LES ACCORDS EUROPEENS SONT BIDON

mercredi 16 mars
Auteur: Marc Fiorentino
Il y a 8 ans - Le 16/03/2011 à 07h03

Passé l'optimisme aprés le sommet du week end, on commence à comprendre que l'accord européen du week end dernier et la réunion des ministres des Finances d'hier ont débouché sur des déclarations d'intention qui ne permettront pas de règler le problème de la dette.

Un petit point sur la situation en Europe après la nouvelle dégradation de la dette du Portugal et les réunions des dirigeants européens
La crise Européenne est passée au second plan une première fois avec le choc pétrolier, elle vient de repasser à nouveau au second plan avec le choc nucléaire. Et pourtant la situation continue à évoluer. L'optimisme qui a suivi le sommet européen du 14 Mars a été de courte durée. Il a fallu moins de 24 heures pour se rendre compte de plusieurs failles dans l'accord. Balayons tout de suite le Pacte pour l'euro qui vise à la convergence. C'est un catalogue de bonnes intentions qui n'a aucune implication pratique. Aucune. Et demander à la Grèce, à l'Italie et même à la France de converger vers l'Allemagne, volontairement sans contraire, est presque risible.

Il y a eu tout de même toutes les mesures concernant le Fonds de Solidarité?
A ce sujet, Jean Claude Trichet ne décolère pas et il s'est encore énervé hier à la réunion des ministres des Finances. En effet tout d'abord, contrairement à ce qu'on attendait, le Fonds Européen n'a pas doublé de taille. Il reste aux 440 milliards prévus et ces 440 milliards deviennent 500 milliards en 2013. Une première conclusion: la taille du fonds ne permettrait pas de juguler une crise de la dette espagnole. Deuxième élément essentiel. Contrairement à ce que réclamait la Banque Centrale Européenne qui cherchait à se débarrasser des dizaines de milliards d'euros d'emprunts irlandais, grecs ou portugais qu'elle a sur les bras en les fourguant au fonds de solidarité, le Fonds ne pourra pas acheter d'obligations sur le marché. Il ne pourra acheter que de la dette nouvellement émise par des pays qui acceptent l'aide de l'Union Européenne.

Il reste les décisions prises hier sur la discipline budgétaire?
C'est le comeback des critéres de Maastricht avec un déficit qui ne peut pas dépasser les 3% du PIB et la dette qui ne peut pas dépâsser les 60% du PIB. Le problème c'est qu'en cas de dépassement, il n'y a pas eu d'accord sur des sanctions automatiques. Les accords européens sont encore une opération de com. Ratée en partie car les taux grecs, irlandais, portugais et espagnols sont restés très proches de leurs plus hauts. Dés que la situation japonaise se stabilisera, l'Europe reviendra au devant de la scène, sauf si on a encore un autre choc ailleurs
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