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Bourse
13/05/2026
Bonjour,
Quelles sont les valeurs IA américaines qui subiraient la plus forte décote quand le secteur entrera en baisse ?
Merci
Bonjour Bernard,

En cas de baisse du secteur de l’intelligence artificielle, les plus fortes décotes ne toucheraient pas forcément les meilleures entreprises opérationnelles, mais plutôt celles dont le cours intègre déjà beaucoup d’anticipations positives. Les titres les plus vulnérables sont généralement ceux qui combinent forte valorisation, forte hausse passée, faible rentabilité actuelle, dépendance à un seul récit de croissance et sensibilité aux annonces de résultats.

Dans cette logique, les valeurs IA américaines les plus sensibles seraient d’abord les dossiers très “purs IA” ou très spéculatifs comme C3.ai, SoundHound AI ou BigBear.ai Holdings. Ces sociétés peuvent monter très vite lorsque le marché recherche une exposition directe à l’IA, mais elles peuvent aussi corriger fortement si les investisseurs redeviennent plus exigeants sur la rentabilité, la génération de trésorerie ou la visibilité du chiffre d’affaires.

Palantir Technologies serait aussi très sensible, non pas parce que l’entreprise manque de qualité, mais parce que sa valorisation intègre déjà une forte attente de croissance durable. Reuters a indiqué que le titre avait très fortement progressé ces dernières années et que les inquiétudes autour d’une “bulle IA” accompagnaient déjà certaines publications du groupe.

Dans les semi-conducteurs et l’infrastructure IA, Nvidia, Advanced Micro Devices, Super Micro Computer, Marvell Technology et Broadcom peuvent aussi fortement corriger en cas de retournement du thème. La différence est que certaines de ces entreprises disposent déjà de revenus et de bénéfices importants liés à la demande réelle en data centers. Leur risque principal est donc moins l’absence de modèle économique que la cyclicité du secteur, le niveau de valorisation et le risque de déception si les commandes IA ralentissent. Reuters a récemment souligné que la hausse des semi-conducteurs était largement alimentée par l’optimisme autour de la demande en infrastructures IA.

À l’inverse, les grandes plateformes diversifiées comme Microsoft, Alphabet Class, Amazon ou Meta pourraient également baisser dans un mouvement général de correction technologique, mais leur diversification, leur trésorerie et leurs activités déjà très rentables peuvent amortir une partie du choc par rapport aux valeurs IA plus spécialisées. En résumé, plus une action dépend d’une promesse de croissance future liée à l’IA, plus sa décote potentielle est élevée si le marché remet cette promesse en question.

Bien sûr, notre réponse ne constitue pas un conseil personnalisé.

N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Nous vous souhaitons une excellente journée.
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08/05/2026
Bonjour,
Que pensez-vous des titres Vinci, Eiffage et Bouygues ? Est-ce le moment d'investir en vue de la reconstruction après les conflits ?
Mais l'aérien risque de pâtir de la hausse des carburants et affecter la rentabilité des aéroports, et quid de l'avenir des redevances d'autoroute ? Bouygues se renforce dans la téléphonie, qu'en penser ?
Dans quelle société vaudrait-il mieux investir ?
Merci pour vos conseils.
Bonjour Patrick,

Nous avons une opinion positive sur Vinci, Eiffage et Bouygues, trois groupes que nous détenons en portefeuille. Ce sont des dossiers de qualité, diversifiés et bien gérés, avec des activités solides dans les infrastructures, la construction, l’énergie, les concessions et, pour Bouygues, les télécoms.

Vous pouvez retrouver ici l’ensemble de nos titres en portefeuille, ainsi que nos analyses détaillées en cliquant directement sur les valeurs qui vous intéressent.

