Le Premier ministre britannique Keir Starmer est sous pression.
Du fait de l’affaire Epstein.
Et de la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur aux États-Unis, malgré sa proximité avec Epstein.
Et hier avec la démission de son chief of staff Morgan McSweeney.
Malgré ses excuses publiques, Starmer est sur un siège éjectable.
N’est plus seulement une affaire sordide de mœurs et de crimes sexuels.
Depuis que l’administration américaine a publié plus de 3 millions de documents, l’affaire Epstein est aussi devenue une affaire politique et une affaire économique.
L’onde de choc traverse une partie de l’establishment mondial, avec des conséquences majeures partout dans le monde.
Le réseau d’Epstein était inimaginable, de Bill Clinton, à Bill Gates en passant par MBS, Mandelson, l’ex-Prince Andrew et encore des centaines de personnes influentes.
Et la presse, et notamment le FT, se pose la grande question : comment Epstein a-t-il pu se constituer un réseau aussi large et aussi puissant ? Sur quoi était basé ce réseau ? Avec quels moyens financiers ?
Tout d’abord, c’est que Jeffrey Epstein n’était pas un financier connu. Rien à voir avec Madoff par exemple. Il n’était pas à la tête d’un fonds connu, ni à la tête d’une banque d’affaires connue. Non. C’était un total inconnu à Wall Street.
Pour le FT, Epstein avait monté « une pyramide de Ponzi sociale » : il rendait des services et satisfaisait les besoins, parfois les plus sordides et criminels, de personnalités riches et / ou puissantes qui le présentaient en échange à d’autres personnalités riches et / ou puissantes, et ainsi de suite.
D’où venait l’argent ? Car Epstein distribuait massivement de l’argent à des personnalités influentes pour s’acheter leur soutien. Comme à Peter Mandelson qui, en échange, lui a fourni des informations sur le plan de sauvetage de l’euro en 2010 ou encore sur le projet de durcissement de la fiscalité sur les bonus des banquiers après la crise financière.
Tous les journaux qui ont enquêté sur les sources de revenus d’Epstein donnent des réponses partielles mais admettent qu’ils n’ont pas toutes les réponses et que le sujet reste un mystère.
qu’Epstein a joué le rôle de conseiller. En fiscalité, en gestion ou encore en art. Pour des personnalités comme Leon Black, le fondateur du groupe de private equity Apollo. Mais cela ne suffit pas à expliquer son train de vie et les montants colossaux qu’il a distribués.
Des États-Unis à la Grande-Bretagne, en passant par la Norvège et même la France, l’affaire Epstein est devenue une affaire politique.
Avec des conséquences économiques.
Et elle n’est pas terminée.
À PART ÇA ? QUOI DE NEUF ?
Le pari de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a fait un carton plein.
Les élections législatives anticipées ont été remportées avec une écrasante majorité par son parti.
Une majorité historique depuis la Seconde Guerre mondiale avec 354 sièges sur 465 !
La voilà donc totalement libre de dérouler son programme économique.
Un programme de relance massive. Encore un.
Qui alourdira encore la dette record du Japon.
Le Nikkei a salué l’élection avec un nouveau record historique.
Le gouvernement chinois a demandé aux banques chinoises de réduire leur exposition aux emprunts d’État américains.
Rappelons que la Chine avait déjà commencé à baisser largement la part d’emprunts d’État US dans ses réserves.
Le but de la manœuvre ?
Il est double : mettre la pression sur les États-Unis en favorisant la hausse des taux d’intérêt à long terme US, pénalisante pour l’économie et le pouvoir d’achat, mais aussi se désensibiliser du risque dollar en cas d’aggravation des tensions entre les deux pays.
Le découplage entre la Chine et les États-Unis continue.
L'IA plombe-t-elle la Bourse après l'avoir tirée à la hausse ? La guerre commerciale a-t-elle redéfini le libre-échange ? L'Europe est-elle entrée dans un cercle vertueux ? Peut-on parler de l'inflation au passé ? Quels sont les placements à privilégier ? Quelles actions acheter ou vendre ?
Avec nos Jedi de l'économie et de la finance : Anne-Sophie Alsif de BDO, Patrice Gautry de l'Union bancaire privée, Louis de Montalembert de Sunny AM et Pierre Schang de la Financière de l'Échiquier.
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Par Sélina Seremet, Analyste Bourse Meilleurtaux Placement.
"Malgré un environnement toujours agité, tensions géopolitiques, forte volatilité des métaux précieux, recul des cryptomonnaies et interrogations persistantes autour de l’IA, les marchés européens poursuivent leur bon début d’année. À Paris, le CAC 40 progresse encore de 0,5% à 8 311 points ce matin, après un gain de 1,8% la semaine passée, mettant fin à trois semaines consécutives de baisse et portant désormais la performance annuelle autour de +1,5%. Le mouvement est soutenu par le puissant rebond observé vendredi à Wall Street, où le Dow Jones a bondi de 2,5%, franchissant pour la première fois le seuil des 50 000 points.
La hausse a été portée par un retour des investisseurs sur les semi-conducteurs, ainsi que sur certaines valeurs logicielles redevenues attractives après leur récente correction. Les marchés resteront toutefois attentifs cette semaine aux chiffres de l’inflation américaine attendus autour de 2,5% en janvier."
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