SARKOZY FAIT LES GROS YEUX AUX BANQUES

vendredi 16 janvier
Auteur: Marc Fiorentino
Il y a 11 ans - Le 16/01/2009 à 07h01

Nouvelle injection de fonds dans les banques et le gouvernement fait semblant de demander plus de garanties cette fois que lors de la première injection de fonds.

Nicolas Sarkozy a prononcé un discours musclé sur les banques
J'avais envie de dire: enfin. Cela fait des mois que l'Etat a accordé une première aide massive aux banques sans obtenir aucune contrepartie. La France avait choisi un mode d'aide différent des autres pays puisque le gouvernement a prêté de l'argent aux banques sans prendre une part du capital et sans imposer aucune autre contrainte, se contentant d'un engagement moral. On sait ce qui s'est passé. Les banques ont absorbé l'aide gouvernementale, donc l'argent des contribuables, sans prêter le moindre euro aux petites entreprises ni aux ménages qui en avaient besoin. Nicolas Sarkozy a fini par comprendre qu'il n'obtiendrait rien sans engagement formel. Un engagement qu'il semblait exiger pour la nouvelle injection de fonds propres.

Est ce que cela va fonctionner cette fois ci ?
Et non. A mon avis, toujours pas. Regardons de prés les exigences du gouvernement. Interdire les bonus pour les dirigeants, rien à dire. Les bonus étaient absurdes par rapport à des risques encourus gigantesques. Il vaudrait mieux d'ailleurs limiter les bonus que les interdire pour garder un élément de motivation. Limiter les dividendes versés, c'est une mesure de bon sens. Les banques ont besoin d'argent, ce n'est pas le moment de le distribuer. Mais cela pénalise tout de même les petits actionnaires. Reste le point le plus important: s'assurer que les banques prêtent à nouveau de l'argent. Et on a vu que ni les menaces de Christine Lagarde, ni la bonne volonté du médiateur n'ont servi.

Le gouvernement a t'il rééllement des moyens de controler les crédits accordés?
En théorie oui. En pratique non. Impossible ou difficile d'identifier le montant des nouveaux prêts qui pourraient être accordés suite à l'injection de capital. Le gouvernement fait une erreur. Il devait entrer au capital des banques. En tant qu'actionnaire majeur, il a des droits, en tant que bailleur de fonds il n'en a aucun.
C'est reparti pour un tour.
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