructeurs.
Aujourd’hui, plus que jamais, les groupes automobiles doivent se réinventer et investir dans les technologies de demain. La raréfaction des ressources fossiles oblige les constructeurs à se tourner vers les carburants alternatifs tels que l’électricité. Cocorico ! Nous avons deux groupes automobiles qui ont su s’adapter aux enjeux de demain : Renault et Stellantis. Selon nous, Renault a le plus fort potentiel haussier.
En effet, Luca De Meo , directeur général de Renault, a présenté au mois de janvier son plan stratégique (« Renaulution ») devant réorienter la stratégie du constructeur. Le plan stratégique établi depuis juillet dernier, s'articule en trois phases distinctes.
La première phase se nomme « Résurrection ». Celle-ci s'étendra jusqu'en 2023. La priorité est le redressement de la rentabilité et à la génération de liquidités, grâce notamment au repositionnement du groupe vers les marchés à plus fortes marges (mais très concurrentiels) comme la Corée, l'Amérique latine, ou encore l'Inde.
La deuxième phase, appelée « Rénovation », est celle qui attire le plus notre attention. D'ici à 2025, le constructeur prévoit de lancer 24 nouveaux modèles dont au moins dix véhicules électriques.
La dernière phase, "Révolution" (qui démarrera en 2025), est destinée à faire basculer le modèle économique de Renault vers la technologie, l'énergie et la mobilité. Le groupe au losange prévoit de créer une nouvelle entité commerciale, baptisée Mobilize, afin de développer de nouvelles sources de bénéfices provenant des services de données, de mobilité et d'énergie au profit des conducteurs.
Grâce ce plan stratégique, Renault prévoit d’abaisser de 30% son point mort d'ici à 2030. Le groupe anticipe une croissance de 3 % de sa marge opérationnelle d’ici 2023 (au moins 5% d'ici à 2025). Enfin, les dirigeants tablent sur un flux de trésorerie opérationnelle de 3 milliards d'euros en données cumulées entre 2021 et 2023, et 6 milliards d'euros entre 2021 et 2025.
Sur le plan technique, en horizon de temps mensuel, les cours sont soutenus par le croisement haussier des moyennes mobiles long et court terme. Après avoir franchi en novembre dernier à la hausse la zone des 33,65 € (correspondant aux 23,6 % de retracement de Fibonacci), les cours évoluaient dans un canal de consolidation. Nous y détectons une opportunité pour entrer en position autour des 40 €. Notre biais positif semble être en phase avec l’avis du consensus : Invest Securities (50€), Citigroup (60€), JPMorgan (67€) ont également une vue haussière sur le titre. Nous visons 54,80€ sur le titre, soit une hausse de 34,81%. Nous clôturerons en perte notre opération, en cas de baisse sous 27€.
* Notre horizon d’investissement est de 3 ans.
Les analyses et interprétations de marché contenues dans la présente recommandation ne sont pas personnalisées et reflètent uniquement l’opinion de l’auteur à la date de rédaction et sont susceptibles d’évoluer sans préavis.
Les projections, prévisions et objectifs de prix présentés sont fournis à titre indicatif. Ils ne constituent pas une garantie de performance future.
L’évaluation des instruments financiers ou des émetteurs mentionnés repose sur les méthodes suivantes : analyse fondamentale (bilan, compte de résultat, valorisation relative), analyse technique (tendances et niveaux de prix clés), et / ou analyse macroéconomique (taux, inflation, politique monétaire).
Les informations, analyses et recommandations publiées par Meilleurtaux Placement sont fournies à titre strictement informatif et ne constituent en aucun cas une incitation à l’achat ou à la vente d’instruments financiers.
Ces publications ne doivent pas être interprétées comme un conseil en investissement personnalisé, une offre de souscription, ni une promesse de performance. Elles s’adressent à des investisseurs avertis, préalablement informés des risques inhérents aux marchés financiers, et notamment du risque de perte en capital.
Meilleurtaux Placement rappelle que les performances passées ne préjugent pas des performances futures et décline toute responsabilité quant aux pertes éventuelles résultant de l’utilisation ou de l’interprétation des informations publiées.
La mise à jour des recommandations est effectuée sur une base trimestrielle, afin de refléter l’évolution des marchés et des positions suivies.
Les principales sources utilisées par les auteurs de cet article sont : Bloomberg, Reuters, Financial Times, The Wall Street Journal, Les Échos, Zonebourse, Morningstar, BFM Business, Capital, Investing.com.
Dans le cadre de ses publications, Meilleurtaux Placement relève de la compétence de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).