LE SCENARIO DE L'HORREUR

mercredi 25 mai
Auteur: Marc Fiorentino
Il y a 8 ans - Le 25/05/2011 à 07h05

Le gouverneur de la Banque de France n'y est pas allé par quatre chemins pour montrer son opposition à une restructuration de la dette Grecque, dans le sillage du patron de la Banque Centrale Européenne, Jean Claude Trichet. Pourquoi une telle véhémence?

La Banque Centrale Européenne a encore haussé le ton contre le projet de restructuration de la dette Grecque. Pourquoi une telle véhémence ?
Christian Noyer n'a pas hésité à évoquer le scénario de l'horreur en parlant de restructuration de la dette Grecque. Emboîtant le pas à Jean Claude Trichet qui avait déjà rejeté violemment toute restructuration soft ou hard. En fait, et je vais vous surprendre, je comprends la réaction de la Banque Centrale Européenne même si je pense que la restructuration de la dette est inéluctable. La Banque Centrale n'est pas opposée au principe de la restructuration de la dette Grecque, elle est opposée à une restructuration de la dette Grecque seule. Sans penser à l'étape d'après.

Quelle est l'étape d'après. La restructuration des dettes irlandaises ou portugaises.Mais pas seulement. En fait on ne peut plus continuer à mettre des rustines ou à tenter de colmater les brèches toujours avec un temps de retard. Il faut, et c'est le message de la BCE, repenser le problème dans son ensemble. Et le problème ce n'est pas que la Grèce, ce sont tous les pays périphériques y compris l'Espagne et l'Italie et le problème ce sont surtout les conséquences sur les banques d'une restructuration massive. Et déclencher par la seule restructuration Grecque provoquerait une onde de choc sans résoudre les problèmes qui se posent après, c'est refaire ce qu'on a fait il y a quelques mois. Rappelez vous. Quand on a mis en place le package d'aide sur la Grèce après des semaines de tergiversation, on nous avait dit qu'on avait éliminé le risque de propagation de la crise.

Pour la BCE, c'est soit une solution globale soit pas de restructuration pour la Grèce uniquement.Et la BCE a raison. Il faut une vraie solution globale. Une solution qui passe par une restructuration soft, c'est encore possible, de la dette des tous les pays européens surendettés avec l'étude d'une solution temporaire de sauvetage pour les banques européennes qui ne pourront pas supporter l'impact dans leurs comptes de cette restructuration. Et la solution pourrait être tout simplement un assouplissement temporaire des ratios de capitaux propres. On a bien fait sauter les 3% des critères de Maastricht momentanément pour cause de crise. Je suis d'accord avec la BCE. L'heure n'est plus aux quick fix. L'heure est à une solution globale.
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