L’idée d’un investissement lié à la reconstruction après les conflits peut avoir du sens sur le papier. Ces groupes disposent d’un vrai savoir-faire dans les grands projets d’infrastructures. Mais ce ne doit pas être le seul moteur d’investissement. À nos yeux, l’intérêt de ces valeurs repose surtout sur la visibilité de leurs activités, la solidité de leurs carnets de commandes, leur exposition aux infrastructures critiques, à la transition énergétique et aux besoins de modernisation des réseaux. Vinci a par exemple publié en 2025 une génération de trésorerie record et une dette nette en baisse, tandis que son activité Énergies affichait encore une très bonne dynamique de commandes au premier trimestre 2026.

Vos points de vigilance sont tout à fait légitimes. Chez Vinci, la hausse du carburant peut peser sur le trafic aérien, mais le groupe est aujourd’hui beaucoup plus diversifié qu’un pur acteur aéroportuaire ou autoroutier. Les autoroutes restent aussi un sujet politique récurrent, notamment autour des redevances et de la fiscalité. Elles continuent toutefois d’apporter une forte visibilité. La logique est assez proche chez Eiffage avec APRR, dont le chiffre d’affaires hors construction a encore progressé au premier trimestre 2026, malgré un environnement moins porteur.

Bouygues présente un profil un peu différent. Le groupe est moins exposé aux concessions que Vinci ou Eiffage, mais il combine construction, énergie avec Equans, médias et télécoms. Le renforcement dans la téléphonie peut être intéressant à long terme, surtout si la consolidation du marché français finit par aboutir. Le dossier SFR pourrait modifier l’équilibre du secteur, mais il reste soumis à de fortes contraintes réglementaires et politiques. Bouygues a également confirmé ses perspectives 2026, avec une dette nette en nette amélioration et un carnet de commandes élevé dans la construction.

En lecture générale, Vinci nous semble être le profil le plus équilibré et le plus international. Eiffage offre une exposition plus marquée aux concessions françaises et aux infrastructures. Bouygues, de son côté, présente un profil plus diversifié, avec un potentiel lié à Equans et aux télécoms, mais aussi davantage d’incertitude réglementaire à court terme.

Bonne journée !
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07/05/2026
Bonjour,
Je voudrais savoir ce que vous pensez de l'action Take Two Interactive qui fait partie du Nasdaq 100 et qui a déjà un beau parcours en Bourse.
Merci,
Pierre-Jean
Bonjour Pierre-Jean,

Le parcours boursier de Take-Two Interactive est effectivement solide, porté par la qualité de ses franchises dans les jeux vidéo, notamment Grand Theft Auto, NBA 2K, Red Dead Redemption ou encore Borderlands. Le principal intérêt du dossier reste la sortie attendue de Grand Theft Auto VI, désormais prévue le 19 novembre 2026, qui pourrait ouvrir une nouvelle phase de croissance pour le groupe si le lancement est à la hauteur des attentes. Les derniers résultats publiés montrent aussi une bonne dynamique commerciale, avec des réservations nettes supérieures aux attentes et des perspectives relevées pour l’exercice 2026.

Notre avis est donc positif sur le moyen et le long terme. En revanche, après la forte progression du titre, une partie des bonnes nouvelles semble déjà intégrée dans le cours. Le risque principal vient du niveau d’attente très élevé autour de GTA VI : tout retard supplémentaire, toute déception commerciale ou tout ralentissement du secteur du jeu vidéo pourrait entraîner de la volatilité. Le dossier reste donc de qualité, mais il doit être abordé avec une vision de long terme et en gardant à l’esprit que le potentiel dépendra beaucoup de l’exécution des prochains grands lancements du groupe.

L’objectif moyen du marché sur Take-Two Interactive Software (ISIN : US8740541094) ressort autour de 276$ à 284$ à horizon 12 mois selon les différentes banques et bureaux d'études, soit environ +22% à +26% par rapport au cours actuel, proche de 226$.

Bien sûr, notre réponse ne constitue pas un conseil personnalisé.

N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Nous vous souhaitons une excellente journée.
Bourse
05/05/2026
Merci de comparer si possible sur un graphique l’évolution du Nasdaq et de l’action Goldman Sachs entre 2000 et 2026. J’ai tendance à penser que Goldman Sachs est moins sensible aux bulles (Internet en 2000 et IA maintenant).
Bonjour Eric,

Question très intéressante ! Nous nous permettons de partager à l'ensemble de la Communauté Bourse Privée notre réponse ici.

