Jeudi 06 août

La rentrée va marquer l'accélération de la campagne électorale.
Et au-delà des déclarations d'intention, des voeux pieux et des cadeaux électoraux non financés, l'économie va être la grande oubliée.
Le sujet de la gestion du budget public va être soigneusement évité car il est explosif.
Or, ce sujet est essentiel.
Pour le pays.
Et pour vous.
Je vous propose donc des petits devoirs de vacances.

JE VOUS PROPOSE

de bosser un peu pendant l'été pour trouver des solutions à partir de la rentrée.
Des solutions pour mieux gérer le budget de l'État, de la Sécu et des collectivités.
Des solutions pour ramener le déficit public à un niveau raisonnable ou pour l'équilibrer (soyons fous...).
Des solutions pour stopper la spirale infernale de la dette.
Et des solutions pour retrouver la voie d'une croissance plus élevée.
Vaste programme.

LA PREMIÈRE ERREUR

à éviter est de faire de ce sujet un sujet politique.
La gestion des finances publiques ne doit pas être un sujet politique mais un sujet purement arithmétique et de bon sens.
Oui, je connais l'argument : les choix qui mènent à l'arithmétique du budget sont politiques.
Je réfute cet argument.
C'est une erreur.
Politiser le débat est une erreur.
En faire une bataille entre les partisans du "libéralisme" et les défenseurs d'un modèle "social", entre la droite et la gauche, c'est ce qui nous plombe depuis des décennies.

ON NE PEUT PAS FAIRE DE L'ÉCONOMIE POLITIQUE

avec un pays acculé financièrement.
La gestion des comptes publics est affaire de bon sens, d'un bon sens paysan bien français.
Nous sommes tous d'accord sur les orientations de base, quel que soit notre "camp".
Il faut protéger les plus démunis.
Il faut maintenir un esprit de solidarité.
Il faut favoriser la redistribution à condition qu'elle ne soit pas confiscatoire et qu'elle s'autodétruise de fait.
Il faut favoriser les revenus du travail.
Il faut favoriser la croissance car on n'a rien trouvé de mieux pour créer de la richesse qu'on pourra ensemble redistribuer.

IL FAUT DONC OUBLIER

momentanément, on pourra la reprendre quand on aura les moyens, la lutte des classes, l'égalitarisme obsessionnel, la chasse aux sorcières et les stigmatisations en tous genres.
Zucman, Piketty et même les économistes ultralibéraux ne sont pas des gestionnaires, ce sont des politiques.
Et un budget, ça se gère.

DE L'ARITHMÉTIQUE, RIEN QUE DE L'ARITHMÉTIQUE

Voici les chiffres de base que vous devez connaître (je ne vous demande pas encore de les apprendre par coeur) pour résoudre un simple problème de GESTION des comptes publics.
Les chiffres 2025.

COMMENÇONS PAR LA BASE

Dépenses publiques : 1714.1 milliards €
Recettes publiques : 1561.6 milliards €
Déficit public (donc État + sécu+ collectivités) : 152.5 milliards €
Et donc dette de 3 380 milliards €.
On est tous d'accord, quel que soit notre "camp", qu'il y a un problème non ?

VOICI LES PRINCIPALES DÉPENSES (J'ARRONDIS)

Retraites : 400 milliards €
Santé : 330 milliards €
Education : 170 milliards €
Rémunération des agents publics : 370 milliards €
Défense : 60 milliards €
Justice et Sécurité : 60 milliards €
Intérêts de la dette : 65 milliards €
Et tout cela dérape joyeusement année après année.

VOICI LES PRINCIPALES RENTRÉE

Cotisations sociales : 450 milliards €
TVA : 210 milliards €
Impôt sur le revenu : 120 milliards €
Impôts sociétés : 85 milliards €
Taxes hors TVA (Alcool, cigarettes, droits de mutation, jeux, carburants, etc) : 90 milliards €

VOILÀ

vous savez ce qu'il faut savoir.
À nous de résoudre cette équation.
Simple.
Rappelez-vous : c'est de l'arithmétique et du bon sens, pas de la politique.

À PART ÇA ? QUOI DE NEUF ?

RIEN NE LES ARRÊTE

Les exportations chinoises en juillet.
Une croissance de 23.9% par rapport à l'année dernière.
Après 27% le mois précédent.
Encore 112.5 milliards de surplus commercial engrangés.
Un rythme infernal.
Un tsunami qui détruit tout sur son passage et notamment l'industrie européenne.

MERCI QUI ?

Après la chute de la production industrielle française, encore une mauvaise nouvelle économique.
Hausse du taux de chômage en France.
Plus 0.2%.
À 8.3% au deuxième trimestre.
Le pays à l'arrêt.
Et ça va continuer encore jusqu'à mai 2027.
Et peut-être après.
Conséquences économiques désastreuses de l'irresponsabilité politique.

