L'Allemagne doit pivoter.
De toute urgence.
Le modèle industriel allemand est en crise.
Selon le WSJ, 15 000 emplois industriels disparaissent chaque mois.
L'espoir de rebond vient de la défense.
Explications.
En cause : la concurrence chinoise.
La Chine a pillé, puis copié, puis dépassé l'Allemagne sur son propre terrain, de l'automobile aux machines-outils en passant par toutes les formes d'équipements industriels.
La plus longue récession économique depuis la Seconde Guerre mondiale.
Et les entreprises allemandes sont sous une pression inédite.
49% de baisse des profits en 2025 pour Mercedes, 44% pour VW et 98% pour Porsche.
La défense.
Rappelons que l'Allemagne a fait sauter sa règle d'or.
Et qu'elle a des finances saines, contrairement aux nôtres et donc la possibilité de dépenser et d'investir de l'argent.
Beaucoup d'argent même.
Plus de 1 000 milliards d'€ d'argent public commencent à se déployer.
Et ruissellent sur les industriels.
Les constructeurs allemands pivotent.
Adaptent leurs chaînes et processus de fabrication.
Composants, drones, munitions, missiles : l'Allemagne investit tous azimuts et incite les industriels en difficulté à se transformer en contractants militaires.
Ce n'est pas une entreprise qui pivote, c'est l'industrie d'un pays.
Rare de pouvoir assister en "live" à un phénomène économique aussi spectaculaire.
Fascinant.
Un challenge vital pour l'industrie allemande.
À PART ÇA ? QUOI DE NEUF ?
À la question : “Quel impact économique pensez-vous que la guerre en Iran aura ? Craignez-vous un ralentissement économique important ?”, vos réponses convergent largement : oui, l’impact sera réel, et le risque de ralentissement est pris très au sérieux.
Premier point marquant : l’énergie est au cœur de toutes vos préoccupations. Gérard résume clairement : "Je crains une baisse de la croissance par baisse de production de pétrole et hausse de son prix et inflation." Même analyse chez Jean-Pierre : "Cette guerre va obligatoirement provoquer un ralentissement… avec la forte augmentation des carburants." Denis enfonce le clou : "Le ralentissement est là… l’énergie est le moteur de tous les échanges."
Beaucoup évoquent aussi un effet cumulatif. Vanessa parle d’un contexte déjà fragilisé : "C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase." Entre tensions géopolitiques et instabilité politique, la guerre en Iran vient s’ajouter à une série de chocs.
Certains anticipent des perturbations durables. Francis estime que "cette guerre va réorganiser les flux commerciaux… avec des risques inflationnistes", tandis que Michel met en garde contre un effet plus insidieux : "Si le pétrole reste cher, nous allons nous habituer à restreindre nos dépenses."
Enfin, une minorité reste plus mesurée. Bertrand pense que le conflit pourrait être bref et n’être "qu’un accroc dans la tendance".
Les chiffres sur les nouveaux diplômés US se suivent et se ressemblent.
Selon Bloomberg, les offres d'emploi pour les diplômés d'université ont chuté de 40% en 3 ans.
Avec une nouvelle difficulté.
À partir du 1er juillet, les étudiants qui veulent aller en université ne pourront pas faire d'emprunt fédéral de plus de 20 500$ par an pour un emprunt global qui ne pourra pas dépasser les 100 000$ sur la durée des études.
Il faudra donc se faire financer par sa famille, si elle en a les moyens, ou par des prêteurs privés de plus en plus réticents.
Bref, c'est un big squeeze.
Le seul secteur qui échappe à la crise de l'embauche des jeunes est le secteur des soins de santé.
de voir la façon dont les marchés ont réagi hier à un week-end de mauvaises nouvelles.
Après l'annonce d'un nouveau blocage par l'Iran du détroit, l'arraisonnement d'un bateau iranien par les Américains, et une surenchère verbale des deux côtés, on aurait pu / dû avoir une baisse marquée des indices et une flambée du pétrole.
Le pétrole a progressé de 5% certes mais les indices boursiers ont peu glissé.
Les investisseurs parient encore sur un accord de paix imminent ou sont déjà passés à un autre sujet que la guerre en Iran.
Rappelons tout de même que l'ultimatum de Trump tombe ce soir et qu'il a déclaré qu'il ne le prolongerait pas, mais il peut changer d'avis.
Par Olivia Boulay, chargée de contenu patrimonial, Meilleurtaux Placement.
"Dans un environnement marqué par des incertitudes économiques et géopolitiques, l’assurance-vie luxembourgeoise s’impose comme une solution patrimoniale de premier plan pour les investisseurs en quête de sécurité et de souplesse.
Elle se distingue avant tout par un niveau de protection unique, reposant sur le triangle de sécurité et le super-privilège. Ce dispositif assure une séparation stricte des actifs et fait du souscripteur un créancier de premier rang. Cela signifie que votre patrimoine est bien protégé, même en cas de faillite de l'assureur.
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Par Sélina Seremet, Analyste Bourse, Meilleurtaux Placement.
"La Bourse de Paris reste stable ce matin, autour de 8 322 points, dans l’attente d’un éventuel retour au dialogue entre Washington et Téhéran à l’approche de la fin du cessez-le-feu. Le marché reste suspendu à la géopolitique, toujours aussi confuse, même si l’Asie envoie un signal plus positif avec un Nikkei en hausse de 0,9% et un Kospi qui bondit de plus de 2,6%, porté par la fièvre persistante autour des valeurs technologiques et de l’intelligence artificielle. À Paris, Thales recule de 0,5% ce matin, malgré des ventes supérieures aux attentes, soutenues par la bonne dynamique de sa division défense. Les investisseurs garderont aussi un œil sur Kevin Warsh, choisi par Donald Trump pour prendre la tête de la Fed, ainsi que sur les ventes de détail américaines, un indicateur clé pour mesurer la résistance du consommateur face à la remontée des prix de l’essence."
Dans La Tribune Dimanche, mon édito : La fin du quoi qu’il en coûte ? ; Il s'en va : Tim Cook, le patron d'Apple depuis 15 ans, passe la main à John Ternus, présent dans la firme depuis 25 ans ; La deuxième saison sur Apple TV de "Vrais voisins, faux amis" continue mieux qu'elle n'avait commencé ; On m'a conseillé une série que j'avais ratée : "The Great" sur l'ascension de celle qui deviendra Catherine de Russie, traitée sur un mode humoristique, le début est très encourageant (HBO Max) ; Selon le Parisien, les délits de fuite sont en hausse de 60%, défaut d'assurance, conduite sans permis ou sous l'emprise de stupéfiants ; Sur Arte ce soir, documentaire sur l'histoire des goulags soviétiques (pas très détendant, je sais) ; La une du Figaro : "Le déclin démographique, un défi majeur pour l'école", pas que pour l'école... ; Bardella a dragué les patrons du Medef ; Suivez-moi sur X et Linkedin en cliquant sur les liens.