Tout d'abord, vous trouverez ici le graphique comparatif. L'évolution du Nasdaq apparaît sous forme de chandeliers japonais (verts et rouges) et celle de l'action Goldman Sachs sous forme de courbe bleue.

On ne peut pas conclure, à partir de ce seul graphique, que l’action Goldman Sachs est moins volatile que le Nasdaq 100. Au contraire, si l’on regarde les rendements annuels de 2000 à 2025, la volatilité ressort plus élevée pour Goldman Sachs que pour le Nasdaq 100. En calculant l’écart-type des performances annuelles sur cette période, on obtient environ 28,6% pour le Nasdaq 100 contre environ 35,5% pour Goldman Sachs.

Autrement dit, sur longue période, l’action Goldman Sachs a davantage fluctué d’une année sur l’autre que l’indice Nasdaq 100. Ce calcul est réalisé de clôture annuelle à clôture annuelle, sans ajustement des dividendes ni de l’inflation, ce qui reste cohérent avec une comparaison de graphiques de prix.

En revanche, Goldman Sachs a effectivement beaucoup moins souffert que le Nasdaq 100 lors de l’éclatement de la bulle internet. Entre 2000 et 2002, le Nasdaq 100 a perdu environ 73%, tandis que Goldman Sachs a reculé d’environ 28%. Cela s’explique par la nature différente des deux actifs : le Nasdaq 100 était très exposé aux valeurs technologiques, alors que Goldman Sachs est une banque d’investissement.

Mais cette moindre sensibilité à la bulle internet ne signifie pas que Goldman Sachs est moins risquée en général. En 2008, pendant la crise financière, Goldman Sachs a chuté de 60,8% sur l’année, contre 41,9% pour le Nasdaq 100.

La conclusion la plus juste est donc la suivante : Goldman Sachs a été moins exposée à la bulle internet que le Nasdaq 100, mais elle n’est pas moins volatile sur longue période. Elle est simplement sensible à d’autres cycles : les marchés financiers, le crédit, l’activité bancaire, les fusions-acquisitions et la confiance dans le système financier.

Le Nasdaq 100 est davantage sensible aux excès de valorisation dans la technologie, tandis que Goldman Sachs est davantage exposée aux crises financières et bancaires.

Nous vous souhaitons une excellente soirée.
Bourse
30/04/2026
Pourquoi Stellantis perd 6,40% ce jeudi ?
Bonjour Nicolas,

Votre question tombe à pic, nous avons justement traité le sujet dans le Journal de la Bourse de ce jeudi soir.

L’action Stellantis cède 6,40% à 6,21€ (-34% désormais en 2026, -25% en 2025), non pas parce que les résultats publiés par le constructeur automobile sont mauvais en apparence, mais parce qu’ils ne rassurent pas assez les marchés. Le groupe, propriétaire notamment de Peugeot, Citroën, Fiat, Jeep et Opel, a bien renoué avec les bénéfices au cours des trois premiers mois de l’année. Son chiffre d’affaires a aussi progressé. Mais les investisseurs regardent surtout la vitesse du redressement, et de ce point de vue, ils restent prudents.

Le principal sujet d’inquiétude concerne l’argent réellement généré par l’activité du groupe. Stellantis continue de consommer beaucoup de trésorerie : sur les trois premiers mois de 2026, l’entreprise a dépensé environ 1,9 milliard d’euros de plus qu’elle n’en a généré dans son activité industrielle. C’est moins mauvais qu’un an plus tôt, où la consommation dépassait 3 milliards d’euros, mais cela reste élevé. Pour le marché, cela signifie que le redressement est encore fragile.

Autre élément qui pèse sur la confiance : une partie de l’amélioration des bénéfices vient d’un événement exceptionnel. Stellantis attend environ 400 millions d’euros de remboursement liés à des droits de douane aux États-Unis. Autrement dit, une partie de la bonne performance du trimestre ne vient pas uniquement d’une amélioration durable des ventes ou de la rentabilité. C’est ce qui rend les investisseurs plus méfiants.

