Analyse générale
Le vert, encore le vert et toujours le vert… Le thème de la transition énergétique est devenu incontournable. Face aux défis environnementaux du XXIème siècle, les investisseurs sont à la recherche des sociétés qui pourront relever le challenge écologique. Cependant, gare à ne pas tomber dans le piège de la bulle verte. En effet, l’explosion du nombre d’introductions en Bourse, facilitée par l’abondance de liquidité, a créé une forte cacophonie. Difficile de discerner la « bonne verte » de la mauvaise.
Après profondes réflexions, notre dévolu s’est jeté sur Albioma. Producteur d'énergie renouvelable indépendant, la société s’est engagée dans la transition énergétique grâce aux énergies renouvelables (biomasse, solaire et géothermie). Le groupe, implanté en Outre-mer français, en France métropolitaine, à l'Ile Maurice, au Brésil et en Turquie, a développé depuis 25 ans un partenariat unique avec le monde sucrier pour produire de l'énergie renouvelable à partir de la canne à sucre. De plus, Albioma est le premier producteur d'énergie photovoltaïque en Outre-mer où il construit et exploite des projets innovants avec stockage.
Sur le plan fondamental, la société dispose de bons arguments. En effet, en raison de son secteur d’activité, Albioma a fortement bénéficié de la reprise économique de 2021, et ce malgré l’apparition de plusieurs variants. Pour les neuf premiers mois de 2021, le chiffre d'affaires s’est affiché en hausse de 11% à 417,4 millions €, dont une croissance de 19% à 149,7 millions € sur le seul troisième trimestre. Le groupe explique que son revenu d’activités a profité d'excellentes performances des installations thermiques au Brésil. Albioma a pour ambition d'atteindre d'ici 2030 une part d'énergie renouvelable de l’ordre de 95% à 100%. Pour atteindre ces cibles, le producteur compte sur la conversion de l'ensemble de ses centrales historiques dans les Antilles au 100% biomasse (abandon total du charbon), dont le mouvement est entamé depuis 2018, et au développement de nouveaux projets, notamment dans le solaire. Son ambition internationale l’a poussée à lancer de vastes plans d’emprunt (100 millions € au total), ce qui a pesé sur la performance de son action l’année dernière.
De plus, le titre procure un rendement du dividende correct ; 2.44% en 2021, 2.73% attendu pour l’année en cours et 2.87% anticipé pour 2023. L’excédent brut d’exploitation ainsi que le flux de trésorerie par action sont attendus en forte augmentation au cours des 24 prochains mois. Enfin, la valorisation est assez attractive (PER de 16.97 pour l’année en cours). Il est à noter que le producteur français d’électricité alternative a annoncé en décembre dernier l’acquisition de l’usine de production de granulés de bois de La Granaudière, située au Canada dans la province de Québec. Cette opération permet au groupe de diversifier ses sources d’approvisionnement en biomasse durable, en complément au portefeuille de contrats développés avec des fournisseurs internationaux de premier plan. Toujours au rang des bonnes nouvelles, le groupe a récemment finalisé le rachat de la centrale de géothermie Turcas basée en Turquie. L’acquisition de cette centrale conforte l’entrée d’Albioma dans le métier de la géothermie, à forte valeur ajoutée technique, complémentaire à ses métiers historiques de la biomasse et du solaire.
Le titre a fortement chuté ces derniers mois, mais s’est stabilisé autour des 30 €. Nous plaçons donc notre objectif de long terme autour des 50 €, soit un retour sur ses niveaux de janvier 2021. Le titre a donc toute sa place dans notre portefeuille «Bourse Privée».
* Notre horizon d’investissement est de 3 ans.
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