Vendredi 22 mai

La guerre en Iran n’a pas fait dérailler les marchés, mais elle a changé la donne. Pétrole au-dessus de 100 dollars, croissance fragilisée, marchés actions et taux sous tension : les investisseurs évoluent désormais dans un environnement plus instable, plus sélectif, mais pas nécessairement défavorable. Dans cet article, nous revenons sur nos derniers choix stratégiques pour accompagner les milliers de clients qui nous accordent leur confiance.

GUERRE EN IRAN : NOTRE BILAN ACTUALISÉ

La guerre en Iran ayant déjà fait l’objet de précédents bilans depuis son déclenchement fin février, cette mise à jour se concentre sur la période ouverte en avril, afin de mesurer les effets les plus récents sur les marchés et l’économie.


1. Un conflit entré dans une nouvelle phase

Depuis début avril, le conflit ne provoque plus seulement des mouvements de panique ponctuels : il modifie les anticipations d’inflation, de taux et de croissance. Le détroit d’Ormuz reste le point de tension majeur, alors que les négociations entre Washington et Téhéran avancent difficilement, notamment sur le nucléaire iranien et le contrôle de cette route stratégique pour l’énergie mondiale. Le Brent évolue encore autour de 105$ le baril, signe que la prime de risque demeure élevée.

Sur la période, la réaction des marchés actions reste toutefois très différenciée. En Europe, le CAC 40 n’a progressé que d’environ 3,5% entre le 1er avril et le 21 mai, tandis que l’Euro Stoxx 50 gagne près de 7%. La résistance est réelle, mais fragile : les indices européens restent exposés à la hausse des coûts de l’énergie, à la dégradation des indicateurs d’activité et à la remontée des anticipations de hausse de taux de la BCE. La Commission européenne a d’ailleurs abaissé ses prévisions de croissance de la zone euro pour 2026, tout en relevant ses prévisions d’inflation.

Aux États-Unis, le marché a mieux absorbé le choc. Le S&P 500 progresse de 14% depuis le 1er avril et le Nasdaq Composite d’environ 22%. La dynamique reste portée par les grandes valeurs technologiques, l’intelligence artificielle et des publications d’entreprises solides. Cette progression ne signifie pas que le risque a disparu : elle traduit plutôt un arbitrage des investisseurs en faveur des marchés capables de préserver leurs marges dans un environnement d’énergie chère et de taux élevés.

En Asie, le contraste est encore plus marqué. Le Nikkei (Tokyo) gagne environ 24% depuis début avril, soutenu par la faiblesse du yen et la vigueur des valeurs exportatrices. Le Kospi (Séoul), de son côté, affiche une hausse spectaculaire de 55%, tirée par les semi-conducteurs et l’enthousiasme autour de l’IA, malgré une très forte volatilité liée à la dépendance énergétique de la Corée du Sud. Cette envolée rappelle que les marchés ne réagissent pas uniquement au risque géopolitique : ils continuent aussi de sélectionner les zones et les secteurs capables d’offrir de la croissance.


2. Les nouveaux effets économiques de la guerre

Le pétrole reste le principal sujet d’inquiétude. Tant que le baril de Brent demeure au-dessus de 100$, les marchés redoutent un choc d’inflation importée, particulièrement pénalisant pour l’Europe et l’Asie. Mais le prix du brut n’a pas poursuivi une hausse linéaire : les espoirs de négociation, l’ajustement de la demande et l’utilisation des stocks ont temporairement limité la flambée. Le marché pétrolier reste donc moins un facteur de panique immédiate qu’un risque latent, susceptible de redevenir central au moindre échec diplomatique.

Les taux constituent le second canal de stress. Aux États-Unis, le rendement des obligations à 10 ans évolue autour de 4,6% (5,1% pour le 30 ans), au plus haut depuis mai 2025. La hausse des taux est soutenue par les craintes d’inflation et par la perspective d’une Réserve fédérale moins encline à baisser ses taux, malgré l’insistance de Donald Trump. En France, l’OAT 10 ans se maintient autour de 3,8%, tandis que le Bund allemand reste également proche de niveaux historiquement élevés (3,1%). Pour les investisseurs, le message est clair : la guerre en Iran complique le scénario d’assouplissement monétaire (baisse des taux) attendu en début d’année.

Les prochaines semaines devraient donc se jouer autour de trois variables : l’évolution des négociations, la stabilité du détroit d’Ormuz et la réaction des banques centrales face au choc énergétique. Un cessez-le-feu crédible pourrait prolonger le rebond des marchés actions, en particulier en Europe, où une partie de la prime de risque reste intégrée dans les cours actuels. À l’inverse, une nouvelle escalade militaire ou un blocage durable des flux énergétiques ferait remonter le pétrole, les taux longs et la volatilité.