Par ailleurs, l’an dernier, Stellantis a enregistré une perte opérationnelle de 842 millions d’euros et une perte nette de plus de 22 milliards d’euros, principalement en raison d’importantes dépréciations liées à ses actifs industriels dans l’électrique.

Le marché s’inquiète aussi de la situation en Amérique du Nord, une région historiquement très importante pour Stellantis. C’est là que le groupe a longtemps gagné beaucoup d’argent, notamment grâce à ses marques Jeep et Ram. Or, sans l’effet favorable du remboursement attendu des droits de douane, les résultats dans cette zone auraient été beaucoup moins solides. En Europe aussi, la rentabilité reste sous pression.

Enfin, Stellantis n’a pas relevé ses prévisions pour 2026. Le groupe confirme simplement ses objectifs et indique qu’il vise une amélioration progressive. Les marchés espéraient clairement un signal plus fort, montrant que le redressement était déjà bien engagé. À la place, ils retiennent que la situation s’améliore, mais lentement, trop lentement !

La baisse de l’action s’explique donc par un décalage entre des chiffres meilleurs qu’auparavant et des attentes encore élevées de la part des investisseurs. Stellantis va mieux, mais pas encore assez vite pour convaincre pleinement la Bourse. Le prochain rendez-vous important sera la présentation du nouveau plan stratégique du groupe, prévue le 21 mai.

Nous vous souhaitons une excellente journée.
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24/04/2026
Bonjour,
Que pensez-vous de l'action FDJ United après la baisse récente ?
Est-ce une opportunité d'achat compte tenu du fait que le rendement du dividende est de 8% ?
Cordialement,
Frederic
Bonjour Frédéric,

La baisse récente de FDJ United s’explique surtout par une publication trimestrielle décevante à court terme. Au premier trimestre 2026, le produit brut des jeux a progressé de 1%, mais le chiffre d’affaires a reculé de 3%, à 895 millions d’euros, notamment à cause d’un impact fiscal de 24 millions d’euros et d’un environnement moins favorable dans les paris sportifs. Le marché a donc sanctionné le titre, car ces éléments pèsent sur la visibilité à court terme. Nous en parlions mercredi soir dans le Journal de la Bourse.

Le rendement du dividende, proche de 8%, est effectivement attractif. Le dividende approuvé au titre de 2025 est de 2,10€ par action, avec un paiement prévu le 30 avril 2026, ce qui explique ce rendement élevé après la baisse du cours. Toutefois, un rendement élevé ne doit pas être le seul critère de décision : il peut aussi traduire une défiance du marché, notamment lorsque les investisseurs s’inquiètent de la croissance future, de la fiscalité ou de la capacité du groupe à maintenir durablement sa rentabilité.

Sur le fond, FDJ United reste une société de qualité, avec des activités relativement résilientes, une marque très forte en France, une position solide dans la loterie et une diversification accrue depuis le rachat du suédois Kindred. La baisse récente peut donc être considérée comme un point d’entrée plus intéressant qu’auparavant, mais plutôt dans une logique de moyen et long terme, en acceptant que le titre puisse rester volatil à court terme tant que les inquiétudes sur la fiscalité, la régulation et l’intégration de Kindred ne seront pas dissipées.

Nous pensons que FDJ United conserve un profil intéressant pour un investisseur recherchant une valeur de rendement sur le moyen et le long terme, mais l’achat ne doit pas reposer uniquement sur le dividende. Le potentiel de l'action dépendra surtout de la capacité du groupe à stabiliser sa rentabilité, à intégrer ses acquisitions et à retrouver une meilleure dynamique de croissance. Le titre fait partie de nos recommandations et de notre portefeuille sportif de long terme et nous visons toujours un objectif de 50,20€ à horizon moyen / long terme (en plus du dividende).

