Jeudi 24 mai

Alors que l’incertitude plane sur la zone euro, provoquant une fébrilité sur les marchés financiers, le sommet européen qui se tenait hier n’a pas été à la hauteur des enjeux. Ce rendez-vous manqué continue de peser sur la monnaie unique, déjà fortement chahutée la veille, et plus encore sur les couts d’emprunts des pays jugées les plus fragiles. Le spectre d’une contagion de la crise grecque à la péninsule ibérique reste à ce titre un motif d’angoisse majeur pour les marchés.

Afin de lutter contre la spéculation sur les dettes souveraines, le thème des euro-obligations, une idée défendue par François Hollande mais que l’Allemagne refuse de mettre en place, a été abordée, mais les points de désaccord persistent alors que la croissance économique fait défaut. Le PMI manufacturier Français qui s’est effondré à 44,4 en mai, contre 46,9 en avril et 47 attendu est là pour en témoigner.

D’ailleurs, outre le spectre d’une sortie de la Grèce de la zone euro, les marchés redoutent surtout un clash entre la France et l’Allemagne, les deux locomotives économiques de l’Europe, sur la question centrale de la croissance. Car les points de vue sur les moyens de relancer la machine économique divergent aussi entre la France et l’Allemagne, notamment parce qu’ils n’ont pas la même définition de la croissance.

A l’issue de ce sommet qui se voulait informel, les 27 se sont contentés de réaffirmer leur "volonté que la Grèce reste dans la zone Euro, tout en respectant ses engagements" de redressement budgétaire. Mais en coulisse les Européens se préparent au pire, c’est à-dire à une sortie de la Grèce de l’euro. L’Eurogroupe aurait d’ailleurs demandé à un groupe de travail de plancher sur l’organisation d’une sortie de la Grèce de la zone euro", afin de ne pas être pris de court par la réalité, et surtout pour prévenir une contagion de la crise à l’Espagne et l’Italie. Pour de plus en plus d’économistes, une sortie de la Grèce de l’union monétaire est inéluctable, les économistes de Citigroup prévoient déjà sa sortie pour le 1 er janvier 2013.

De quoi provoquer des tensions sur les marchés obligataires. Le CDS espagnol à 5 ans se tend de 4 points de base pour s’établir à 544 points alors que parallèlement les taux longs du pays s’inscrivent à 6,21%. La prime de risque à 5 ans pour l’Italie suit la même pente ascendante que l’Espagne avec un CDS qui s’installe confortablement au dessus du seuil des 500 points, en hausse de 11 points, à 516 points alors que le taux à 10 ans s’établit à 5,66%. Le CDS français à 5 ans progresse également de 5 points de base à 223 points, alors que parallèlement l’OAT se détendait de 7 points, pour s’inscrire à 2,67%.

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