Vendredi 06 mars

Les marchés : Une semaine de guerre

La guerre au Moyen-Orient fait fortement monter le prix du pétrole ce vendredi, ce qui inquiète les marchés financiers. Le baril de Brent a dépassé les 90$ (+8% aujourd’hui), un niveau inédit depuis près de deux ans, car les investisseurs craignent que le conflit entre Israël, les États-Unis et l’Iran s’éternise. La situation est particulièrement tendue autour du détroit d’Ormuz. Comme le trafic y est pratiquement bloqué, les marchés redoutent une baisse de l’offre mondiale d’or noir, ce qui pousse encore les prix à la hausse.

Cette flambée du pétrole pèse sur les Bourses mondiales, surtout en Europe, où de nombreux pays dépendent des importations d’énergie. Quand l’énergie coûte plus cher, cela fragilise la croissance économique, réduit les marges des entreprises et diminue le pouvoir d’achat des consommateurs. Les investisseurs craignent aussi qu’une hausse durable du pétrole relance l’inflation. Ce soir, le CAC 40 cède 0,65% à 7 993 points et clôture sous le seuil symbolique des 8 000 pour la première fois depuis le 24 novembre. -6,8% sur la semaine et -1,9% depuis le 1er janvier.

Verdict de notre sondage d’hier soir. Vous êtes 60% à estimer que la guerre au Moyen-Orient aura un impact significatif sur les marchés, mais limité dans le temps (1 à 3 mois). 20% d’entre vous tablent sur un impact court et rapidement absorbé (en moins d’un mois). Et 20% pensent qu’il sera prolongé (plus de 3 mois). Merci à tous pour votre participation !

Nous avons plusieurs annonces à vous faire. Ce soir, nous dressons un premier bilan. Quel est l’impact de la guerre en Iran sur les marchés ? C’est à découvrir dans cette édition. Une précaution importante s’impose toutefois. Au-delà du drame humain que représente ce conflit, nous abordons uniquement ici la situation sous l’angle des marchés financiers et de la protection des intérêts des milliers de clients qui nous accordent leur confiance.

Dans la suite de cette édition, nous vous parlons à nouveau de l’assurance-vie luxembourgeoise, plus que jamais d’actualité compte tenu de la période trouble que nous traversons. Nous avons également une surprise à vous communiquer.

Lundi à 15h30, Marc Fiorentino animera en direct un webinaire spécial dédié à la situation au Moyen-Orient. Si vous ne pouvez pas y assister en direct, le lien ci-dessus sera identique pour accéder à l’enregistrement.

Enfin, en début de semaine prochaine nous allons rehausser un objectif de long terme sur l’une de nos opérations défensives préférées qui se rapproche de notre cible. Nous vous enverrons également un nouveau conseil de long terme dans le courant de la semaine.

Bonne lecture !


Les valeurs : Le secteur des semi-conducteurs, Spie et Prodways

Le secteur des semi-conducteurs

Le fabricant allemand de semi-conducteurs Infineon recule de 6,93% à 39,37€ malgré la publication de résultats trimestriels globalement conformes aux attentes. Sur le premier trimestre de l’exercice 2026, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 3,66 milliards d’euros, en hausse de 7% sur un an, avec une rentabilité solide. Infineon a également annoncé 500 millions d’euros d’investissements supplémentaires afin d’augmenter ses capacités dans ce domaine stratégique.

Mais cette ambition n’a pas suffi à convaincre les investisseurs. La banque UBS a abaissé sa recommandation sur la valeur, estimant que les objectifs liés à l’intelligence artificielle apparaissent particulièrement ambitieux dans un environnement très concurrentiel. Les bureaux d’étude redoutent également un ralentissement de la demande en Chine et un possible ajustement des stocks chez certains clients. Par ailleurs, les investissements massifs nécessaires pour soutenir la croissance dans l’IA pourraient peser sur les marges à court terme.

Cette prudence entraîne un mouvement de repli plus large sur les valeurs européennes des semi-conducteurs. À Paris, STMicroelectronics cède 5,1% et signe la plus forte baisse du CAC 40. D’autres acteurs européens reculent également, comme ASML (-3,5%) ou ASM International (-6,2%), tandis que BE Semiconductor Industries décroche de 17,4%. Cette correction sectorielle reflète les doutes des investisseurs sur la visibilité à court terme de l’industrie des puces, malgré le soutien structurel de l’intelligence artificielle.


