vendredi 15 février

Le recentrage de PPR sur le luxe s’avère payant ! Les résultats 2012 du groupe de luxe et de distribution ont nettement progressé, la bonne tenue des activités luxe a permis de contrebalancer la faiblesse des ventes de ses activités dans la mode sportive.

Le chiffre d'affaires du groupe est ainsi ressorti à 9,74 milliards d'euros en 2012, en hausse de 21%. Sur le seul quatrième trimestre, les ventes de PPR se sont appréciées progressé de 18% à 2,6 milliards d’euros. La tendance à la hausse des ventes s'est accélérée en fin d'année alors que des inquiétudes étaient perceptibles quant au ralentissement de la croissance du secteur du luxe avec le léger coup de mou de l’économie chinoise. Le bénéfice net a atteint 1,05 milliard d'euros l'année dernière, en hausse de 6,3%.

La nouvelle stratégie du groupe familial, à savoir se constituer un portefeuille de marques fortes, reconnues, positionnées dans le luxe et le grand public, autour de l’habillement des chaussures et des accessoires porte ses fruits. Les deux marques de luxe Gucci ou encore Yves Saint Laurent ont vu leur ventes bondir respectivement de 15,8% et 33,5% en 2012. Bottega Veneta est la marque qui monte en puissance avec des ventes en forte hausse de 38,5% en publié et de 30,5% en réel. Et l’an dernier, PPR a fait l’acquisition de Brioni, l'une des maisons de prêt-à-porter masculin les plus réputées au monde. A noter que ce nouveau positionnement dans le luxe est aussi réalisé dans une optique internationale, de manière à ne pas être tributaire d’une région en particulier. Hors de nos frontières, le chiffre d'affaires a progressé de 13,7 % en comparable, soit 37,6 % des ventes, ce qui représente 100 points de base de plus qu'en 2011 (en comparable). En particulier, sur l'année, les marques du groupe ont réalisé 25 % de leurs ventes en Asie-Pacifique hors Japon.

Mais face au pôle luxe, Puma et la Fnac ne parviennent pas vraiment à se distinguer. Pour l'équipementier sportif, les choses se sont améliorées. Le groupe a fourni de grands efforts pour se redresser après avoir lancé un avertissement sur ses résultats au cours de l’année, touché de plein fouet par sa forte exposition à l'Europe de l'Ouest en proie à la crise de la dette. En revanche, le distributeur de produits culturels reste à la peine, dans un contexte économique très dégradé et une concurrence très rude. PPR a décidé de désorbiter la Fnac de sa galaxie, en l’introduisant en Bourse d’ici 2013, faute d’acquéreurs potentiels pour son enseigne à la traîne….L’actif est jugé trop encombrant. Victime du net, de concurrence du commerce en ligne et d’une baisse de la consommation, la Fnac ne peut qu’essuyer les plâtres. Le groupe de luxe s’était aussi engagé à vendre Redcats, sa branche de vente par correspondance. Mais tout ne se passa pas comme prévu, PPR n’est pas parvenu à vendre son pôle en un bloc et a dû se résoudre à le céder par « appartements ». Là aussi, les potentiels acquéreurs étaient frileux alors que Redcats n'honore pas toutes ses promesses avec une rentabilité en berne. Avec ces opérations, la direction du groupe de luxe entend bien accélérer son recentrage sur des activités plus lucratives et dont le potentiel de croissance est plus important. Dont le luxe, bien évidemment…Et cette publication ne peut que donner raison à PPR. Le groupe aborde l’année 2013 avec confiance, apte à « réaliser, en 2013, une nouvelle année de croissance soutenue de son chiffre d'affaires et d'amélioration de ses performances opérationnelles et financières et à finaliser son recentrage stratégique sur les secteurs du Luxe et du Sport & Lifestyle. »

Sur le plan fondamental, le titre se valorise correctement pour une valeur du luxe, avec un PER de 15,4x pour l’année 2013. Ce qui est loin d’être extravagant pour une valeur du secteur, notamment pour un dossier qui se négocie sur ses plus hauts historiques.

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