LES ETATS UNIS A LA SAUCE GRECQUE

mercredi 03 août
Auteur: Marc Fiorentino
Il y a 8 ans - Le 03/08/2011 à 09h17

Un spectacle affligeant Enfin ! Après des semaines de tergiversations, qui ont plongé les marchés dans l’incertitude la plus totale, les USA ont trouvé un consensus pour voter oui au relèvement du plafond de la dette. Sans ce vote, les Etats-Unis n’auraient tout simplement pas été capable de payer ses factures. Enfin, le plafond de la dette est relevé… Mais quel chemin chaotique pour y parvenir ! Les USA nous auront donné à voir un spectacle affligeant.

Nouvelle obsession des investisseurs

La reprise économique, où plutôt l’absence de reprise. Tous les indicateurs qui prennent le pouls de l’économie que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe sont catégoriques. La reprise est très faible, proche de la récession, et ce 3 ans après la pire crise financière. L’horizon de la conjoncture mondiale est en train de s’assombrir de façon inquiétante

Portrait inquiétant de la zone euro

ON PARLE DE PROPAGATION DE LA CRISE DES DETTES SOUVERAINES, À DES POIDS LOURDS DE LA ZONE, COMME L’ITALIE OU L’ESPAGNE.

Car l’enjeu est de taille dans la mesure où l’Europe n’a pas les outils nécessaires pour empêcher une contagion de la crise à L’Espagne et L’Italie. Les capacités du FESF seraient insuffisantes pour soulager ces pays qui se retrouvent dans une situation délicate, plombés par leur dette et des taux vertigineux exigés par les marchés qui deviennent difficilement soutenable au regard de leur capacité à faire avancer leur machine économique qui pour l’instant tourne au ralentit.

Zones de turbulences en l’Espagne et Italie.

LES MARCHÉS SONT PARTIS À L’ASSAUT.

Tensions sur les marchés inter bancaire, signe de défiance dans le secteur, ce qui ravive le spectre d’une crise bancaire. Tensions aussi sur l’obligataire italien et espagnol qui atteignent des niveaux vertigineux, au plus haut depuis la création de la zone euro, avec des spreads qui se sont envolés, signe que les deux poids lourds sont dans le collimateur des marchés.

La Grèce a eu un impact mineur sur les résultats de BNP

La saison des trimestrielles bat son plein dans les pires conditions possibles pour dévoiler ses performances. Et justement, tout ne va pas si mal pour BNP, première banque française et par ailleurs la plus exposée à la dette souveraine grecque. Le groupe a en effet dégagé un résultant net de 4.7 milliards d’euros qui inclut une provision de 534 millions d’euros sur la dette souveraine grecque.

Série noire sur les bourses mondiales

Des actions chahutées par des marchés plongés dans l’incertitude et l’aversion au risque. Le marché consolide depuis maintenant 7 séances, avec des replis significatifs. Paris enfonce un nouveau plancher annuel à 3525 points soit un recul de 7.4% depuis le début de l’année. Idem à Wall Street avec un Dow Jones qui a chuté de 265 points pour revenir autour des 11860, -2.11% encore ce matin à Tokyo

Les marchés délaissent les actions pour se refugier vers les actifs refuges :

Le yen, le franc suisse pour le forex, qui enchainent des records de hauteur. L'or a quant à lui vu son cours s’envoler vers de nouveaux sommets, propulsé jusqu'à 1.659,15 dollars, un pic historique.

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