Spie

Le spécialiste des services techniques dans l’énergie et les infrastructures recule de 3,51% à 48,68€ après la publication de résultats annuels légèrement inférieurs aux attentes du marché. Si l’activité progresse encore en 2025 avec un chiffre d’affaires en hausse de 2% et un résultat opérationnel en progression de plus de 11%, la croissance a nettement ralenti au quatrième trimestre. La France reste le principal point faible du groupe, pénalisée par le ralentissement du déploiement de la fibre optique et un environnement économique jugé atone, alors que l’Allemagne demeure le principal moteur de l’activité.

Les perspectives prudentes communiquées par la direction n’ont pas non plus convaincu le marché. Pour 2026, le groupe n’a pas donné d’objectifs chiffrés précis, se contentant d’évoquer une progression de l’activité et une amélioration de la rentabilité, dans la lignée de son discours habituellement conservateur. À cela s’ajoute l’annonce du départ prochain du directeur général Gauthier Louette, qui passera la main en avril après plus de vingt ans à la tête du groupe. Dans ce contexte, les investisseurs sécurisent leurs gains après une envolée de 63% en 2025. Depuis le début de l’année, le titre recule d’environ 2%.


Prodways

Le spécialiste de l’impression industrielle 3D s’envole de 39,70% à 0,75€ après l’annonce d’un accord pour céder son activité Logicielle. Sa filiale spécialisée dans l’intégration de solutions de conception 3D sera vendue pour environ 35 millions d’euros, un montant supérieur à la capitalisation boursière actuelle du groupe. Cette opération marque une nouvelle étape dans la stratégie de recentrage engagée par Prodways, après plusieurs années difficiles pour l’ensemble du secteur de l’impression 3D.

Le marché salue également l’intention du groupe de reverser une part significative du produit de cette cession à ses actionnaires. En parallèle, Prodways entend concentrer ses efforts sur le redressement de sa division Produits, dédiée à la fabrication de pièces et de prototypes imprimés en 3D, encore en phase de restructuration. Cette opération stratégique renforce la visibilité financière du groupe et ravive l’intérêt des investisseurs pour un titre, éligible au PEA-PME, qui a perdu plus de 70% en trois ans.


La recommandation du jour : La solution luxembourgeoise

Dans le contexte actuel de guerre au Moyen-Orient et de crises multiples, vous êtes nombreux à nous interroger sur nos solutions. Ce soir, nous vous reparlons de l’assurance-vie luxembourgeoise. Elle apparaît en effet comme une solution de choix pour qui cherche à conjuguer protection, souplesse et diversification.

Ce véhicule d’investissement bénéficie du fameux "super privilège" : en cas de faillite de la compagnie, les souscripteurs sont créanciers de premier rang, ce qui leur assure une sécurité juridique supérieure à celle offerte par un contrat français. À cela s’ajoute une architecture financière ouverte, permettant d’accéder à une large gamme de supports d’investissement, souvent réservés aux investisseurs avertis.

Dans un contexte où les incertitudes (géo)politiques et économiques risquent d’alimenter la volatilité des marchés et de fragiliser la confiance en 2026, le Luxembourg offre ainsi un cadre stable, reconnu pour sa réglementation stricte et sa neutralité politique, permettant aux épargnants de traverser la tempête avec davantage de sérénité.

Sans frais d’entrée ni de sortie, et avec des frais de gestion ramenés à 0,75% sur les unités de compte, le contrat Life Mobility Evolution s’impose comme une alternative de choix pour les investisseurs en quête de protection et de performance, tout en restant plus accessible que la plupart des contrats luxembourgeois traditionnels.

C’est une combinaison idéale qui allie sécurité et performance. Avec plus de 300 supports d'investissement et des frais négociés au plus bas.

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Le résultat du vendredi : L'impact d'Epic Fury

Après une semaine de guerre, quel est l’impact de l’opération Epic Fury sur les marchés ? Les performances suivantes sont arrêtées à cet après-midi, vers 16h30.

