Placements : la forêt, un investissement qui envoie du bois

mardi 11 juillet
Auteur: Rédaction MeilleurPlacement
Il y a 3 ans - Le 11/07/2017 à 17h07

Et si investissement rimait avec plaisir ! Vous avez fait le tour des placements traditionnels et vous souhaitez sortir des sentiers battus. Parmi les placements dits "atypiques", les œuvres d’art et l’achat de vins sont régulièrement cités. Parmi eux, la forêt également tire son épingle du jeu pour prendre le chemin de la diversification. Actifs tangibles et réputés plus comme plus rassurants en ces temps de volatilité sur les marchés financiers, les bois et forêts rencontrent de plus en plus leur public. Ce placement vous branche depuis quelques temps ? Voici comment céder à l'appel de la forêt.

Investir dans la forêt: État du marché

La forêt française est en excellente santé. L'an dernier, le prix de l’hectare a augmenté en moyenne de 2,1% à 4.100 euros après une hausse de 2,4% en 2015, selon le dernier baromètre de la Fédération Nationale des Sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural (FNS) et de la Société Forestière.

Derrière une hausse globale du marché, deux tendances sont à noter : la poursuite de la progression des ventes de biens de 1 à 10 ha et la stabilité des ventes de forêts non bâties de plus de 100 ha. Dans le détail, le nombre de transactions est en hausse de 9,1 % et atteint un niveau inédit de 17 500, toujours porté par la progression des transactions de biens de 1 à 10 ha.

Le prix à l'hectare peut ainsi varier d'un facteur dix-huit, allant de 670 euros à plus de 12.040 euros ! 20 ans en arrière, le rapport n'était que de 1 à 15, selon la Fédération nationale des Safer. Les régions les plus prisées sont l'île-de-France, la Sologne et le Nord-Est soutenues en partie par le marché de la chasse.

On dit que les arbres ne montent pas au ciel. Mais quand on voit la tendance du prix des marchés forestiers, on permet d'en douter. Malgré une nette revalorisation sur les quinze dernières années, les forêts françaises restent encore plus abordables que leurs voisines européennes (Belgique, Luxembourg, Allemagne).

Un actif rassurant

Autrefois réservé à la vente de bois, l'achat d'une forêt s'envisage de plus en plus comme un placement de loisir pour la promenade et la chasse. A l’image de la pierre, les bois et forêts sont des actifs tangibles, considérés comme plus rassurants en ces temps de volatilité sur les marchés financiers. En 2008, le prix de l’hectare de forêt n’a pas été impacté par la crise financière. Pas à la baisse, plutôt à la hausse. Toutefois, l’investissement doit se concevoir sur le long terme, la nature doit faire son œuvre pour en récolter les fruits.

Quid des revenus ? Ils proviendront des coupes de bois, mais elles ne sont faites qu’à intervalles très longs (75 ans pour certains feuillus). Autre revenu : le droit de chasse résultant de la location de la parcelle à une société de chasse.

Le rendement moyen d'une forêt est ainsi de l'ordre de 2 à 3 % brut, même si dans certains rares cas la rentabilité peut atteindre 5 %. Là n'est pas la question.. Quand on souhaite se lancer dans un investissement forestier, la rentabilité ne doit pas être la seule motivation... L'achat de bois et de forêt doit vraiment se concevoir dans une optique de diversification de patrimoine. Ou bien pour des raisons personnelles comme avoir un petit bout de terre à soi.

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Comment investir dans la forêt ?

Un particulier peut en théorie se mettre au vert en achetant des parcelles de forêt en direct. Mais leur accès peut s’avérer plus compliqué que prévu. Il existe en effet un droit de préférence au profit des propriétaires forestiers voisins de la parcelle boisée mise en vente. En outre, seulement 1 % de la forêt française est vendu chaque année.

Et quand bien même, acheter une forêt en direct ne s'improvise pas. Sans être bûcheron, il faut quand même avoir quelques connaissances en choix du peuplement (type d'arbre), en entretien de la forêt, coupes de bois etc.

