jeudi 14 novembre

EADS a vu ses résultats progresser au troisième trimestre, le dynamisme d’Airbus permet de soutenir l’activité du groupe européen d’aéronautique et de défense.

Merci Airbus ! C’est le refrain qu’on entend à chaque livraison d’EADS. Le chiffre d'affaires consolidé d'Airbus s'est en effet établi en hausse à 28,770 milliards d’euros au 30 septembre 2013 contre 26,051 milliards à la même époque de l’année précédente, à la faveur d’une progression de ses livraisons. Le chiffre d’affaires d’Astrium et de Cassidian est resté globalement stable par rapport à l’exercice précédent. Le chiffre d’affaires d’Eurocopter est resté constant à 4,132 milliards d’euros.

Ainsi, EADS a donc publié un chiffre d'affaires d'EADS s'inscrit en hausse de 11% à 13,63 milliards d'euros là où le marché attendait 13,45 milliards, ce qui porte à 40 milliards d'euros sur neuf mois.

Les prises de commandes d'EADS ont plus que doublé pour s'élever à 138,2 milliards d'euros, le carnet de commandes atteignant fin septembre une valeur de 642,5 milliards d'euros.

Un peu plus bas dans le compte de résultat, le bénéfice d'exploitation avant éléments non récurrents, considéré comme un bon indicateur de sa marge commerciale, est en hausse de 22 %, pour atteindre 2,3 milliards d’euros sur neuf mois après 1,9 milliard d’euros l’an dernier.

Airbus a contribué à hauteur de… 1,7 milliard d’euros. Le bénéfice d’exploitation reporté s'est inscrit quant à lui, en hausse à 2,1 millions d'euros après 1,6 millions d'euros au 30 septembre 2012.

Le résultat net a pris également la pente ascendante. Et pas qu’un peu. Les profits du groupe ont flambé de 50% pour atteindre 1,195 milliard d’euros contre 800 millions d'euros, l’an dernier.

En revanche, les sorties de trésorerie ont été très importantes avec un flux de trésorerie disponible avant acquisitions s’est établi à -4,815 milliards d’euros sur neuf mois. Cette hausse reflète l’augmentation du fonds de roulement liée à l'échelonnement des livraisons, à la montée en puissance industrielle, à certains financements-clients ainsi qu’à la saisonnalité des activités gouvernementales du groupe.

Le groupe a néanmoins prévenu qu'il allait consommer plus de trésorerie que prévu cette année, en raison des investissements pour le développement de ses programmes et les récentes contraintes budgétaires gouvernementales. Il prévient que le flux de trésorerie disponible après financement-clients et avant acquisitions devrait désormais être négatif et s'établir à environ -1,5 milliard d'euros.

Toujours sur le front des perspectives, EADS a relevé sa prévision de commandes brutes d'avions commerciaux, estimant que celles-ci devraient dépasser 1.200 unités en 2013, contre une précédente prévision de 1.000 avions.

Au titre de l’année en cours, EADS table toujours sur un bénéfice d'exploitation (Ebit) avant éléments non récurrents à 3,5 milliards d’euros en 2013 après les 3 milliards dégagés en 2012. Hormis l'impact connu des problèmes de fissures des pieds de nervure des voilures de l'A380 évalué à 85 millions d'euros sur la base de 25 livraisons en 2013, les éléments non récurrents futurs devraient se limiter à l'avenir aux charges potentielles liées au programme A350 XWB et aux effets de change sur réévaluations bilancielles. Le programme A350 XWB demeure très ambitieux. Toute modification du calendrier pourrait avoir un impact élevé sur les provisions. La croissance du chiffre d'affaires devrait être « modérée » cette année. Deux points noirs devraient titiller l’activité du groupe : des effets de change défavorables avec le renforcement de l'euro face au dollar, et une baisse des livraisons du très gros porteur A380 à 25 unités prévues en 2013 contre 30 en 2012. Le groupe signale que ce programme demeure très ambitieux et que toute modification du calendrier pourrait avoir un impact élevé sur les provisions.

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