Malgré la douche froide survenue avec la contraction de 0,1% du PIB américain au quatrième trimestre, le dollar se maintient largement au dessus de la barre des 91yens, à 91,17yens précisément, rejoignant ainsi son plus haut niveau depuis juin 2010.
Porté par le regain d'appétit pour le risque, l'euro a de son côté franchi allégrement la barre de 1,35 dollar pour atteindre un point haut en près de 14 mois, à 1,3551 dollar. La tendance haussière de la monnaie unique est encore plus flagrante face à la devise japonaise, l’euro s’appréciant de pratiquement 1% pour revenir à 123,60 yens.
Parallèlement, le yen dégringole, dans le sillage du Nikkei qui a clôturé en hausse de 2,3% à 11 113,95 points, et rejoint son plus haut niveau depuis le 27 avril 2010. La hausse de la place tokyoïte stimule l'appétit pour le risque, ce qui incite les investisseurs à vendre le yen.
Au final, quoi qu’en dise les statistiques, les marchés ont décidé de ne retenir que le positif. Les opérateurs préfèrent se dire qu’en dépit d'un fléchissement du PIB américain au quatrième trimestre, la croissance économique des Etats-Unis s'est accélérée en 2012 avec une progression de 2,2% en 2012, après avoir augmenté de 1,8% en 2011.
Le marché s'attendait d’ailleurs à ce que les chiffres du PIB américain soient affectés par les perturbations liées à l'ouragan Sandy et les négociations sur le "fiscal cliff" aux Etats-Unis. Le consensus tablait sur un ralentissement de la croissance à + 1%, après une hausse de 3,1% au troisième trimestre. Malgré la douche froide, rien n’entame l’appétit pour le risque, pas même l’annonce d’une contraction de la première économie mondiale. L’euro est la première devise à profiter de cet engouement pour le risque et s’adjuge 0,52% à 1,3556$ et bondit de 0,96% face au yen, à 123,61 yens.