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jeudi 21 juillet
Auteur: Rédaction Monfinancier
Il y a 8 ans - Le 21/07/2011 à 18h07

C’était la journée de tous les dangers, à quitte ou double, les européens en ont pris conscience et ont envoyé un signal fort aux marchés. La séance parisienne se termine sur un vif rebond de 1.66%, à 3816 points après avoir touché un plus haut en séance à 3839 points, avec beaucoup de volumes, 4.4 milliards échangés

Même euphorie pour les autres places européennes. Londres s’adjuge 0.89%, Madrid 2.9%, Milan 3.83%, Francfort sous performe avec 1.05% alors qu’Athènes grimpe de 2.54% et Lisbonne 2.47% . Signe du retour de l’appétit pour le risque, le marché obligataire s’est détendu de manière non négligeable sur l’ensemble des pays fragiles de la zone euro, et notamment sur le spread entre le bund et le 2 ans grec qui s’est détendu de pratiquement 500 pdb, pour passer de 3523 la veille à 3096 aujourd’hui, un véritable plébiscite en faveur du sommet européen.
Les marchés qui attendaient avec fébrilité les propositions de l’union européenne pour ficeler le nouveau plan d’aide à Athènes, et surtout éviter la contagion de la crise souveraine ont été rassuré
Pour rappel, trois grandes pistes étaient privilégiées: le roulement de dette, d'abord défendu par la France, l'échange de dette, mis sur la table par l'Allemagne, et le rachat de dette par le Fonds européen de stabilité. Au fil de la journée, c’est l’hypothèse d’une réduction de la dette grecque qui est d'environ 350 milliards d'euros, en impliquant les banques créancières du pays qui a été retenu.
Le fonds européen de stabilité financière jouera un rôle de premier plan. Il devrait désormais être en mesure, selon le compromis franco-allemand, de racheter de la dette des pays sous assistance – la Grèce, mais aussi l'Irlande et le Portugal – sur le marché secondaire. Le FESF pourra aussi intervenir en soutien des banques dans les pays placés sous perfusion financière. Il aura enfin la possibilité d'intervenir à titre préventif. Pour les pays déjà sous assistance, il a été convenu de réduire à 3,5 % les taux d'intérêts sur les prêts consentis, afin de ne pas étouffer les pays fragiles. La maturité des prêts sera par ailleurs portée de 7 ans et demi à 15 ans.
La BCE soutient du bout des lèvres le projet mais prévient qu’elle exigeait d’être dédommagée par le FESF en cas de perte si le défaut sélectif se produisait, puisque au final elle est le premier créancier de la Grèce avec entre 45 et 50 milliards d’euros de dettes grecques qui dorment dans ses comptes.
Les marchés ont accueilli ces initiatives avec un véritable soulagement. L’euro qui se négociait à 1.4140 au plus bas ce matin, s’est littéralement envolé pour s’attaquer au seuil des 1.44 contre le dollar, avant de revenir à 1.4370. Il s’apprécie contre toutes les devises, exceptées le sterling, et se négocie actuellement à 112.81 face au yen, en hausse de 0.32% .
Coté microéconomie, le compartiment bancaire a réalisé une envolée spectaculaire, emportant l’ensemble du marché dans son sillage. Société générale en tête du CAC s’envole de 6.2%, suivi de Axa +5.61%, Crédit agricole 5.52%, Natixis 5.35%, BNP 4.18%, sur le SBf 120 Dexia s’envole de 8.88% mais c’est Plastic Omnium qui réalise la meilleure performance et pulvérise son record historique en signant une hausse de 11.9% pour terminer à 26.33 euros.
Du coté du pétrole, la hausse, le vert est de mise, le WTI gagne 1.3%, à 99.65$ alors que le WTI grappille 0.61%, à 118.87$. L’or est orientée à la hausse pour s’échanger à 1601$.
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