Pour ne pas se prendre les pieds dans une racine, un particulier peut se tourner vers l’achat de parts de Groupements fonciers forestiers (GFF). Ces sociétés investissent les sommes collectées en achetant plusieurs massifs forestiers, qu'elle exploite ensuite en effectuant des coupes de bois revendus aux industriels de la filière, et en percevant un éventuel loyer de chasse. Les associés du Groupement Forestier confient la gestion des actifs et la gestion administrative et financière à un gérant. Vous en tant qu'associé, vous n'avez pas à vous soucier de la gestion !

Les Groupements Forestiers démocratisent donc l'investissement forestier, pour des montants accessibles tout en assurant une diversification en terme de géographies et de peuplements.

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A lire également : Investir sur les forêts pour réduire vos impôts !

Investir dans la forêt, quels avantages fiscaux ?

L’investissement forestier s’adresse aux personnes qui veulent diversifier leur patrimoine ou ne plus se contenter des traditionnels placements bancaires, tout en bénéficiant d’une fiscalité incitative que ce soit sur l'impôt (IR et ISF) ou les donations/successions.

À l’achat, la réduction sur l’impôt sur le revenu ( IR ) atteint 18 % de l’investissement, dans la limite d’une souscription de 50 000 euros pour un célibataire et de 100 000 euros pour un couple, soit une réduction d’IR respectivement de 9 000 euros et 18 000 euros. Cette réduction est soumise au plafonnement global des niches fiscales de 10 000 euros. La réduction IR non utilisée est reportable sur les 4 années suivantes.

Sur l’ISF, la réduction est de 50 %, jusqu’à 45 000 euros, pour un investissement par augmentation de capital ou souscription à la création et sous réserve de conservation de parts pendant cinq ans et demi.

Enfin, les droits de mutation sont faibles : régime des plus-values immobilières pour particulier, avec réduction de 10 euros/ha/an lors de la vente et exonération de 75 % de la valeur du patrimoine forestier du GFF pour les donations ou successions.

Acheter une parcelle de bois ou de forêt est un investissement considéré comme sécurisant, réalisé sur le très long terme, qui permet de diversifier votre patrimoine, de bénéficier d’un petit complément de revenus et surtout de bénéficier d’un avantage fiscal intéressant au titre de l’Impôt sur la fortune (ISF).

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L’investissement dans des parts de Groupements Fonciers Forestiers (GFF) est réservé aux personnes susceptibles, par leur connaissance et leur souci de diversification des placements financiers, de prendre en compte les particularités de cette forme d’investissement. L’investissement dans des parts de GFF présente un certain nombre de risques, notamment les risques suivants :

Risque de perte d’une partie ou de la totalité du capital : le GFF n’offre pas de garantie en capital ; ce type d’activité connaîtra les évolutions et aléas du marché de la sylviculture ; par ailleurs s’agissant d’une société civile, les Groupements Forestier n’offrent pas la limitation aux apports de la responsabilité des associés.

Risques d’exploitation et sur les revenus : exposition à un risque de perte, lié notamment à la variation de la production en qualité, en volume et en valeur, le prix du bois n’étant pas constant dans le temps. En outre, l’exploitation forestière est soumise aux aléas climatiques tels que les tempêtes, le gel, la grêle, les incendies et, de manière générale, les catastrophes naturelles ainsi que les risques phytosanitaires. Le Groupement est également exposé à un risque de perte de marchés et un risque de mévente du produit des coupes de bois, lesquels peuvent dégrader les revenus ;

Risque de liquidité : la liquidité est fonction des demandes de souscription ou d’acquisition de parts enregistrées par le Gérant. Aucune garantie ne peut être apportée sur le délai de revente des parts ou sur le prix de cession.

L’attention des souscripteurs est attirée sur le fait que, en contrepartie de réductions d’impôts, ses fonds sont soumis à une contrainte de blocage. Les investisseurs potentiels sont invités à consulter leurs propres conseils préalablement à leur investissement dans des parts de GFF, notamment afin d’appréhender leur situation fiscale particulière. La législation fiscale en vigueur à ce jour est susceptible d’évoluer.
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