jeudi 31 mai

Le prix au mètre carré parisien devrait s’établir autour de 8 200 euros le mètre carré au mois de juillet 2012, d’après la dernière note de conjoncture immobilière des Notaires-INSEE. Par rapport au point haut des prix constaté en novembre 2011 (8.380 euros), le prix de juillet 2012 aura donc reculé au total de 2%. On est loin des anticipations des autres observateurs qui s’attendent à une chute plus marquée…

Un début d’année « atypique »

Les Notaires ont observé que le début de l’année 2012 sur le plan de l’activité immobilière est « une période atypique, marquée par les conséquences des échéances électorales, des réformes fiscales, mais surtout par l’assombrissement du climat économique ». Les réformes de la fiscalité ont en effet dopé ponctuellement les ventes en janvier. Mais ils signalent qu’ « après ce mois de janvier exceptionnel, » les ventes sont aussitôt reparties à la baisse. « Ce sursaut très ponctuel d’activité n’a pas eu d’impact sur le ralentissement des prix, qui se trouve confirmé, dans un mouvement encore très graduel, mais assez général » notent les Notaires francilien.

Une résistance des prix surprenante

Dans un marché aussi « tendu » que celui de l’Ile-de-France, les Notaires constatent une résistance des prix, parallèlement à une baisse des volumes. Et ils sont les premiers étonnés, « la résistance des prix reste surprenante, après une augmentation dont le rythme en 2010 et 2011 était totalement déraisonnable. »Dans Paris, le prix au mètre ressort en effet à 8 260 euros au premier trimestre 2012, en baisse de 1,1% par rapport au 4ème trimestre 2011. Pendant cette période, « seuls 5 arrondissements affichent encore des prix en hausse alors qu’ils reculent dans les 15 autres arrondissements, avec une diminution qui atteint 5,8% dans le 6ème arrondissement » est-t-il indiqué dans la note de conjoncture. Cette érosion récente et modérée laisse dans Paris, au 1er trimestre 2012, un prix au mètre carré qui est encore supérieur de 7% au prix du 1er trimestre 2011.

Au 1er trimestre 2012 et par rapport au 4ème trimestre 2011, les prix des appartements anciens reculent dans 2 départements sur 3 en Petite Couronne. « Les baisses trimestrielles se succèdent, même si elles restent modestes » soulignent les notaires. En Grande Couronne, ils constatent que les prix des appartements n’ont « guère évolué » pendant les 3 premiers mois de 2012 (de -0,3% à +1,1%, en variations trimestrielles, selon les départements). Mais tous avaient connus des baisses pendant les 3 mois précédents. Enfin, pour les maisons, les prix se sont stabilisés au 1er trimestre 2012 et par rapport au 4ème trimestre 2011, avec un coût unitaire de 309 500 euros.

« Un marché qui se cherche »

Pour les Notaires franciliens, le marché va se chercher en ce printemps 2012 alors qu’à la fin du premier trimestre 2012, « le scénario d’un ajustement du marché se met en place ». Ils précisent qu’il est « assez souhaitable de revenir vers davantage de raison en termes de prix, après les fortes poussées des deux dernières années ». Mais dans les prochains mois, les Notaires constatent « qu’offre et demande peinent désormais davantage à se rencontrer. » Le logement joue « incontestablement » à plein son rôle de valeur refuge car « perçu comme un placement sûr et « un besoin reconnu » pour les ménages. Mais à côté de cela, les « acquéreurs font preuve de davantage de sélectivité, ils sont plus réticents à s’engager et ont besoin de plus de temps pour concrétiser leur achat » explique les Notaires.

Quid des prix et de la tendance à venir ?

Dans ce contexte, les indicateurs avancés des Notaires, la fin juillet, le prix de vente parisien s’établirait autour de 8.200 euros le mètre carré Par rapport au point haut des prix constaté en novembre 2011 (8 380 euros), le prix de juillet 2012 aura donc reculé au total de 2%.

Si les prix amorcent une légère décrue, pour les Notaires, « la question de la solvabilité est devenue prégnante ». L’accès au crédit semble en effet « moins facile même si les taux ont récemment légèrement baissé. » Aussi, les récentes modifications sur les mesures financières et fiscales et la nouvelle disposition sur abattement sur les plus-values immobilières « vont aussi peser sur la demande, et notamment, sur les décisions des investisseurs. Le marché a donc clairement perdu certains de ses moteurs et cela se traduit déjà dans les chiffres » déplorent les Notaires.

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