DU CÔTÉ DES PLACEMENTS 

Par Olivia Boulay, chargée de contenu patrimonial, Meilleurtaux Placement 
"Boostez le rendement de votre épargne avec l'assurance-vie. Après un taux de participation aux excédents de 3,50 %* en 2025 sur son fonds en euros, l'assurance-vie Meilleurtaux Essentiel Vie offre 1,50 %** de bonus sur le rendement du fonds en euros pour 2026 et 2027.
Cette bonification concerne tous les versements de 15 000 € à 500 000 €, à condition d'investir au moins 30 % en unités de compte (investir en unités de compte comporte un risque de perte en capital). Profitez-en avant le 30 septembre pour booster votre épargne."
>> Je découvre l'offre 
Investir comporte un risque de perte en capital, les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

DU CÔTÉ DES MARCHÉS
Par Sélina Seremet, Analyste Bourse Meilleurtaux Placement.
"La Bourse de Paris marque une pause ce vendredi matin, après une semaine passée à repousser ses records. Le CAC 40 évolue proche de l’équilibre, en légère hausse de 0,21% à 8 721 points, ce qui porte sa progression à 2,5% sur la semaine et à 7% depuis le début de l’année. Les investisseurs ont désormais deux dossiers en tête. D’abord, le rapport sur l’emploi américain, attendu à 14h30, avec environ 80 000 créations de postes anticipées en juillet après seulement 57 000 en juin. Un chiffre solide renforcerait l’idée que la Fed peut rester ferme sur les taux, tandis qu’une déception raviverait les doutes sur la vigueur de l’économie américaine. Ensuite, le dossier d’Ormuz, où les nouvelles exigences iraniennes autour du projet d’accord pourraient à nouveau tendre les discussions avec Washington."

ON S'EN FOUT ?

Un tribunal du Nouveau-Mexique a condamné Meta à payer une amende de 942 millions de $ pour l'impact négatif de ses réseaux sociaux sur les enfants ; L'Iran veut interdire le détroit d'Ormuz aux navires américains et israéliens ; Le titre du jour dans Les Échos : "Les retraites des mères de famille seront bientôt améliorées" ; Le fonds Apollo a racheté EasyJet pour 7.7 milliards de $ ; C'est parti pour les attaques sur les réseaux sociaux sur la campagne électorale, la Russie à la manoeuvre ; L'autre titre du jour dans Le Parisien : "Comment repenser nos forêts" pour éviter des futurs désastres ; Les postiers en ont ras le bol d'être attaqués par les chiens ; Madame Figaro pose une question existentielle : "Peut-on laver ses serviettes de bain avec ses vêtements ?" ; Suivez-moi sur X et Linkedin en cliquant sur les liens.

* Taux de participation aux excédents annuel net de frais de gestion du contrat de 0,77 % par an, hors prélèvements sociaux et fiscaux. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. 

** LE BONUS CONCERNE UNIQUEMENT LES VERSEMENTS INITIAUX OU COMPLÉMENTAIRES EFFECTUÉS ENTRE LE 01/07/2026 ET LE 30/09/2026 (HORS VERSEMENTS LIBRES PROGRAMMÉS) DONT LE MONTANT UNITAIRE EST SUPÉRIEUR OU ÉGAL À 15 000 € ET INFÉRIEUR OU ÉGAL À 500 000 €. POUR LES INVESTISSEMENTS SUPÉRIEURS À 500 000 €, VEUILLEZ VOUS RAPPROCHER D'UN CONSEILLER. L'OFFRE PEUT ÊTRE INTERROMPUE À TOUT MOMENT PAR L'ASSUREUR, SANS PRÉAVIS, PREMIER ARRIVÉ PREMIER SERVI.

+1,50 % de bonus qui s'ajoutera prorata temporis au taux de rendement net de frais de gestion du contrat et brut de prélèvements sociaux et fiscaux du fonds en euros du contrat d'assurance vie multisupport Meilleurtaux Essentiel Vie de 2026 et 2027, avec un minimum de 30 % d'unités de compte (UC). Pour le versement initial, le bonus s'applique qu'à l'issue du délai de renonciation.
Seule la part du/des versement(s) effectué(s) entre le 01/07/2026 et le 30/09/2026 affectée au fonds en euros du contrat d'assurance vie Meilleurtaux Essentiel Vie dans le cadre de l'offre bénéficiera du bonus.
À compter du 1er janvier 2027, les sommes investies sur le fonds en euros du contrat d'assurance vie Meilleurtaux Essentiel Vie et ayant bénéficié du bonus au 31/12/2026 seront valorisées dans les conditions prévues au règlement mutualiste du contrat d'assurance vie Meilleurtaux Essentiel Vie.
Les désinvestissements, issus d'un rachat partiel ou d'un arbitrage, viennent en priorité réduire le montant concerné par le bonus qui est alors calculé au prorata du montant dégrévé des désinvestissements.
Le bonus de 1,50 % ne s'appliquera pas dans le cas d'un rachat total réalisé sur le contrat dans la période d'éligibilité.
En cas d'arbitrage sortant des unités de compte vers le fonds euros ou de rachat partiel, le bonus de +1,50 % est conditionné par le maintien du taux minima d'Unités de Compte de 30 % constaté au 31/12/2026 et au 31/12/2027. Cette condition n'est pas bloquante si le client n'a réalisé aucun arbitrage ni rachat et que la modification du taux résulte uniquement d'effets de marché ou de prélèvements de frais.
Les versements provenant d'un rachat effectué sur un contrat assuré par La France Mutualiste ou d'un transfert interne (loi Pacte, amendement Fourgous) ne sont pas éligibles à cette opération commerciale.

A découvrir également

  • visuel-morning
    La promotion s’arrête. La volatilité, non...
    31/07/2026
  • visuel-morning
    Le point sectoriel par Euroland Corporate : Climatisation
    29/07/2026
  • visuel-morning
    Entrepreneurs : comment différer l’impôt grâce à l’apport-cession ?
    15/05/2025
  • visuel-morning
    SCPI internationale : une opportunité pour les non-résidents
    28/03/2025
Nos placements
PER Plus de retraite et moins d'impôts avec nos PER sans frais d'entrée
Assurance vie Découvrez nos contrats sans frais d'entrée
SCPI Accédez à l'immobilier professionnel dès 500 €
Defiscalisation Investissez dans l'économie réelle en réduisant votre impôt