Thursday 01 January

Marc Fiorentino, co-fondateur de MeilleurPlacement, spécialiste des marchés financiers, a répondu à vos questions dans une visioconférence en live, sur le thème des conséquences économiques et financières de la crise du Covid-19. Crise, krach, rebond, dette, faillite et inflation, aucun sujet n’a été éludé. Retrouvez la vidéo ainsi que la transcription audio.

1 - 1er partie : La crise, l'économie et votre argent (Visioconférence YoutubeLive du 03/04)

 

 

 

2 - 2ème partie : transcription du YoutubeLive

La crise économique du Covid-19

D’un point de vue économique, cette crise ne ressemble à aucune autre crise. Nous sommes dans une crise conjoncturelle et non structurelle. Elle n’a rien à voir avec ce qu’on a connu, surtout pas 2008. « Ça m’hérisse le poil quand on compare cette crise à 2008 » commente Marc.

Il n’y pas eu une explosion du système. Marc explique : « On a décidé, volontairement, à cause de la crise sanitaire, d’appuyer sur l’interrupteur, de se mettre en « off », pour se remettre en « on » plus tard. Une mise en coma artificiel. »

 

Pourquoi on reste optimiste ?

Même s’il y aura des drames économiques (faillites d’entreprises, chômage, etc.), Marc reste optimiste d’un point de vue global sur l’économie. Pourquoi ? Grâce aux banques centrales. « J’ai connu beaucoup de crise, mais je n’ai jamais vu de réponses aussi spectaculaires de la part des banques centrales et des gouvernements ».

En 2008, il a fallu 5 ans pour prendre toutes les bonnes mesures. 5 ans notamment en Europe pour se mettre d’accord, tous ensemble (les Allemands, les Français, les Italiens etc.) pour apporter une réponse coordonnée à la crise et sauver le système.

Aujourd’hui, « on profite de ce qu’il s’est passé en 2008 », insiste Marc, parce que, grâce à la crise de 2008, il y a eu un ensemble de mesures prises et de « digues qui ont sauté », qui ont permis d’avoir une réaction beaucoup plus adaptée à la crise du Covid-19.

 

Mais la crise peut-elle devenir structurelle ?

Cette crise ne devrait pas devenir structurelle : les gouvernements sont déjà en train de mesurer ce risque, et de faire, selon Marc, « un équilibre un peu cynique entre l’économie et les vies ». Les Etats ne vont pas maintenir le confinement trop longtemps pour être en mesure de faire repartir l’économie aisément.

Marc prend l’exemple d’une voiture « qui n’aurait pas tourné pendant 1 ou 2 mois, on peut remettre de la batterie et elle repartira. Mais si elle n’a pas tourné pendant de longs mois, elle y aura trop de choses qui seront déréglées ».

Aux Etats-Unis par exemple, Trump a accepté d’avoir 200 000 morts pour ne pas arrêter la machine économique.

Si nous avons un arrêt de l’économie de quelques mois avec un redémarrage en juin, une reprise progressive jusqu’à la fin de l’année, le système ne sera pas grippé.

 

Comment les Etats financent la relance et qui paye ?

Nous sommes dans la création monétaire pure : les Etats créent du déficit pour faire de la relance budgétaire. Ce déficit, ils vont le financer par de la dette émise auprès des banques centrales (la fameuse planche à billet).

Bien sûr, cette dette devra être remboursée un jour. On espère que les gouvernements vont faire un jour des réformes structurelles pour réduire leur déficit. En France, on va probablement faire comme d’habitude et augmenter les impôts. Mais Marc a aussi une autre vision : « Je pense que les dettes créées pour cette crise vont être mises dans un compte exceptionnel lié au coronavirus, et j’anticipe qu’à un moment donné toutes les banques centrales des pays développés vont se réunir et se mettre d’accord pour annuler les dettes qu’elles possèdent. » C’est une sorte de tour de magie, mais c’est possible car c’est le même bilan. Il y a une dette pour l’Etat, une créance pour la banque centrale. Rien n’empêche alors l’Etat et sa banque centrale de se mettre d’accord pour annuler cette dette. Rien.