États-Unis :

S&p 500 : -1,9%

Nasdaq : -0,8%

Europe :

Cac 40 : -7%‎

Euro Stoxx 50 : -6,3%

Asie :

Nikkei, Tokyo : -5,5%

Kospi, Séoul : -10,6%

Matières premières :

Pétrole Brent : +22%

Or : -2,3%

Devises :

Eur Usd : -2%

Usd Jpy : +1,1%

L’énergie est au centre de toutes les préoccupations. La sanction boursière est particulièrement marquée dans les pays fortement dépendants de leurs importations d’énergie (la Corée du Sud importe 95% de son énergie). À l’inverse, les États-Unis sont pratiquement autosuffisants d’un point de vue énergétique, et exportateur net de pétrole. Pour rappel, nous avons publié mercredi un dossier spécial, dédié à la situation au Moyen-Orient : Epic Fury, Iran et Bourse : Analyse et bonnes pratiques

Surprise. Compte tenu de la situation, nous avons décidé de prolonger de quelques jours notre offre exceptionnelle sur Bourse Privée, notamment pour ceux qui voudraient tester gratuitement notre service et découvrir nos derniers contenus et conseils :

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Le monde d'après : La solution de dernier recours

Dans les économies fragilisées par les crises politiques ou monétaires, les cryptomonnaies s’imposent progressivement comme des actifs de dernier recours. Selon l’entreprise d’analyse blockchain Chainalysis, des pays comme l’Iran, le Venezuela ou encore l’Ukraine figurent parmi les marchés où l’adoption des actifs numériques est la plus forte rapportée à la population. Dans ce contexte, le bitcoin et les stablecoins (voir lexique) servent moins d’actifs spéculatifs que d’outils financiers alternatifs pour échapper aux sanctions, contourner les restrictions bancaires ou protéger l’épargne face à l’effondrement des monnaies locales.

En Iran par exemple, l’utilisation du bitcoin a fortement progressé lors des périodes de protestation et de chute du rial, la population transférant ses fonds vers des portefeuilles personnels afin d’échapper au contrôle du système financier local. Au Venezuela, où l’hyperinflation a profondément déstabilisé l’économie, les stablecoins indexés sur le dollar sont devenus un outil de paiement et d’épargne du quotidien, certains transferts représentant une part significative de l’activité économique.

Ces exemples illustrent une réalité souvent oubliée dans les économies développées : pour des millions de personnes, les cryptomonnaies ne sont pas seulement un investissement risqué mais une infrastructure financière alternative. Faciles à transporter, difficilement contrôlables et accessibles sans système bancaire, elles peuvent permettre de transférer de l’argent, protéger son capital ou fuir un pays en crise. Pour autant, ces actifs restent extrêmement volatils et ne garantissent en aucun cas une protection contre les pertes financières. Après -6,3% en 2025, le bitcoin cède 21,7% depuis le début de l’année.


Demain à la Une : C'est votre argent exceptionnel

Spéciale "Guerre en Iran".

Les scénarios.

L'impact sur l'économie.

L'impact sur toutes les classes d'actifs.

Quelles actions acheter... ou vendre ?

Quels placements privilégier dans ce contexte.

Avec nos Jedi de l'économie et de la finance réunis autour de Marc Fiorentino : Céline Piquemal de Piquemal Houghton Investments, Eric Bleines de Swiss Life Gestion Privée, Ana Boata d'Allianz Trade et Christopher Dembik de Pictet Asset Management.

À ne pas manquer !

Sur BFM Business, ce soir à 20h et en replay samedi à 9h, et dimanche à 11h et 21h.

Et en podcasts sur toutes les grandes plateformes.


Le lexique : Les stablecoins

Les stablecoins sont des cryptomonnaies conçues pour garder une valeur stable, le plus souvent en étant indexées sur une monnaie traditionnelle comme le dollar. Contrairement au bitcoin, leur prix varie peu, ce qui les rend plus faciles à utiliser pour payer, transférer de l’argent ou se protéger des fortes fluctuations du marché des cryptos.


* Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les performances décrites ci-dessus ne sont que des exemples et ne peuvent être considérées comme une garantie de résultats. Elles résultent des observations et d’un calcul réalisé par Meilleurtaux Placement en comparant le prix lors de l’émission du conseil d’achat au prix lors de l’émission du conseil de vente. Nous attirons par ailleurs votre attention sur le risque de perte totale d’un investissement en actions ou en produits dérivés. Le lecteur reconnaît par conséquent que toute opération, d’achat ou de vente de produits financiers, reste sous son entière responsabilité.

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