Nos anticipations pour 2010

lundi 04 janvier
Auteur: Rédaction Monfinancier
Il y a 9 ans - Le 04/01/2010 à 09h01

Il est difficile aujourd'hui d'émettre un avis "contrarian" dans l'ambiance actuelle euphorique. Aussi difficile que d'avoir été haussier en Mars 2009 face à un consensus général de fin du monde. Mais je vais, en toute transparence, vous livrer nos anticipations pour l'année.

Nous ne croyons pas à une reprise en V, ni à une vraie reprise économique. Nous continuons à penser qu’il s’agit d’un rattrapage. Un rattrapage qui reste d’ailleurs, en dehors des pays émergents, peu spectaculaire par rapport à l’effondrement de la croissance pendant la crise. Ce rattrapage va continuer quelques mois encore, 6 mois au maximum. Mais il va s’essouffler. Et nous allons rentrer dans une phase de croissance nulle ou extrêmement molle, partout dans le monde. La raison est simple. La crise a provoqué un véritable changement de comportement. Fondamental. Profond. De la part des ménages, principalement dans les pays développés. Ils vont se désendetter ou moins s’endetter, moins consommer et plus épargner. Et la consommation des ménages, américains notamment, a été le moteur de la croissance économique mondiale.
Je ne crois pas à la fable de la demande intérieure des ménages Chinois et des ménages des pays émergents qui serait le relai des ménages américains. Je crains que la situation des pays émergents soit beaucoup plus fragile qu’elle n’y paraît.
Je ne crois pas non plus, à moyen terme à l’inflation. Je pense que nous entrons plutôt dans un cycle de déflation à la japonaise, en partie du fait des déficits et de la dette des Etats, qui peut durer trois à quatre ans.
Dés lors, à moyen terme, nous sommes baissiers sur les indices boursiers, baissiers sur les marchés émergents, baissiers sur les matières premières, et même baissiers sur l’euro du fait du dégonflement du carry trade.
A moyen terme.
A court terme, les marchés veulent monter. Et ils peuvent y parvenir.
Pendant un mois, deux mois, voire trois mois.
Dilemme donc.
En fait non.
Dans le portefeuille ultra spéculatif, je préfère prendre le risque d’être à contre courant pendant plusieurs mois mais ne pas jouer contre mes convictions de fond. Nous serons jugés sur notre performance en fin d’année. Et nous serons peu actifs tant que le marché est euphorique.
Dans le portefeuille d’investissement, nous garderons là aussi, une vision plutôt moyen et long terme.
Dans le portefeuille actions « dynamique », nous conserverons probablement, régulièrement, à contre courant, des protections partielles en trackers mais nous tenterons, tout en étant partiellement couvert, de surperformer le CAC.
Dés lors, il paraît nécessaire pour ceux qui veulent bénéficier de la hausse éventuelle en mesurant eux-mêmes leur propre risque de créer un portefeuille PEA. C’est donc ce que nous allons faire.
Voilà. J’espère que j’ai été assez clair. Si ce n’est pas le cas, je suis prêt à répondre à toutes vos questions.
Bonne année à tous
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