Dans nos malheurs, nous avons une chance unique : tous les pays sont touchés. Si la crise n’avait concerné qu’un pays, si un seul pays avait fait tourner la planche à billet, il aurait subi une défiance des investisseurs, avec une dévaluation drastique de sa monnaie et une hyperinflation (Ex : Argentine) et/ou une flambée de ses taux d’intérêt et l’impossibilité de se financer (Ex : Grèce ou Chypre).

« Mais comme on est tous touché, nous avons la possibilité de prendre des mesures qui n’affaiblissent pas un pays par rapport à un autre. » assure Marc. Les Etats peuvent faire tourner la planche à billet (c’est ce qu’ils font depuis des mois et même des années), et même un jour annuler la dette qu’ils ont vis-à-vis de leur banque centrale, sans subir tous ces risques.

 

Y-a-t-il un risque pour les banques et pour nos fonds en euros ?

« Il n’y a aucun risque pour votre fonds en euros » assure Marc. Certes, ces fonds sont composés de dettes d’états, mais ils ne seraient pas concernés par l’annulation de la dette. Seules les dettes détenues chez les banques centrales seraient concernées. Une annulation partielle, parfaitement faisable.

Il n’y a également aucun risque de ponction sur vos comptes, l’Etat n’a pas besoin de cet argent puisqu’il a la banque centrale. Nous ne sommes pas non plus dans un cas de « blocage » de vos assurance-vie prévu par la loi Sapin II. Cette loi a été mise en place pour protéger un assureur en difficulté qui ne pourrait pas faire face à un afflux de demande de rachat sur les fonds euros. Aujourd’hui, il n’y a aucune raison d’avoir une défiance sur le fonds en euros et donc un afflux de demandes de retrait. Au contraire, le fonds en euros reste le placement sans risque le plus sûr.

« Je voudrais rassurer les gens qui nous écoutent, il n’y aura pas de faillite bancaire » insiste Marc. Les banques ne feront pas faillite. En cas de difficultés, elles seraient nationalisées, ou plutôt « européanisées ». Elles sont d’ailleurs déjà quasiment dans cette situation car elles sont devenues, suite à la crise de 2008, de simples agences, des franchises, de la Banque centrale européenne. « Dans cette crise, on voit que les banques ne font que transmettre les décisions des banques centrales et des gouvernements ».

 

Y-a-t-il un risque d’hyperinflation ?

Ceux qui ont quelques notions d’économie savent que le principal risque d’une injection monétaire massive est l’inflation.  Mais on s’est aperçu depuis la crise de 2008 qu’il n’y a pas d’inflation. Et ce malgré des injections déjà massives opérées par les banques centrales.

Mais Marc précise que « structurellement, nous avons une déflation majeure ». C’est lié à la démographique, à la technologique et la révolution sociétale. C’est l’histoire de la baignoire

On pourrait néanmoins avoir un regain d’inflation lorsque l’économie, et notamment la consommation, repartira. Mais sur le long terme les forces déflationnistes structurelles reprendront le dessus. Et le coronavirus va accélérer ces forces.

D’un point de vue démographique bien sûr, mais également technologique. « on se rend compte pendant le confinement que beaucoup de choses qui nécessitaient une intervention physique peuvent être faite de manière digitale ».

La révolution sociétale pousse depuis plusieurs mois à réfléchir à la manière dont nous consommons. Selon Marc, « la croissance durable ne peut pas exister. Ce qui est durable, c’est la décroissance ». Cette spirale de déconsommation va être amplifiée par le coronavirus.

« Le capitalisme est en train d’évoluer et il faudra le garder à l’esprit quand on va sortir de la crise ».

 

Un krach anticipable ?

Chez MeilleurPlacement, bien évidemment que nous n’avions pas prévu le coronavirus, mais depuis plusieurs mois, trop tôt sans doute, nous avons estimé qu’on était entré dans une période d’exagération. « Beaucoup de signaux me disaient "Attention, danger" », explique Marc. Les valorisations délirantes des GAFA, la dette italienne au même prix que la dette allemande ou encore les fables trop souvent répétées des investisseurs qui pensaient que la Bourse ne pouvait pas baisser avec le TINA (There is no alternative) et le fait que les banques centrales « garantissaient » contre une chute de la Bourse. La notion de risque avait disparu.

