Les marchés : -1,4% sur la semaine
Les marchés terminent la semaine sans véritable direction. Le CAC 40 recule de 0,07% ce vendredi, à 8 143 points, portant sa baisse hebdomadaire à 1,4%. Après le rebond observé hier, la prudence a rapidement repris le dessus. Le soulagement né à Davos grâce à l’annonce d’un protocole d’accord par Trump sur le Groenland a laissé place à l’attentisme, dans un contexte toujours marqué par ses menaces commerciales. Le président américain a en effet de nouveau brandi l’arme des droits de douane contre plusieurs pays européens opposés à ses ambitions sur ce territoire, rappelant que la géopolitique reste un facteur d’instabilité majeur pour les marchés…
En Europe, les indicateurs économiques n’ont pas apporté de réel soutien. L’activité du secteur privé français s’est contractée de manière inattendue en janvier, la faiblesse de la demande dans les services l’emportant sur la légère amélioration observée dans l’industrie. À cela s’ajoute une séquence politique animée, avec le rejet à l’Assemblée nationale de deux motions de censure visant le gouvernement Lecornu, après l’utilisation de l’article 49.3 sur la partie recettes du projet de loi de finances pour 2026.
Sur les marchés de devises et de matières premières, les mouvements sont plus marqués. Le dollar poursuit son repli, les investisseurs cherchant à réduire leur exposition aux actifs américains dans un environnement politique très incertain et toujours animé par Trump. Dans le même temps, l’or confirme sa hausse fulgurante de 170% depuis janvier 2023 et s’approche d’un nouveau record, autour des 5 000$ l’once. À ce stade, rien ne semble freiner l’élan de la valeur refuge, reflet d’un climat où la prudence reste clairement de mise.
Les valeurs : TotalEnergies, Intel, Attention Pépite !
TotalEnergies
TotalEnergies a mieux traversé l’année 2025 que ce que les marchés craignaient, malgré la baisse des prix du pétrole et du gaz. Avant la publication officielle de ses résultats le 11 février prochain, le groupe a communiqué plusieurs données pour rassurer les investisseurs et montrer que son activité reste solide. Le contexte a pourtant été difficile, avec des prix de l’énergie en recul. Pour compenser, Total a augmenté sa production de pétrole, de gaz et de gaz naturel liquéfié (GNL), ce qui a permis de limiter la baisse de ses bénéfices.
En parallèle, ses activités de raffinage et de chimie ont profité d’une forte amélioration des marges, renforçant la performance globale du groupe. Grâce à la diversité de ses métiers, Total parvient à maintenir un flux de trésorerie stable et un bilan financier robuste. Cette solidité lui permet de conserver sa généreuse politique de rémunération des actionnaires. Hors dividende d’environ 6% justement, le titre a progressé de 4% l’an dernier et affiche déjà 5% de hausse depuis le 1er janvier. Ce soir, il signe l’une des meilleures performances du CAC : +1,29% à 57,98€.
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Intel
Lourde chute d’Intel ! Le géant américain de l’informatique et des semi-conducteurs perd 15,50% dans les premières heures d’échanges de Wall Street, à 45,88$. En cause, l’entreprise n’arrive pas à produire suffisamment de puces pour répondre à la forte demande liée à l’intelligence artificielle et aux centres de données. Pourtant, après avoir longtemps manqué le boom de l’IA dominé par Nvidia, Intel avait récemment regagné l’intérêt du marché grâce à une reprise de la demande, à des investissements majeurs et à une forte hausse de son cours en Bourse (+84% en 2025). Cette progression reposait toutefois davantage sur l’espoir d’un redressement que sur des résultats concrets.
Aujourd’hui, Intel fait face à des problèmes d’approvisionnement, à un retard dans l’adaptation de ses usines aux nouveaux types de semi-conducteurs et à des prévisions financières inférieures aux attentes. La pénurie de composants pourrait aussi freiner les ventes de PC, un marché clé pour l’entreprise. Même si Intel s’attend à une amélioration progressive de l’offre dans les prochains mois, les bureaux d’analyse estiment que l’entreprise a mal anticipé l’ampleur de la demande et reste sous pression. Sous la direction de son nouveau PDG, Intel cherche à réduire ses coûts et à recentrer sa stratégie, mais les annonces sur de potentiels nouveaux clients et sur ses futures technologies restent, pour l’instant, limitées et insuffisantes pour rassurer pleinement les investisseurs. Malgré la chute du jour, le titre affiche toujours 24% de hausse depuis le 1er janvier.
Attention Pépite !
Le dirigeant d’une pépite française a récemment été reçu par Marc Fiorentino. Une société fondée en 2014, positionnée sur un segment en forte croissance, celui des compléments alimentaires dédiés au bien-être cardio-métabolique. Sa singularité repose sur une approche rare dans le secteur des formules d’origine végétale, développées en lien avec des partenariats académiques de tout premier plan, et surtout validées scientifiquement. Un positionnement différenciant, une vision de long terme et une ambition claire sur un marché porteur. En somme, une trajectoire qui mérite clairement le détour. Découvrez l’échange ici.
La recommandation du jour : Or, nouveau record historique
Marc vous en parlait ce matin, l’or continue de pulvériser ses records ! Ce vendredi, l’once d’or (voir lexique) a franchi un nouveau sommet historique à 4 967$ (4 225€). Les piliers structurels restent intacts : achats massifs des banques centrales mondiales, anticipations de baisse des taux de la Fed, instabilité géopolitique… La remise en question de l’indépendance de la Fed par Trump a également joué sur la hausse de la valeur refuge ces dernières semaines.
