Schumpeter.
Le père de la "destruction créatrice".
Il est cité systématiquement quand on évoque la révolution de l'IA.
Notamment en matière d'emploi.
Avec la destruction d'emplois existants devenus obsolètes mais la création de nouveaux emplois dans les secteurs innovants.
Je ne crois pas que sa théorie s'applique à l'IA.
Elle rassure certes, mais elle est elle-même obsolète face à l'IA.
Il ne faudrait pas s'inquiéter.
Il suffit juste d'attendre.
D'attendre que l'IA produise des nouveaux emplois, en remplacement des emplois détruits.
C'est le message véhiculé par de nombreux économistes.
Et même par l'incontestable Philippe Aghion, récemment dans l'émission "Répliques" sur France Culture (écoutez le podcast où il est interviewé avec Nicolas Dufourcq).
pour la machine à vapeur, la mécanisation, le chemin de fer, l'électricité, l'automobile ou le téléphone et même pour internet, ne s'applique pas à l'IA.
L'IA n'est pas une révolution industrielle comme les autres.
On ne peut donc pas lui appliquer les schémas du passé.
de façon incontestable :
- l'IA est une révolution industrielle majeure
- l'IA va améliorer la productivité de façon spectaculaire (et plus rapidement qu'on ne le dit)
- l'IA va détruire des emplois et, phénomène unique par rapport aux révolutions précédentes, plus d'emplois à valeur ajoutée que d'emplois "low cost".
mais les effets sont immédiats.
On le voit dans la lente dégradation des chiffres de l'emploi dans le monde.
On le voit dans la communication des entreprises qui misent toutes sur l'IA pour réduire, voire éviter, les embauches ("no hiring" est devenu un mot d'ordre) afin de booster leur productivité.
On le voit dans les plans massifs de licenciements comme ceux récents d'Amazon ou d'UPS.
En 1987, IBM était la société la mieux valorisée en Bourse. Elle employait 400 000 personnes.
Aujourd'hui, Nvidia est 20 fois plus valorisée, 5 fois plus profitable et emploie 10 fois moins de personnes.
La révolution de l'IA qui amplifie la révolution de la digitalisation et de la robotisation est une révolution avec plus de capital, plus de profits mais moins d'emplois.
"The big money in Today's economy is going to capital, not labour".
Le WSJ publie un graphe qui montre l'évolution du rapport entre la capitalisation boursière et le nombre d'employés, un rapport qui a littéralement explosé.
Dix fois moins d'emplois mais des emplois mieux rémunérés.
Selon l'économiste de Yale, Pascual Restrepo : les jobs de proximité et les jobs manuels (un renversement de situation incroyable).
Et les jobs à très très forte valeur ajoutée.
Cette révolution ne ressemble pas aux autres révolutions.
Elle détruit des emplois mais ne crée pas de nouveaux emplois : elle crée seulement de la valeur.
Les politiques sont très loin du sujet.
Les économistes se réfugient derrière Schumpeter.
Seuls les leaders de la Tech réfléchissent au monde de demain, dans lequel le sujet majeur sera celui de la redistribution et d'un revenu minimum universel financé par la ponction sur les bénéfices des grands groupes.
La bonne nouvelle, car il y a une bonne nouvelle, est que les effets sur l'emploi de l'IA seront compensés partiellement par la démographie et la chute à venir de la population active.
Mais ça, c'est une autre histoire...
À PART ÇA ? QUOI DE NEUF ?
Nous lançons une nouvelle rubrique boursière.
Une valeur small ou mid cap à l’honneur chaque mois.
Pour son potentiel.
Et nous commençons aujourd’hui avec « Memscap », un acteur de l’aéronautique et de la défense.
Avec un échange direct et franc avec son dirigeant Jean Michel Karam.
Memscap, une histoire d'entreprise et une histoire de management.
>> Visionnez notre échange ici.
Comme prévu, le taux de chômage remonte.
De 0,2%
À 7,9%.
0,6% de hausse sur un an.
Avec une forte hausse du taux de chômage des moins de 24 ans.
Merci à l'IA.
Merci à la dissolution.
Les Échos rappellent qu'"Emmanuel Macron avait promis en 2022 le plein emploi (environ 5%) à la fin de son second quinquennat".
Macron est revenu à la charge auprès de l'Allemagne.
Pour faire ce qu'on sait faire de mieux : emprunter de l'argent pour le dépenser.
Il a proposé, à nouveau, l'émission d'"eurobonds", des emprunts européens : "C'est le moment de lancer une capacité commune d'endettement pour ces dépenses d'avenir".
Emprunter, emprunter, emprunter, il en restera toujours quelque chose.
Les Allemands et les pays frugaux ont dit non bien sûr.
Quant aux pays d'Europe du Sud, ils ont fait trop d'efforts pour tout gâcher en ouvrant encore les vannes.
La France donc en position de cancre qui n'a pas révisé son examen et qui propose de faire copie commune avec les premiers de la classe.
Par MoneyVox, le spécialiste de l'information sur l'argent (banque, crédit, impôt, etc.).
Premiers pas en bourse : les 5 embûches à éviter.
Faire le grand saut de l'investissement en bourse vous titille ? Comme le montre le test grandeur nature de 13 applications boursières réalisé par MoneyVox, se lancer dans l'achat d'actions via une application mobile est (presque) devenu un jeu d'enfant. Voici tout de même quelques conseils pour vous éviter de trébucher dès vos premiers pas.
>> Lire cet article sur MoneyVox.fr
Par Sélina Seremet, Analyste Bourse Meilleurtaux Placement.
"Le CAC 40 ouvre en léger repli de 0,4% autour de 8 300 points, les investisseurs restant prudents à quelques heures de la publication du rapport mensuel sur l’emploi américain. Ce chiffre, attendu à 14h30, pourrait orienter la tendance des marchés à court terme en influençant les anticipations de politique monétaire de la Fed. À Wall Street, les financières ont été malmenées après l’annonce par la plateforme Altruist d’un outil de planification fiscale dopé à l’intelligence artificielle, ravivant les craintes de disruption dans les services financiers. À Paris, Dassault Systèmes chute de près de 20% à l’ouverture, le marché sanctionnant des objectifs jugés trop prudents pour 2026."
C'est au tour d'Howard Lutnick, le secrétaire au Commerce US, d'être pris dans la tourmente Epstein ; Il n'y a plus d'essence à Cuba ; Washington met la pression pour que Zelensky organise d'ici le 15 mai un référendum sur le plan de paix et des élections présidentielles (FT) ; Hausse de 10% du nombre d'abonnés payants de Spotify : 290 millions sur 751 millions d'utilisateurs ; Le titre du jour : "Comment l'État veut lutter contre les défaillances d'entreprises" : en arrêtant de les harceler ? J'allais dire un gros mot... ; Nouvelle tempête sur la France, je parle de climat, pas de finance ; L'Opinion révèle les grandes lignes du programme du PS de 2027 : Taxe Zucman, abandon de l'âge légal de la retraite, extinction progressive du nucléaire et droit de vote des étrangers : du Mélenchon dans le texte ? ; Suivez-moi sur X et Linkedin en cliquant sur les liens.