Bien sûr, notre réponse ne constitue pas un conseil personnalisé.

N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Nous vous souhaitons une excellente journée.
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13/04/2026
Bonjour
Êtes-vous positifs sur TF1 ?
Merci
Cordialement
Bonjour Fabien,

TF1 apparaît comme une valeur de média solide, davantage défensive que spéculative. Le groupe a publié pour 2025 un chiffre d’affaires de 2,297 milliards d’euros, une marge d’activité de 11% et une trésorerie nette de 515 millions d’euros. Surtout, la transformation numérique continue d’avancer : les revenus publicitaires de TF1+ ont encore fortement progressé pour atteindre 198 millions d’euros, tandis que le groupe reste leader d’audience en France. Le principal point de vigilance est bien identifié : la publicité télévisée traditionnelle demeure sous pression, et TF1 anticipe encore un marché linéaire tendu en 2026.

À moyen et long terme, nous sommes positifs sur l'action. La raison est simple : TF1 ne se résume plus à une chaîne de télévision, mais s’appuie sur une plateforme numérique qui monte en puissance, sur une situation financière saine et sur un nouvel accélérateur avec l’accord de distribution conclu avec Netflix à partir de l’été 2026. Pour le grand public, TF1 peut donc se lire comme un acteur mature, rentable et en transition numérique crédible, même si son rythme de progression devrait rester plus modéré que celui d’une valeur technologique.

Bien sûr, notre réponse ne constitue pas un conseil personnalisé. N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.
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13/04/2026
Bonjour et merci de me donner votre analyse de l'action EXAIL TECHNOLOGIES EXA • FR0000062671 •
Bien cordialement
Bonjour Antoine,

Exail Technologies n’a pas le profil d’une valeur tranquille : c’est un dossier de croissance industrielle et de défense, donc potentiellement très volatil, mais aussi plus ambitieux. Les chiffres 2025 sont très solides, avec 844 millions d’euros de commandes, en hausse de 87%, 479 millions d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 28%, et 103 millions d’euros d’EBITDA, en progression de 40%. Le carnet de commandes dépasse 1,07 milliard d’euros. Le moteur de fond est clair : la robotique navale, les drones de surface, la guerre des mines et les systèmes de navigation de haute précision, sur des marchés soutenus par les besoins des marines et des applications de défense.

À moyen et long terme, nous sommes positifs sur cette action. Le groupe gagne à la fois en taille, en rentabilité et en visibilité, tout en visant encore une croissance à deux chiffres en 2026 et une progression de l’EBITDA supérieure à celle du chiffre d’affaires. Le point à bien garder en tête est que ce type de société dépend beaucoup de l’exécution industrielle, du calendrier des grands contrats et d’une structure financière plus complexe qu’une entreprise classique, notamment avec les obligations convertibles. En clair, le potentiel paraît élevé, mais avec un niveau de risque et de volatilité supérieur à celui d’une grande valeur défensive.

Bien sûr, notre réponse ne constitue pas un conseil personnalisé. N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.
Bourse
28/03/2026
Bonjour,

Dans un contexte post-conflit, on peut supposer que plusieurs pays vont accélérer la transition énergétique. Notamment, on peut supposer que le nucléaire civil prendra une place croissante.

Quelles sont alors les sociétés cotées en Bourse susceptibles de profiter de cette éventuelle évolution ? Pas simplement pour l'investissement à long terme dans des réacteurs mais aussi en ce qui concerne l'uranium et des sociétés qui peuvent indirectement en profiter d'un point de vue logistique de mise en œuvre.

Dans ce domaine, existe-t-il aussi un ETF résolument orienté sur ce type de sociétés ?