« On nous a beaucoup critiqués parce qu’on a conseillé de privilégier les fonds en euros, pour maintenir des profils 100% fonds euros, alors qu’on nous expliquait depuis un an que les fonds euros ne rapportaient plus rien et étaient ringards » précise Marc qui ajoute « j’invite les gens qui ont un profil risquophobes à faire du 100% fonds en euros, il n’y a rien de honteux à cela, contrairement à ce qu’on vous dit partout ».

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Quand la perception du risque disparait, irrémédiablement, comme en 2007, comme en 2000, il y a un choc. Il est clair que s’il n’y avait pas eu le coronavirus, on aurait eu une correction violente sur les marchés.

 

Pour parler marché boursier, sur quoi investir ?

« Nous sommes très prudents depuis longtemps, il n’y a pas de quoi pavaner parce qu’on a raté une partie de la hausse » rappelle Marc. Mais aujourd’hui, suite à la baisse, nous pensons que le moment est venu d’augmenter la part de risque (sauf pour les profils 100% risquophobes), « progressivement, parce qu’on n’est pas à l’abri d’une deuxième rechute si la situation aux Etats-Unis dérape au-delà de ce qui est anticipé ».

Les investisseurs qui étaient en position d’attente sur un profil 100% fonds en euros peuvent passer sur un profil un peu plus dynamique, avec un part de 10 à 30% en unités de compte.

>> Découvrez notre profil M Sérénité

Pour les profils plus dynamiques et actifs, nous avons conseillé de renforcer les investissements en actions en 3 fois. Une fois quand le CAC est passé sous 4 600 points, une deuxième fois sous 4 200 points et une troisième fois sous 3 800. On a pris cette position. Et on espère sortir un tiers à 4 600, un tiers à 5 000 et un tiers à 5 400.

>> Est-il l’heure de (ré)investir en actions et quels supports privilégier ?

 

On achète ou on vend ?

On conseille de privilégier, en premier lieu, les marchés développés, puisque ce sont eux qui ont les reins suffisamment solides pour repartir après la crise, et notamment les valeurs européennes qui ont été (injustement ?) massacrées. Quels autres actifs ? Les réponses de Marc :

Les small caps ? « il va y avoir énormément d’opportunités, mais des sociétés qui ne vont pas sortir de la crise ». La classe d’actifs elle-même ne va pas progresser. Il faudra être très sélectif ».

>> Voir les pépites des gérants

Les marchés émergents ?  « Je suis très pessimistes sur les marchés émergents. Ces pays risquent d’être touchés par la baisse de la devise, la hausse de leur taux d’intérêt et la chute des matières premières. »

Le pétrole ? « Même si la baisse du pétrole est un bonus extraordinaire pour le consommateur américain, Trump ne peut pas laisser le pétrole sous les 30 dollars, avec l’industrie du pétrole de schiste qui se casse la figure et les grands groupes pétroliers qui lui mettent la pression. […] Le pétrole remontera à 35 ou 40 dollars avant la fin de l’année ».

L’Or ? « Un anxiolytique financier » selon Marc. Il faut en avoir, un peu, parce que c’est rassurant et pour se protéger d’un retour de l’inflation. « Pas plus de 5% de ses actifs financiers ».

Le private equity ? « Cela reste une bonne classe d’actif, même si les rendements vont baisser, parce qu’on a perdu une année, et parce que les valorisations d’avant crise étaient extrêmes et ne prenaient pas assez en compte le risque. »

L’immobilier ? « Il n’y aura pas de krach, sauf peut être sur l’immobilier de commerce, mais il y aura un réajustement avec notamment une prise en compte plus importante du risque qui va faire baisser les rendements anticipés et donc les prix »

>> Voir l’impact de la crise sur les SCPI de MeilleurPlacement

3 - 3ème partie : Retour sur l’nterview de Marc Fiorentino du 20 mars

Krach boursier, récession, relance budgétaire, dettes d'Etats, et autres effets sur l’économie : les événements qui se déroulent sous nos yeux sont historiques et déterminants pour les années à venir d’un point de vue économique et patrimonial. Pendant la période de confinement, nous vous proposons chaque dimanche une interview de Marc Fiorentino pour vous aider à bien comprendre ces événements historiques.

