On a envie de dire "enfin". L'onde de la crise Européenne touche l'Allemagne tant sur sa croissance que sur la notation de sa dette. Dans ce jeu de dominos européens, le domino Allemand ne tombera pas, il ne vacillera même pas mais le simple fait d'évoquer sa possible chute met un peu plus de pression sur l'Allemagne.
L' Allemagne sait qu'elle a besoin de la zone Européenne. Autant, si ce n'est plus, que la zone européenne a besoin d'elle.
Elle sait aussi que cette crise lui a rapporté entre 120 et 160 milliards d'euros grâce à l'effet de la baisse de l'euro sur ses exportations et grâce surtout à la baisse des taux d'intérêt sur sa dette.
Mais le système a atteint ses limites.
L' Allemagne le sait.
C'est pour cela qu'elle a provoqué des vraies avancées au dernier sommet Européen.
Mais ce n'est pas suffisant.
Son économie est aujourd'hui sous pression. Elle pourrait aussi perdre son triple A. L'Allemagne va devoir accepter de mouiller un peu plus sa chemise pour sauver la zone euro, un pilier essentiel de son économie.
Elle va devoir dire à son Allemand d'adoption, Mario Draghi, d'intervenir enfin sur les dettes Espagnoles et Italiennes.
Mais elle va devoir aussi assouplir les conditions de mise sous tutelle, pour que l'Espagne et l'Italie demandent l'aide Européenne sans que les conditions soient trop drastiques.
La Forteresse Allemande est solide. Très solide. Mais une petite brêche vient de s'ouvrir. Et une brêche en Allemagne, ce n'est pas supportable....