Incroyable !
Fascinant d'assister en direct à une telle accélération de l'histoire.
En une seule semaine, une partie du monde a changé de direction. L'Europe, l'Allemagne, les États-Unis.
Avec des tournants majeurs qu'on peut qualifier, sans prendre trop de risques, d'historiques.
L'Europe ne sait bouger que lorsqu'elle décrète qu'il y a urgence.
Et elle a testé une méthode d'intervention ultra-rapide lors de la crise du Covid.
Il y avait urgence sanitaire.
Aujourd'hui, elle a décrété qu'il y avait urgence militaire.
Et elle ressort donc les mêmes recettes.
Des réunions exceptionnelles d'urgence.
Un processus de décision immédiat.
La mobilisation instantanée de budgets de centaines de milliards.
Et la levée du verrou du contrôle budgétaire avec la mise entre parenthèses de la contrainte des 3%.
Ah oui, j'oublie un élément dans l'arsenal du Covid, c'est notre président qui joue les chefs de guerre.
Ce tournant n'est pas une vraie surprise.
Nous écrivions il y a quelques semaines qu'il fallait attendre les élections pour que l'Allemagne décide de sortir de ses contraintes budgétaires et de dettes.
L'erreur faite par ceux qui adorent, surtout en France, enterrer l'Allemagne prématurément est que l'Allemagne est un pays très riche. Peu de déficit. Peu d'endettement.
Ils ont largement les moyens de relancer leur économie et de la faire pivoter.
Et ils vont le faire.
Il y en a plusieurs.
L'un était attendu.
Trump veut se désengager de l'Europe.
Dans les bons jours, nous ne l'intéressons pas, dans les mauvais jours, il nous déteste.
Bref, l'Europe pour lui, c'est fini.
Sauf la Russie bien sûr.
Deuxième tournant.
Et celui-ci n'est pas forcément volontaire.
Son mode de fonctionnement pour le moins erratique, on l'a vu encore hier avec la suspension de droits de douane qu'ils avaient décidés la veille, pourrait fortement ralentir la croissance américaine.
Contre toute anticipation.
C'est notre scénario.
Le monde change sous nos yeux.
À la vitesse de l'éclair.
Et il faut s'adapter.
Et adapter vos placements.
C'est ce qu'on fait pour vous dans notre gestion pilotée.
Et c'est passionnant.
Et c'est un plaisir de vivre ces changements avec vous tous les jours.
QUOI DE NEUF?
Le monde change mais, elle, ne change pas.
Elle est toujours aussi perdue.
Le discours de Christine Lagarde hier était navrant.
La BCE a baissé ses taux de 0.25% à 2.5%.
0.25% seulement.
Alors qu'il n'y a pas d'inflation.
Et Christine Lagarde se demande s'il ne faut pas arrêter de baisser les taux.
Navrant.
Martine Aubry se retire de la mairie de Lille.
Et quand on pense Martine Aubry, on pense 35 heures.
Et plus j'y réfléchis depuis des années et plus je me dis que les 35 heures ont été le véritable accélérateur du déclassement de la France.
Ils ont légalisé la paresse et pénalisé le travail.
Or il n'y a pas de richesse sans travail.
Un drame donc.
On ne la remercie pas.
L'Assurance-vie.
Encore et toujours.
Le couteau suisse de la gestion de patrimoine.
Avec un record de collecte qui date de 2010 pour un mois de janvier. 4.5 milliards d'euros.
Et un encours qui dépasse les 2 000 milliards d'€ !
Il faut dire qu'avec les fonds euros boostés, il y a une véritable opportunité à saisir.
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On va parler de la transition militaire, du pivot de l'Allemagne de la relance européenne, des taux d'intérêt, des prévisions sur la Bourse, des actions à acheter ou vendre avec nos Jedi de l'économie et de la Finance, Léa Dunand Chatellet de DNCA Finance, Andrzej Kawalec de Moneta AM, Patrice Gautry de l'Union Bancaire Privée et Wilfrid Galand de Montpensier Arbevel.
À ne pas manquer.
Sur BFM Business, ce soir à 20h et en replay samedi à 9h, et dimanche à 11h et 21h.
Et en podcasts sur toutes les grandes plateformes.
Par Dorian Abadie, analyste Bourse Meilleurtaux Placement.
"Les marchés européens sont en repli après la BCE. Le CAC 40 cède 0,85% dans les premiers échanges, à 8 125 points. Il préserve pour le moment un fragile gain hebdomadaire de 0,20%. Hier, la BCE a abaissé son principal taux directeur à 2,5%, une décision largement anticipée et très insuffisante. Mais c’est surtout le discours de sa présidente qui a semé le doute, comme bien souvent... Lagarde a insisté sur l’incertitude omniprésente, notamment liée à la politique commerciale américaine, rendant les prochaines baisses de taux plus incertaines, avec une possible pause à la clé. Ajoutez à cela une révision à la baisse des prévisions de croissance pour 2025 et 2026 et un marché qui attend fébrilement le rapport sur l’emploi américain cet après-midi, et vous obtenez des investisseurs sur la défensive. Comme hier, les valeurs du luxe évoluent dans le rouge ce matin, lestant l’indice français : LVMH (-2,6%) et Hermès (-2,2%) sont les plus sanctionnées ce matin."
Le titre du jour dans Les Echos : "133 milliards de profits en 2024 pour les entreprises du CAC 40", 10% de moins qu'en 2023, mais les chiffres restent solides, bravo aux entreprises du CAC 40 qui savent s'adapter à un monde qui change ; Louis Vuitton se lance dans le maquillage ; Bonne question des Echos encore : "À quoi ça sert de faire partie d'une délégation présidentielle ?", à frimer auprès de ses potes ; Le point séries : en cours, épisode hebdo par épisode : "White Lotus 3" et "1923", toujours bien, je continue ; J'ai terminé en revanche "Prime Target" sur ce mathématicien qui découvre une formule qui peut changer la face du monde, un thriller qui avait bien démarré mais qui s'est enfoncé dans les derniers épisodes, vous pouvez ne pas le voir ; L'Allemagne réfléchit à réintroduire le service militaire, volontaire ; Les "Enfoirés" permettent de distribuer 12 millions de repas par an ; Je vous souhaite un excellent week-end ensoleillé et doux ; Suivez-moi sur X et linkedin en cliquant sur les liens.