Quel mot vous semble le plus adapté pour parler de la chute boursière de mars : est-ce une correction ? Un krach ? Un effondrement ?


Nous sommes passés d’une correction, 10% de baisse, à un krach, 20% de baisse, à un effondrement total (40% de baisse entre le 19 février avec un CAC au plus haut à 6 117 et le 16 mars avec un CAC au plus bas à 3 632).
On n’a jamais connu un mouvement d’une telle ampleur, mais surtout avec une telle rapidité.
C’est peut-être ça qui me frappe le plus : la vitesse avec laquelle la baisse a eu lieu.

 

 Vous avez vécu plusieurs krachs boursiers (2008, 2000, 1987, etc.), comment situez-vous celui-ci par rapport aux précédents ? Est-ce le plus marquant ?


Cet effondrement ne ressemble à aucun autre krach, car cette crise ne ressemble à aucune autre crise.
Beaucoup de personnes la comparent à 2008, c’est une erreur. Elle n’a rien à voir. Rien.
En 2008 et en 2009/10 avec la crise de l’euro, nous avons assisté à une explosion du système financier.
Ici rien de semblable.
On est plus proche de ce qui s’est passé après les attaques du 11 septembre 2001, mais avec une durée beaucoup plus longue.
Nous assistons à un arrêt quasi total de l’économie mondiale.
Du jamais-vu.

 

Comment jugez-vous les réactions des gouvernements au krach boursier ? Sont-elles adaptées ? Ont-ils retenu les leçons du passé ?


Au-delà de la crise sanitaire et de cet effondrement des marchés, ce qui me frappe le plus c’est la vitesse à laquelle les banques centrales et les gouvernements ont répondu.
Après 2008 et 2009 il a fallu quatre à cinq ans de tergiversations, sommets internationaux ou européens ratés, querelles entre les pays pour qu’on prenne les bonnes mesures.
En 2020, les banques centrales ont tous les pouvoirs et elles peuvent faire, quasiment, ce qu'elles veulent. Pas besoin, comme après la crise de l'euro, de sommets européens à répétition débouchant pendant des années sur des échecs.
On a maintenant admis, même les Allemands, que les banques centrales pouvaient faire "whatever it takes".
On a également admis très rapidement que le déficit budgétaire n’était plus un sujet et que la dette des États n’était plus un sujet. Ça aussi c’est très nouveau.
Et donc les banques centrales et les États ne perdent pas de temps, contrairement aux autres crises, pour intervenir.
Ils sont intervenus vite, très vite, l'avenir nous dira si cela n'a pas été même trop vite.
Il a fallu à peine quelques jours, voire quelques heures, pour ouvrir les vannes du crédit et les vannes de la dépense publique. La réaction est fulgurante. Massive. Et même présomptive : on a déjà anticipé la suite de la crise.

 

Un mois après le début de la chute des marchés et 2 semaines après le début du confinement en France, dans quelle phase de stupeur et de panique nous trouvons-nous aujourd'hui ?

Nous avons passé la phase de stupeur et de panique.

Nous allons maintenant être confrontés à la réalité de la situation.

Une situation unique : l’arrêt de l’économie.

Nous allons voir déferler des séries de statistiques économiques effrayantes avec des taux de chômage et des taux de croissance inimaginables.

Mais il ne faudra pas s’inquiéter. 

Ces chiffres sont spectaculaires, mais ils sont aberrants.

Il faudra les observer par curiosité, car ils seront historiques, mais il ne faudra pas trop en tenir compte.

 

Pourquoi ignorer ces chiffres ?

Si tout se passe comment prévu, si la crise sanitaire suit la tendance annoncée, avec une amélioration d’ici une dizaine de jours, l’économie va repartir et nous aurons des chiffres tout aussi aberrants dans la direction inverse.

Je dis bien « si tout se passe comme prévu ».

Il faudra surtout attendre de voir comment les États-Unis, qui vont devenir l’épicentre de l’épidémie, vont réagir.

 

Peut-on sortir d'une crise économique comme celle-ci rapidement ?