Dans cet environnement, la lecture des marchés doit rester pragmatique. Le choc iranien n’a pas mis fin à la tendance haussière mondiale sur les actions, mais il l’a rendue plus sélective, plus instable et plus dépendante de la gestion du risque. Pour les investisseurs patrimoniaux, l’enjeu n’est pas de réagir à chaque annonce, mais de conserver une exposition structurée, diversifiée et suffisamment flexible pour traverser une période où la géopolitique redevient un déterminant majeur de performance.


Dans ce contexte, la gestion pilotée de Meilleurtaux Placement a très bien absorbé le choc depuis le début de la guerre grâce à son excellente diversification. Nous restons relativement optimistes sur l’issue de cette guerre pour les marchés.

Plus que jamais, les équipes de Meilleurtaux Placement sont présentes et mobilisées pour vous accompagner dans cette période agitée.

Présentes pour répondre à toutes vos questions.

Mobilisées pour défendre vos intérêts.

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PERFORMANCES ET NIVEAU DE RISQUE

Quatre profils sont proposés au sein de la gestion pilotée Pilot. Ils correspondent à tous les profils de risques de nos clients : prudent, équilibré, dynamique et audacieux. Le profil prudent est le moins exposé aux actions. Inversement, le profil audacieux est fortement investi sur les actions.

Depuis la création de Pilot, le profil équilibré a généré un rendement annualisé de 6,18%*, net de frais.

Nos performances confirment la qualité de notre approche. Nous avons traversé plusieurs tempêtes boursières en gardant un cap clair : protéger l’épargne des milliers d’investisseurs qui nous font confiance, sans céder à la précipitation et sans prendre de risques excessifs.

Cette discipline se traduit par de solides résultats, démontrant qu’il est possible de concilier régularité, protection et très bonnes performances grâce à une gestion rigoureuse.


Voici les performances définitives des quatre profils de Pilot en 2025 :

Prudent : +3,82%*

Équilibré : +4,85%*

Dynamique : +5,77%*

Audacieux : +11,04%*


Les performances de Pilot depuis son lancement en avril 2023, au 19 mai 2026 :

Prudent : +14,35%*

Équilibré : +20,30%*

Dynamique : +25,60%*

Audacieux : +44,42%*


Ce qui compte surtout, c’est la manière dont ces résultats sont obtenus. Notre ambition est de générer de la performance avec une faible prise de risque, et c’est un point de différenciation majeur : la volatilité de nos profils est inférieure à celle des gestions pilotées concurrentes, selon la société d'ingénierie financière Active Asset Allocation.

En termes de performances, Pilot surperforme en moyenne ces mêmes gestions concurrentes depuis son lancement en avril 2023, toujours selon Active Asset Allocation. C’est précisément cette combinaison de performance et de risque contenu qui nous permet d’éviter les décisions précipitées quand l’actualité s’emballe : l’allocation est pensée pour encaisser, sans devoir la modifier en profondeur à chaque nouveau stress de marché.

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NOS CHOIX STRATÉGIQUES

Début avril, nous avons renforcé notre exposition aux actions émergentes au moment où la montée du risque géopolitique faisait remonter les craintes de marché. Avec le recul, ce choix a été le bon : nous avons augmenté l’exposition à des zones qui restent parmi les principaux moteurs de croissance mondiale, tout en profitant d’un contexte où la nervosité de court terme pouvait offrir des points d’entrée plus intéressants sur des marchés comme la Chine, l’Inde ou la Corée du Sud. Leurs actions ont fortement rebondi depuis.

Dans le même temps, nous avons également renforcé les obligations d’entreprises à échéance (ou “datées”) via le fonds Meilleurtaux Horizon 2031, un positionnement qui prend tout son sens dans un environnement où l’incertitude géopolitique peut entretenir des à-coups sur les marchés : les obligations datées apportent une visibilité supplémentaire dans la construction du portefeuille et complètent utilement une poche actions plus exposée au rebond des marchés émergents. Nous avons également pris nos bénéfices sur les matières premières après leur spectaculaire envolée.

Autrement dit, nos arbitrages d’avril n’étaient pas un pari sur la disparition du risque, mais une façon disciplinée d’exploiter une phase de tension sans perdre de vue l’essentiel : la croissance de long terme se paie souvent mieux quand elle s’achète au milieu du bruit. En mai, nous avons maintenu nos allocations inchangées, car elles ont parfaitement absorbé le choc des trois derniers mois.

Ces arbitrages complètent ceux réalisés peu après le déclenchement de la guerre, lorsque nous avions renforcé notre exposition aux actions européennes. Notre niveau de détention en actions reste toutefois assez faible, ce qui nous permet de nous renforcer progressivement et par paliers si nécessaire.

Notre grande prudence des derniers mois sur les marchés actions nous offre en effet de grandes marges de manœuvre si nous voulons à nouveau renforcer notre poche actions dans les prochains mois. Cette approche graduelle est indispensable, car nul ne peut avoir de certitudes dans un climat aussi incertain.

