Il y avait un consensus en début d'année parmi les prévisionnistes : 2026 serait une année "normale". Avec une croissance stable, une inflation stable et des bourses en hausse.
Nous avions une certitude en début d'année : le consensus, surtout lorsqu'il est unanime, a toujours tort.
Et le premier trimestre 2026 n'a pas été normal.
sur Wall Street depuis 4 ans.
Avec un Nasdaq, un Dow Jones et un S&P en baisse respectivement de 10,5%, 5,9% et 7,3%.
Du côté de l'Europe, l'Euro Stoxx a baissé de 4,4% et le CAC de 4,5%..
Quant à l'Asie, le soufflé est retombé. Le Nikkei, qui gagnait 17% depuis janvier, a presque tout reperdu pour finir à +1,4%. Shanghai, lui, cède 1,8%.
en début d'année comme le décrit le Wall Street Journal.
Une croissance américaine résiliente, une désinflation qui s'accélérait, des baisses de taux anticipées et des marchés qui avaient surmonté la crise des droits de douane post "Liberation Day".
Les investisseurs commençaient à bouder un peu les grandes valeurs de la Tech pour profiter du rebond annoncé des valeurs délaissées, notamment les valeurs de croissance.
La seule crainte était la bulle de l'IA mais sans panique imminente.
et la guerre en Iran.
Avec un facteur clé : la hausse des cours du pétrole.
Plus de 50% de hausse.
Cette seule hausse, et le climat d'incertitudes, a fait dérailler le consensus optimiste de l'année 2026.
Et tout le monde a dû revoir entièrement sa copie.
Même si le conflit s'arrête rapidement, la croissance va être touchée avec une baisse de la croissance sur 2026 de 0.2% à 0.7% suivant les zones économiques et leur dépendance au pétrole.
La hausse des taux d'intérêt va également affecter la croissance.
La hausse des prix va atteindre 0.5% voire plus pendant quelques mois, en mars et en avril au minimum. Sans risque d'inflation durable néanmoins si la guerre ne dure pas.
Néanmoins il n'y a pas eu de krach boursier.
Une baisse marquée, par rapport à des niveaux records, mais pas de krach.
Le vrai choc de marché a été plutôt celui qui a touché le marché des taux.
Pas tout à fait un krach mais ça y ressemble.
QUOI DE NEUF ?
À la question « Est-ce encore de la politique internationale… ou encore un scénario pour faire bouger la Bourse ? » posée après l’annonce de Trump sur des négociations avec l’Iran, vous avez été nombreux à réagir.
Première tendance : vous êtes beaucoup à considérer que la question ne se tranche pas. Pour Gilles, c’est simplement « les deux ». Une réponse qui résume bien l’idée dominante : politique et marchés sont désormais étroitement imbriqués.
Deuxième point marquant : une large majorité d’entre vous voit dans les prises de position de Donald Trump une volonté d’influencer directement les marchés. Philippe écrit ainsi : « TRUMP est le maître des horloges, il est très attentif aux marchés, important pour le pouvoir d'achat des Américains, aux taux d'intérêt et au cours du Brent. » De son côté, Guillaume est tout aussi catégorique : « Vu les transactions enregistrées, c'est clairement pour faire bouger les cours ».
Certains d’entre vous développent une analyse plus poussée. Francis estime que « Trump ne parle de négociations avec l'Iran que pour calmer Wall Street et faire baisser le prix du baril de pétrole ».
Au fond, la plupart des réponses convergent : derrière la politique, beaucoup voient surtout une stratégie au service des marchés.
Hier encore Trump a soufflé le chaud et le froid.
Selon le Wall Street Journal, Trump aurait dit à ses équipes qu'il souhaitait terminer au plus vite cette guerre même si le détroit d'Ormuz n'était pas ouvert et qu'il était prêt à confier la protection du Détroit à une coalition.
Mais au même moment, il menaçait de détruire toutes les infrastructures énergétiques de l'Iran si les négociations n'aboutissaient pas rapidement.
Soit par un dernier coup de force, soit par des négociations, Trump veut arrêter la guerre.
Les Échos font leur une sur "Les défis de la silver economy" en mettant en lumière le fait que dans moins de 10 ans, un quart de la population française aura plus de 65 ans.
Beaucoup d'études montrent cependant qu'il y a une grosse erreur d'appréciation dans l'analyse des données du vieillissement de la population.
Une erreur d'appréciation qui fait qu'on a du mal à expliquer que, malgré le vieillissement de la population et l'augmentation de la part des plus de 65 ans, on ne voit pas encore d'effets frappants sur l'économie.
La raison est simple : le comportement économique des 65 ans est proche de celui des 50/55 ans d'il y a 20 ans.
Et ce ne sont plus "les plus de 65 ans" qu'il faudrait étudier mais les plus de 75 ans.
Un game changer dans le raisonnement.
Par Olivia Boulay, chargée de contenu patrimonial, Meilleurtaux Placement.
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Par Sélina Seremet, Analyste Bourse Meilleurtaux Placement.
"La Bourse de Paris ouvre en léger repli ce matin, de 0,2% à 7 761 points, dans un marché un peu moins tendu après la stabilisation des cours du pétrole. Les investisseurs ont été rassurés par des informations de presse selon lesquelles Donald Trump envisagerait une sortie de crise avec l’Iran même sans réouverture du détroit d’Ormuz. La Fed a également contribué à calmer le jeu. Jerome Powell a indiqué qu’il n’y avait pas lieu, à ce stade, de relever les taux en réponse à la flambée du pétrole, estimant que les anticipations d’inflation de long terme restaient maîtrisées. Résultat, le marché parie désormais sur une Fed attentiste. La séance sera aussi marquée par deux indicateurs importants, l’inflation en zone euro à 11h et la confiance des consommateurs américains à 16h, deux baromètres clés pour mesurer l’ampleur du choc économique en cours."
Mistral AI a levé 830 millions d'€ de dettes pour financer son développement et ses infrastructures, la dernière valorisation de Mistral AI était de 12 milliards d'€ ; le titre du jour dans Le Parisien : "Sur la piste du trésor caché des mollahs", avec les appels à saisir les milliards d'euros que le régime a détournés et planqués à l'étranger, notamment à Londres ; il y avait le "burn out", le "bore out" (l'ennui au bureau) et maintenant il y aurait le "brown out" : "la perte de sens du travail pour les employés", no comment ; "Au cours des trois prochaines années, 80% des Syriens qui se trouvent en Allemagne devraient retourner dans leur pays d'origine" (Friedrich Merz).