Épargne : Ce que l’élection d'Emmanuel Macron change pour vos placements

lundi 15 mai
Auteur: Rédaction MeilleurPlacement
Il y a 2 ans - Le 15/05/2017 à 15h05

Même si les marchés financiers, mais aussi les épargnants, ont été rassurés par la victoire d'Emmanuel Macron à la présidentielle française, le nouveau président a quand même prévu des mesures importantes sur votre argent. Il est déjà temps, notamment pour tous ceux qui étaient en attente du résultat des élections, de se projeter et d'adapter ses investissements aux mesures prévues par le programme d'En Marche !

Vous allez pouvoir reprendre vos projets d'investissement

Beaucoup de Français avaient bloqué leurs projets d'investissement, en actions, en immobiliers, ou encore en assurance-vie, dans l'attente du résultat des élections présidentielles.

Avant le second tour, selon une étude pour Les Échos, 63% des épargnants sondés, définis comme détenteurs d'un Plan épargne logement (PEL), d'un Plan épargne en actions (PEA) ou d'une assurance-vie, pensaient que l'élection de Marine Le Pen aurait des conséquences négatives pour leurs placements.

C'est surtout la possibilité d'un sortie de la France de la zone euro qui inquiétait les épargnants, et donc les conséquences d'un tel scénario : la perte de pouvoir d'achat, la montée des taux d’intérêt, la chute des actions, la fuite des capitaux ou encore le blocage des retraits sur les comptes bancaires et les assurances-vie.

Emmanuel Macron n'est pas du tout vu comme le champion des épargnants, mais les mesures de son programme font moins peur. Elles s'inscrivent dans la continuité des dernières années, avec une volonté de simplification et peut être même de réductions d'impôt dans certains cas.

Vous allez donc pouvoir reprendre une vie normale, reprendre vos projets d'investissement mis en stand-by et donc reprendre contact avec votre conseiller en investissement.

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Baisse de la fiscalité

Si Emmanuel Macron applique la totalité de son programme sur l'épargne et notamment les impôts, alors beaucoup de Français vont bénéficier d'une hausse de leur pouvoir d'achat (et de leur capacité d'épargne).

Les mesures concernent à la fois les revenus modestes mais aussi les hauts patrimoines. Pour ces derniers, la transformation de l'ISF en impôt sur la fortune immobilière (IFI) peut représenter un beau cadeau pour ceux qui ont surtout du patrimoine financier – ou pour ceux qui vont justement profiter de cette mesure pour transférer du patrimoine immobilier vers du financier. Cette réforme se traduirait par une sortie de « milliers de foyers » de l’assujettissement à l’ISF, sans augmenter l’impôt pesant sur les autres contribuables à en croire le programme détaillé par En Marche : « La réforme allégera en moyenne de moitié la charge fiscale des contribuables assujettis à l’ISF. Les 50% les moins fortunés ont un patrimoine qui n’est constitué d’immobilier qu’à 55% environ. »

Les épargnants, notamment les hauts revenus, devraient aussi être favorisés par la volonté du nouveau président d'instaurer une « flat tax » sur les revenus du patrimoine. Cette flat tax de 30 % (prélèvement sociaux inclus) serait certes élevée mais aujourd'hui la plupart des revenus des capitaux mobiliers sont imposés au barème de l'impôt sur le revenu. Résultat pour ceux qui sont dans la tranche à 14 % (auxquels il faut rajouter les 15,5 % de prélèvements sociaux), la flat tax de 30 % ne change pas grand chose. Mais pour les contribuables qui sont dans les tranches à 30 %, 41 % ou 45 %, cette flat tax constituera une vraie réduction d'impôt. A noter que les ménages non imposés ne seront pas soumis à cette flat tax puisqu'ils pourront toujours opter pour le barème de l'impôt sur le revenu.