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NOTRE ALLOCATION ÉQUILIBRÉE

Pilot regroupe toutes les classes d’actifs pour une diversification optimale : actions, obligations, immobilier, matières premières, fonds euros, Private Equity… C’est unique car l’immense majorité des gestions pilotées du marché ne reposent que sur des actions et des obligations.

Actuellement, la prudence doit rester le maître-mot sur les marchés. Ni panique, ni euphorie, juste de la prudence.

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Ci-dessus, l’allocation actuelle du profil équilibré, le plus commun à nos clients. Cette allocation reflète notre stratégie prudente en faisant la part belle aux obligations, et dans une moindre mesure aux actions. Concrètement, les actions cotées ne représentent actuellement que 21% de l’allocation, contre 34% pour les obligations.

Pilot est disponible dès 500€ d’encours. Notre gestion pilotée est construite autour des convictions que Marc Fiorentino partage au quotidien dans ses newsletters, avec des arbitrages potentiellement tous les mois pour suivre l’évolution de ses anticipations dans le temps : anticipations de croissance, d’inflation, de taux d’intérêt. Mais aussi anticipations (géo)politiques et macroéconomiques.

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L’ANALYSE DE MARC FIORENTINO

Voici le dernier commentaire de gestion de Marc Fiorentino :

Avril a été marqué par une forte hausse des marchés actions. Le rebond a été puissant, avec une progression de l’indice MSCI World d’environ 9,5% en dollar, portée par le retour de l’appétit pour le risque, de bons résultats d’entreprises et un regain d’optimisme autour de l’intelligence artificielle.

Aux États-Unis, la hausse a en effet été portée par les grandes entreprises technologiques. Le S&P 500 a progressé de 10,4% sur le mois, tandis que le Nasdaq, plus exposé aux grandes valeurs technologiques, a bondi de plus de 15%. Les investisseurs ont globalement été rassurés par la solidité des bénéfices publiés par les entreprises.

Les actions européennes ont également participé au mouvement, même si leur progression a été plus modérée. L’Euro Stoxx 50 a progressé de 4,1% en avril, son meilleur mois depuis janvier 2025, soutenu par des publications d’entreprises meilleures qu’attendu et par l’espoir, très fragile, d’un apaisement des tensions au Moyen-Orient.

La performance des marchés émergents a été particulièrement solide. L’indice MSCI Emerging Markets a progressé de plus de 14% en dollar, tiré notamment par les marchés asiatiques liés à la technologie, comme la Corée du Sud et Taïwan, deux pays toutefois très dépendants de leurs importations d’énergie. Cette hausse a permis d’effacer la baisse du mois précédent et illustre le regain d’intérêt des investisseurs pour les zones de croissance hors des grands marchés développés.

En mars, nous avions justement renforcé notre exposition aux actions émergentes. Elles étaient au plus bas depuis le début de la guerre, nous avons pleinement profité de leur rebond. Nous avions également renforcé notre exposition sur les obligations d’entreprises, avec là aussi de solides performances réalisées en avril.

Le rebond des actions en avril est donc encourageant, mais il ne signifie pas que tous les risques géopolitiques ont disparu. Nous restons donc prudents. Dans ce contexte, nous maintenons inchangées nos allocations qui ont parfaitement absorbé le choc des derniers mois.

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Dans cette vidéo, Marc Fiorentino et Patrick Thiberge, Directeur Général de Meilleurtaux Placement, décryptent la guerre en Iran et présentent la gestion pilotée Pilot :


Communication non contractuelle à caractère publicitaire.

* Performance net de frais de gestion, hors fiscalité. Performance calculée en prenant l’hypothèse d’un maintien de la performance du fonds en euros en 2024. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps. L'investissement en actions, obligations ou OPCVM présente un risque de perte en capital important, et doit s’envisager dans une optique long terme, en représentant une petite partie d’un patrimoine global. Contrairement au fonds en euros, la valeur de ces supports, qui reflète la valeur d’actifs sous-jacents, n’est pas garantie mais est sujette à des fluctuations à la hausse ou à la baisse, dépendant en particulier de l’évolution des marchés financiers.

** Les travailleurs non-salariés (TNS) profitent pour leur part d'un plafond de :

10 % de la fraction du bénéfice imposable dans la limite de 32 909 euros en 2021 (montant égal à 80 % du Plafond annuel de la sécurité sociale) + 15 % de la fraction de ce bénéfice comprise entre une et huit fois le PASS de l'année N, soit 43 193 euros en 2021. Le plafond global se situe ainsi à 76 102 euros. Le plafond minimum pour les TNS se situe à 4 114 euros.

Ces plafonds de déduction peuvent être relevés par le rattrapage des plafonds non utilisés au cours des trois années précédentes. Les plafonds de déduction peuvent également être mutualisés entre conjoints.

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