L'ALTERNATIVE DU DIABLE

mardi 22 juin
Auteur: Marc Fiorentino
Il y a 9 ans - Le 22/06/2010 à 08h06

Entre la relance qui mène à la faillite et la rigueur qui mènera à la récession, chaque état doit faire son choix. Les marchés poussent à la rigueur. Bon choix à court terme mais est ce un bon choix à long terme ?

On a beaucoup parlé depuis plusieurs semaines de l'avantage des plans de rigueur pour restaurer la confiance et donc relancer la consommation, est ce que ce n'est pas une nouvelle théorie économique fumeuse?
Il y a vraiment deux camps qui s'affrontent aujourd'hui. Ceux qui pensent qu' il faut réduire les déficits, pour réduire la dette, pour rendre confiance aux ménages et les faire consommer au lieu d'épargner. Et ceux qui au contraire pensent que l'arrêt brutal des plans de relance et le déclenchement des politiques de rigueur va provoquer une nouvelle récession et nous plonger dans une période de déflation dont il nous faudra plusieurs années pour s'extirper.

Est ce que l'histoire économique fait pencher la balance?
Oui. Malheureusement. Le camp des pessimistes se base sur la crise de 1929 et plus récemment sur la crise japonaise des années 90. Aux premiers signes de reprise, les Japonais avaient resserré la vis et l'économie japonaise a replongé dans une récession qui a duré plus de 15 ans. Le problème c'est qu'aujourd'hui les Etats doivent faire un pari, un pari qui revient à jouer avec de la dynamite. Un choix entre le déficit à outrance à l'Américaine et la rigueur la plus brutale à l'Allemande. Le choix américain mène de façon certaine à la faillite des Etats, la voie allemande mène au mieux à dix ans de croissance molle, au pire à une récession à la japonaise.

Est ce qu'on pourrait sortir de ce choix infernal?
Il y a une alternative au pacte avec ces deux diables, la dette et la récession. C'est une renégociation de la dette des Etats. Quand une société est en difficulté, les actionnaires font un effort, les créanciers font un effort et les employés font un effort. Si on prend l'exemple de la Grèce , on continue à garantir les prêteurs à 100% alors que les détenteurs d'actions ont perdu 40% et que les habitants vont se serrer la ceinture. Il n'y aucune raison de continuer à garantir la dette des pays en difficulté si cela doit provoquer une récession. Il faut, une bonne fois pour toutes, faire un grand nettoyage des dettes des Etats tout en réduisant drastiquement les dépenses publiques. Nous ne sommes pas encore murs pour cela mais à la prochaine crise, nous n'aurons plus le choix.
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