Mardi 25 mars

Une année de tous les records pour les dividendes mondiaux !

par Ilan Free, Relation investisseurs EuroLand Corporate

En 2024, les dividendes mondiaux ont culminé à 1 750 milliards de dollars, enregistrant une croissance moyenne de 5,2 %, selon le Janus Henderson Global Dividend Index. Ce chiffre, qui dépasse les prévisions initiales de 1 730 milliards, doit son éclat à une accélération saisissante au quatrième trimestre (+9,4 %), portée par les États-Unis et le Japon. Le secteur financier a dominé les débats, tandis que les géants technologiques ont bousculé l’ordre établi, propulsant cette année dans une dimension inégalée.


Une dynamique mondiale à pleine puissance

Parmi les 1 200 entreprises majeures étudiées, 88 % ont maintenu ou accru leurs dividendes, avec une hausse médiane de 6,7 % qui traduit une vitalité remarquable [Rapport Janus Henderson, 2024]. Le secteur financier a dicté sa loi, mobilisant 434,8 milliards de dollars, dont 257,6 milliards issus des banques, galvanisées par des taux d’intérêt transformant les bilans en machines à profits. Les télécommunications, la construction et l’assurance ont suivi avec des hausses à deux chiffres, contrastant avec un recul de 26 milliards dans les secteurs minier et des transports.

L’entrée fracassante de Meta, Alphabet et Alibaba parmi les payeurs a redessiné les contours du paysage, avec 15,1 milliards de dollars distribués, soit 20 % de la croissance mondiale. « Ces acteurs, arrivés à maturité, mobilisent leurs réserves de liquidités pour les actionnaires », observe Jane Shoemake, de l’équipe Global Equity Income chez Janus Henderson. Les chiffres par région soulignent cette montée en puissance.


La France, locomotive européenne sous les projecteurs

La France s’est imposée comme un pilier incontournable en Europe, avec 74,2 milliards de dollars distribués en 2024, soit une croissance moyenne de 8,2 %, l’une des plus élevées parmi les économies avancées. Ce dynamisme, qui place le pays parmi les 17 nations à battre des records, repose sur des performances solides dans des secteurs clés. Axa et BNP Paribas ont été les fers de lance, leurs bénéfices gonflés par des taux d’intérêt favorables et une gestion rigoureuse leur permettant de redistribuer des montants significatifs. Safran, porté par la reprise aéronautique, et EssilorLuxottica, soutenu par la demande mondiale en optique de luxe, ont renforcé cette trajectoire.

« Avec une hausse moyenne de 8,2 %, la France affirme sa position de leader européen », souligne Charles-Henri Herrmann, directeur du développement France & Distribution Benelux chez Janus Henderson. Cependant, cette réussite n’est pas exempte de failles : Société Générale a amputé ses versements de 47 %, reflet de difficultés internes qui ont freiné l’élan collectif. Malgré ce bémol, la contribution française au total européen (313,2 milliards de dollars) reste prépondérante, illustrant une capacité à rivaliser avec les poids lourds mondiaux dans un contexte de forte concurrence.

Les leaders mondiaux en lumière

Le classement des 10 principaux payeurs mondiaux en 2024 met en évidence une hiérarchie dominée par des géants internationaux

Microsoft conserve son statut de leader avec 22 milliards de dollars, suivi par ExxonMobil, dynamisé par l’acquisition de Pioneer Resources à 16,7 milliards. Aucune entreprise française n’intègre ce top 10, un rappel de l’écart entre les champions nationaux et les titans mondiaux en termes de volumes absolus.

Perspectives 2025 : une ambition intacte

Janus Henderson anticipe une croissance moyenne de 5,0 % en 2025, portant les dividendes à 1 830 milliards de dollars. Malgré les incertitudes liées aux tensions commerciales sous l’administration Trump et à la hausse des coûts de financement, cette projection reflète une stabilité notable. « Les dividendes démontrent une résilience supérieure aux bénéfices face aux cycles économiques », affirme Jane Shoemake. Les marchés escomptent une progression des profits dépassant 10 %, mais la volatilité des taux et des obligations pourrait imposer des limites.


Les SMID CAPS françaises à l’épreuve

Pour les petites et moyennes capitalisations françaises, cette année record accentue les contrastes. Les grandes entreprises nationales, comme Axa et BNP Paribas, ont brillé, mais les SMID CAPS, aux ressources plus contraintes, ont souvent privilégié la rétention de leurs liquidités. Les 15,1 milliards de dollars versés par Meta, Alphabet et Alibaba – un quart des dividendes français – soulignent l’ampleur de la compétition.

Cette conjoncture intensifie les attentes des investisseurs envers des rendements attractifs, plaçant les SMID CAPS devant un choix stratégique : distribuer pour renforcer leur visibilité ou préserver leurs moyens pour investir. En 2025, celles qui sauront ajuster leurs versements avec précision pourraient exploiter cette tendance mondiale pour accroître leur présence sur les marchés financiers.

EuroLand Corporate, premier Listing Sponsor du marché Euronext Growth Paris, accompagne plus de 60 sociétés cotées, dont 36 en qualité de Listing Sponsor, dans leur stratégie de structuration et d’optimisation de leur communication financière.


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