Mais la réduction d'impôt la plus marquante du programme d'Emmanuel Macron est sans doute l’exonération de la taxe d’habitation pour les classes moyennes et populaires : « Dès 2020, 4 Français sur 5 ne paieront plus la taxe d’habitation », prévoit le programme du candidat élu. Plus concrètement, seront exonérés les ménages dont les revenus annuels ne dépassent pas 20.000 euros par part.

Pas que des avantages

Les épargnants auraient tort de se réjouir trop vite du programme du nouveau président. Car pour financer tous ces cadeaux, l'ancien ministre de l'économie prévoit une hausse de la CSG (contribution sociale généralisée), destinée au financement de la protection sociale de 1,7%. Et les principales victimes de cette hausse seront ... les épargnants.

  • Les salariés ? Ils bénéficient d'une baisse des cotisations chômage et maladie qui compense la hausse de la CSG ;
  • Les retraités ? La hausse ne concernera pas les petites retraites ;
  • Les chômeurs ? Pas concernés.

La hausse des prélèvements sociaux va donc surtout être subie par les épargnants. En effet, la France est le seul pays développé à prendre des cotisations sociales sur le patrimoine.

Il faut dire qu'en France, on a créé des cotisations sociales qui ne correspondent pas à une branche de protection (maladie, vieillesse, chômage) : La CRDS qui a pour but de résorber l’endettement de la Sécurité Sociale, et la CSG, entrée en vigueur en 1991, afin de diversifier le financement de la protection sociale. Des prélèvements de 8 % qui s'appliquent sur les revenus du travail ET les revenus du patrimoine. Et pour couronner le tout, depuis 1998, les gouvernements ont créé des nouveaux prélèvements sociaux (financement des retraites, RSA,…), et appliqué des augmentations, qui ne concernent que les revenus du patrimoine...

Les prélèvements sociaux, ce véritable impôt auquel les épargnants ne peuvent échapper dès lors qu'ils ont des revenus, passeront donc de 15,5 % à 17,1 %.

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Le cas de l'assurance-vie

Du côté de l'assurance-vie, ce taux de 30% représente donc une hausse de la fiscalité, pour tous les épargnants, au bout de 8 ans de détention.

Car c'est l'un des intérêts de l'assurance-vie : Au bout de 8 ans, les gains sur les rachats des contrats d'assurance vie sont imposés actuellement au taux de 23 % (7,5 + 15,5%). Il passerait donc à 30%.

À noter quand même que les assurés bénéficient aussi d'un abattement sur ces gains, de 4600 euros par an pour un célibataire (9200 euros pour un couple) qui font que le prélèvement à 7,5% ne s'applique souvent pas. On ne sait pas si Emmanuel Macron prévoit de supprimer aussi ces abattements. S'il les maintient, l'assurance-vie garderait donc encore tout son intérêt.

On ne touche pas facilement au placement préféré des Français, et face à la gronde des épargnants et des professionnels de l'assurance, le programme du candidat d'En Marche a vite été clarifié :

« Au delà d’un montant d’encours de 150.000 euros par personne, soit le même montant que le PEA, les nouveaux versements effectués après la mise en place de ce prélèvement de 30% y seront soumis. »

Ceux qui possèdent moins de 150 000 euros dans leur contrat d'assurance vie ne seront donc pas concernés pas ce prélèvement.

Mais surtout cette mesure ne concernerait que les versements effectués après la mise en place de ce prélèvement de 30%. Ainsi, tant que la flat tax n'est pas en place, les versements que vous effectuez dans un contrat d'assurance vie ne pourront pas y être soumis.

Et donc les épargnants qui souhaitent investir dans un contrat d'assurance-vie dans les mois à venir seraient bien inspirés de ne pas attendre trop longtemps pour que leurs versements continuent de privilégier du taux de 7,5 % au bout de 8 ans pour toute la durée de vie du contrat. En clair, c'est le moment de prendre date de booster les versements dans l'assurance-vie

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