Contrairement à une idée reçue, l’or est particulièrement volatil. Voici ses performances récentes : +13% en 2023, +27% en 2024, +64,5% en 2025 et déjà +15% en 2026 ! Bien sûr, son prix peut baisser de manière prolongée, bien que les performances des dernières années donnent l’impression inverse. Par exemple, entre septembre 2011 et décembre 2015, son prix s’est effondré de 45% ! C’est un rappel utile en cette période d’euphorie sur la reine des valeurs refuges.
Les fondamentaux de l’or semblent toutefois bien orientés sur le moyen et le long terme et les grandes banques s’attendent à ce que l’once battent de nouveaux records dans les prochains mois. Mais attention au risque de correction baissière à court terme… Dans ce contexte, vous êtes nombreux à nous interroger sur nos solutions d’investissement.
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Le résultat du vendredi : Défense, une IPO record
Le groupe tchèque de défense Czechoslovak Group (CSG) a réussi une entrée en Bourse historique à Amsterdam ce vendredi, la plus importante jamais réalisée dans le secteur de la défense. Pour son premier jour de cotation, son action bondit d’environ 30%, après une levée de 3,8 milliards d’euros. L’entreprise est désormais valorisée autour de 25 milliards d’euros et figure parmi les plus grands producteurs de munitions en Europe et dans le monde.
Fondée en 1995 et basée à Prague, CSG fabrique des véhicules militaires, des munitions, des radars et d’autres équipements de défense, et a fortement accéléré sa croissance ces dernières années, notamment grâce à des contrats avec l’OTAN et l’Ukraine et au rachat d’un fabricant américain. Son chiffre d’affaires a plus que doublé en un an pour atteindre environ 4 milliards d’euros.
Cette introduction en Bourse s’inscrit dans un contexte plus large de montée en puissance du secteur de la défense en Europe. D’autres groupes comme le franco-allemand KNDS envisagent également une entrée en Bourse, tandis que des entreprises déjà cotées comme Rheinmetall ou Hensoldt profitent toujours d’un fort intérêt des investisseurs en ce début d’année. La récente cotation de la branche navale de l’allemand Thyssenkrupp a également démontré l’attrait du marché.
Cette forte dynamique est bien sûr portée par l’augmentation des budgets militaires en Europe, dans un contexte de tensions géopolitiques exacerbées, de guerre en Ukraine et de volonté de réduire la dépendance envers les États-Unis. Les déclarations de dirigeants occidentaux, les inquiétudes liées aux relations entre grandes puissances et certaines prises de position politiques, notamment de Trump, renforcent l’idée que les dépenses de défense devraient continuer à croître. Le secteur de la défense surperforme largement les marchés boursiers et pourrait rester l’un des plus dynamiques dans les années à venir.
Le monde d'après : 1 500 milliards !
La machine SpaceX est en train de se mettre en ordre de marche pour ce qui pourrait devenir la plus grande introduction en Bourse (IPO) de l’histoire. Selon le Financial Times, la société spatiale d’Elon Musk a engagé des négociations avancées avec un carré magique de banques d’affaires (Bank of America, Goldman Sachs, JPMorgan et Morgan Stanley), afin de préparer une potentielle cotation en 2026. Rien n’est encore signé, mais le signal est clair, SpaceX travaille sérieusement son dossier, avec en ligne de mire une opération d’ampleur inédite, susceptible de lever jusqu’à 30 milliards de dollars.
L’ambition est à la hauteur du projet. Les dernières estimations évoquent une valorisation pouvant atteindre 1 500 milliards de dollars, un niveau qui placerait SpaceX juste derrière le record historique du pétrolier saoudien Saudi Aramco lors de son IPO. Après un placement privé réalisé fin 2025 sur une base de 800 milliards de dollars de valorisation, le groupe accélère clairement. La date exacte dépendra des conditions de marché, avec une fenêtre qui s’étend de mi-2026 à 2027, mais la trajectoire est désormais assumée.
Le moteur de cette future introduction reste Starlink. L’activité d’internet par satellite devrait générer l’essentiel des revenus, attendus entre 22 et 24 milliards de dollars en 2026, et financer de nouveaux projets, notamment dans les centres de données spatiaux et l’IA. Pour les marchés, SpaceX n’est plus seulement un pari technologique ou industriel : l’entreprise de Musk s’impose comme un futur mastodonte boursier, symbole de la nouvelle vague de méga-introductions que les investisseurs commencent déjà à anticiper.
Le lexique : L'oncle
L’once est une unité de mesure utilisée pour peser l’or et les métaux précieux. Il s’agit plus précisément de l’once troy, qui correspond à environ 31,10 grammes. C’est la référence internationale sur laquelle se basent les marchés : le prix de l’or est toujours exprimé par once, ce qui permet de comparer facilement sa valeur d’un pays à l’autre et d’assurer une cotation uniforme à l’échelle mondiale.
* Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les performances décrites ci-dessus ne sont que des exemples et ne peuvent être considérées comme une garantie de résultats. Elles résultent des observations et d’un calcul réalisé par Meilleurtaux Placement en comparant le prix lors de l’émission du conseil d’achat au prix lors de l’émission du conseil de vente. Nous attirons par ailleurs votre attention sur le risque de perte totale d’un investissement en actions ou en produits dérivés. Le lecteur reconnaît par conséquent que toute opération, d’achat ou de vente de produits financiers, reste sous son entière responsabilité.