Merci pour votre réponse.
Bonjour Pierre,

Dans un contexte où la sécurité énergétique redevient une priorité stratégique après les tensions apparues depuis le 28 février 2026, le nucléaire civil peut effectivement retrouver un rôle plus important. L’idée est simple : quand le pétrole et le gaz deviennent plus incertains, plus chers ou politiquement plus sensibles, les États cherchent davantage de production domestique, pilotable et moins dépendante des routes maritimes. Reuters soulignait encore récemment que le choc énergétique lié au conflit pousse de nombreux pays à réfléchir à une réduction de leur dépendance aux fossiles, tandis que l’Association nucléaire mondiale anticipe une hausse de la demande d’uranium d’ici 2030. Cela ne veut pas dire que tout le secteur montera d’un seul bloc, mais cela signifie que la chaîne nucléaire redevient un thème crédible de long terme, aussi bien pour le combustible que pour les services industriels qui permettent de faire tourner la filière.

Quand on regarde les sociétés cotées susceptibles d’en profiter, il faut raisonner par maillons. Le premier maillon, c’est évidemment l’uranium lui-même, avec des producteurs comme Kazatomprom ou Cameco. Le deuxième maillon, souvent encore plus stratégique, c’est l’enrichissement et la sécurisation de l’approvisionnement en combustible, avec par exemple Centrus, qui a obtenu début 2026 un important soutien public américain pour accroître ses capacités d’enrichissement. Le troisième maillon est plus indirect, mais très intéressant : l’ingénierie, les composants, les services et la mise en œuvre, avec des sociétés comme AtkinsRéalis dans l’ingénierie nucléaire ou BWX Technologies dans les composants et équipements. Cameco mérite aussi une attention particulière car l’entreprise bénéficie non seulement de l’uranium, mais aussi de son exposition à Westinghouse, actif important dans la construction et les services nucléaires. Autrement dit, si la thèse est celle d’une renaissance du nucléaire, les gagnants potentiels ne seront pas seulement les mineurs d’uranium, mais aussi les “pelles et pioches” de la filière.

Pour les ETF, il existe bien des véhicules orientés sur ce thème. Le Sprott Uranium Miners est le plus proche d’un pari direct sur la partie amont, c’est-à-dire les mineurs d’uranium et certains acteurs liés au métal lui-même. Le VanEck Uranium and Nuclear Technologies est plus large : il ne se limite pas aux mines et inclut aussi des entreprises liées aux technologies et infrastructures nucléaires. En pratique, cela signifie que le Sprott est plus “pur uranium”, alors que le VanEck est plus “écosystème nucléaire”. En revanche, il n’existe pas vraiment d’ETF grand public centré uniquement sur la logistique de mise en œuvre au sens strict ; pour cette exposition plus indirecte, le VanEck paraît aujourd’hui le véhicule le plus proche de cette idée.

Bien sûr, notre réponse ne constitue pas un conseil personnalisé. N'hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Nous vous souhaitons une excellente soirée.
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20/03/2026
Bonjour, que pensez-vous de Deezer ? La hausse peut-elle se poursuivre d'après vous ? Cordialement.
Bonjour Jacques,

Malgré la précédente hausse du titre, nous restons négatifs sur Deezer. Le groupe a certes publié des résultats 2025 en nette amélioration, avec un premier bénéfice net annuel de 8,5 millions d’euros, un résultat opérationnel redevenu positif et une trésorerie nette de 57,4 millions d’euros, ce qui explique la bonne réaction du marché. Mais, dans le même temps, le chiffre d’affaires 2025 a légèrement reculé à 534 millions d’euros, les revenus issus des partenariats ont baissé de 12,1% et la direction vise pour 2026 un niveau de chiffre d’affaires globalement stable, avec simplement le maintien d’un résultat opérationnel positif et d’une trésorerie disponible positive.

Autrement dit, le dossier progresse sur la rentabilité, mais la dynamique de croissance reste encore trop modeste pour justifier, selon nous, une poursuite durable de la hausse à ce stade. Le marché a salué un vrai mieux, mais une partie de cette amélioration est déjà intégrée dans le cours, alors que la visibilité sur une accélération du chiffre d’affaires demeure limitée. Notre avis reste donc prudent et négatif sur le titre pour le moment.

Cette réponse reflète notre opinion générale sur le titre et ne constitue pas un conseil d’investissement personnalisé.

Bonne journée !

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