vendredi 08 juin

Les marchés étaient suspendus aux déclarations de Ben Bernanke, le patron de la banque centrale Américaine. Ils espéraient l'annonce d'une nouvelle vague d'utilisation de la planche à billets, un QE3 mais Bernanke ne l'a pas évoqué. Il y a une raison. La même raison pour laquelle la BCE n'a pas baissé ses taux. Ou plutôt deux raisons.

On s’est focalisé sur les banques centrales cette semaine et notamment la banque centrale Américaine qui n’a rien fait hier.

Ben Bernanke était très attendu hier. Les marchés espéraient l’annonce d’un nouveau quantitatitve easing. Mais il n’en a pas parlé. Et les marchés ont été déçus, glissade de Wall Street en clôture et baisse des marchés asiatiques ce matin. Ce qui est intéressant c’est qu’on sent que du côté des banques centrales des pays développés, la FED, la BCE qui n’a pas baissé ses taux cette semaine, la Banque d’Angleterre on a adopté la même attitude. On ne bouge pas, on attend.

Pourquoi attendre alors que la croissance est faible et que la crise européenne est un danger ?

Pour deux raisons. Et ce sont les mêmes raisons pour toutes. Que ce soit la BCE ou la FED, leur marge de manœuvre est limitée, extrêmement limitée. Les taux sont déjà très bas, et la FED ne pourra pas faire dix quantitative easing, elle en a fait deux déjà dont les effets n’ont pas été spectaculaires. Combien de cartouches a-t-elle encore ? Une, deux ? Trois au maximum. Pas plus. Contrairement aux banques centrales des pays émergents qui ont une énorme marge de baisse de taux, c’est pour cela que la Chine a baissé ses taux, par surprise, hier. C’est la première raison. La deuxième raison, et on trouvait les mêmes arguments chez Bernanke que chez Draghi, les banques centrales veulent que les politiques fassent aussi leur boulot. En Europe, que le choix du modèle d’avenir de la zone euro soit fait, plus d’Europe, pas d’Europe, ou deux zones euros et qu’aux Etats-Unis on commence à s’attaquer aux problèmes de déficit ou de dettes.

Bernanke a tout de même dit qu’ils se tenaient prêts à agir

Il leur reste peu de cartouches, mais ils vont les utiliser. La question c’est de le faire au bon moment. La Fed, la BCE, et probablement la Banque d’Angleterre et d’autres préfèrent attendre le résultat des élections grecques. Il est clair que si la Grèce devait quitter la zone euro, cela provoquerait un choc pour les marchés et les banques centrales devront annoncer conjointement des mesures d’injections de liquidités ou de baisses des taux. Les Banques centrales des pays développés vont agir. Mais elles n’agiront qu’en cas de choc brutal. Leur marge de manœuvre existe encore, mais elle devient de plus en limitée.

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