Rapidement non.

Le redémarrage de l’outil de production se fera progressivement.

La consommation, elle, repartira brutalement.

Dans le scénario de crise sanitaire anticipé, nous aurons besoin de deux trimestres pour retrouver des niveaux d’activité normatifs.

À une exception et une inconnue près: même si le confinement est levé, les frontières elles ne vont pas s’ouvrir automatiquement.

Nous allons vivre une période étrange où les économies vont devoir fonctionner en autarcie, une expérience passionnante, mais une expérience périlleuse.



Bruno Le Maire a comparé cette crise avec celle de 1929, d'autres la comparent à celle de 2008...
C’est absurde.
J’invite Bruno Le Maire à lire l'excellent ouvrage de référence sur la crise de 29 de John Kenneth Galbraith, cela lui évitera de faire des comparaisons infondées et inutilement anxiogènes.
Cette crise ne ressemble à aucune autre.
La crise elle-même n’a aucune des caractéristiques des causes précédentes, mais ce qui est vraiment différent dans cette crise, c’est la réaction à la crise.
La réaction des banques centrales et des gouvernements.
Massive et fulgurante.
Sans limites.

 

Est-ce que des banques peuvent faire faillite suite à cette crise économique ?
Les banques ne feront plus faillite. Au pire elles seront nationalisées par les gouvernements ou sous tutelle de la Banque Centrale Européenne. Idem pour les compagnies d'assurance. Il n'y a aucun risque de ce côté-là.

 

L'endettement des États va s'intensifier. Les dettes seront-elles remboursées un jour ?
Je pense que nous assisterons dans quelques années à une annulation massive de la dette des États.
Ce sont les banques centrales qui détiennent une énorme partie de la dette des États.
Or, les banques centrales sont contrôlées par les États.
Un jour, dans le monde entier, on décidera de supprimer une partie de la dette.

 

On évoque un retour de l'inflation du fait des centaines de milliards injectés. Pensez-vous que nous allons entrer dans une période hyperinflationniste dans les années à venir ?

Il est trop tôt pour parler d’un retour de l’inflation.

Rappelons-nous qu’avant la crise du coronavirus, nous étions déjà installés dans un cycle lourdement déflationniste. Ce qui expliquait les taux à zéro ou négatifs.

Rajoutez à cela le choc déflationniste majeure de la crise actuelle avec une économie mondiale à l’arrêt.

Et la guerre du pétrole qui tire les cours du pétrole, mais aussi les cours de matières premières par le bas.

Et vous avez, pour l’instant, un cocktail déflationniste.

Certes les banques centrales et les gouvernements font de la reflation massive, mais il faudra du temps pour que les forces déflationnistes s’éloignent.

 

Que conseillez-vous de faire pour ses placements en cette période ?

Consacrer du temps, un tout petit peu de temps, à son argent.
Une demi-heure par semaine, pas plus.
Avec un premier objectif, sortir son argent qui dort dans les comptes courants bancaires pour le faire travailler dans un contrat d'assurance vie sans frais d'entrée et avec un fonds en euros performants
Et un deuxième objectif, que je vous dévoilerai la semaine prochaine.

Prenez soin de vous et de vos familles.

Bon courage à tous.

 

Et sur la Bourse, que faut-il faire ?
Nous avons conseillé aux membres de notre communauté d’être très prudents avant la crise, car nous pensions que la notion même de risque avait disparu.
Aujourd’hui nous leur conseillons de passer d’un profil Sécurité, 100% fonds euros, à un profil Prudent, progressivement, car des à-coups sont encore possible.
Pour les « apprentis traders », nous avons conseillé d’entrer dans le marché en achetant un ETF CAC 40 par tiers, un  tiers en dessous de 4600, un tiers en dessous de 4200 et un tiers en dessous de 3800. Nous leur conseillons maintenant de s’alléger par tiers dans la remontée avec un premier tiers à 4600.
Si la situation ne dérape pas de façon incontrôlée aux États-Unis, nous sommes plutôt positifs sur les marchés même si nous allons assister à des décrochages violents et des rebonds tout aussi violents.
Je reste très focalisé sur l’évolution de la situation aux États-Unis.

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