Le premier semestre de Bonduelle est loin d’être un navet. Le spécialiste du légume a réalisé un chiffre d’affaires de 979,3 millions d’euros, en augmentation de plus de 11%, et de 2,2% à données comparables. Le groupe a bénéficié d’un deuxième trimestre particulièrement dynamique, l’activité sur le vieux continuent ayant repris de belles couleurs sur la période.
Au deuxième trimestre, les ventes ont progressé de 15%, à 530,9 millions d’euros, et de 5% à périmètre et taux de change constants. Le spécialiste de la conserve déjoue ainsi largement les pronostics, les analystes anticipaient en moyenne 502 millions d’euros. La performance trimestrielle contraste avec un premier trimestre terne marqué par un repli de 0,9% des facturations à périmètre et taux de change constants. Au premier trimestre, l’Europe avait en effet accusé un repli de 1,8% des ventes.
Au second trimestre, les voyants sont au vert. Les activités européennes de Bonduelle se sont reprises, avec une croissance de 1,5% (+1,2% à change et périmètre constants), soit une évolution quai stable sur le semestre (-0,2% en données comparables). L’atonie de la consommation a surtout touché les marques de distributeurs, explique le groupe dans son communiqué. En revanche, Bonduelle explique la dynamique constatée en produits à marques Bonduelle et Cassegrain au premier trimestre dans l'ensemble des technologies (conserve, surgelés, frais) s'est confirmée sur le second trimestre.
Hors Europe, le chiffre d’affaires bondit de 13,8% en données comparables au deuxième trimestre, et de 47,6% en données publiées à la faveur des acquisitions réalisées lors de l’exercice précédent, aux Etats-Unis, en Russie et en Hongrie. Cette zone représente désormais 36% des ventes totales du groupe. Sur le semestre, les ventes sont en hausse de 8% à périmètre et taux de change constants, et de 40,8% en données publiées.
En guise de perspectives, Bonduelle confirme ses perspectives annuelles, à savoir, une croissance de 8% de son chiffre d’affaires, et de 5% à 10% de la rentabilité opérationnelle.
La copie rendue par le spécialiste du légume est plus que satisfaisante, d’autant plus qu’elle est assortie de perspectives solides malgré le contexte dégradé en Europe. Mais le dossier reste encore sous valorisé, il capitalise seulement 0,32 fois son chiffre d’affaires et se paye 11,9 fois les bénéfices attendus pour l’exercice en cours. Positif.